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Pour des vacances Ă la fois reposantes et divertissantes, la RĂ©publique dominicaine sera une destination idĂ©ale pour vous ! Avec des tempĂ©ratures oscillant entre 20 et 30° toute lâannĂ©e et une tempĂ©rature de la mer entre 26° et 29°, aucun doute vous apprĂ©cierez la baignade. Les plages sont nombreuses et idylliques et pour vous aider Ă choisir, nous vous avons fait une sĂ©lection des plus belles plages de lâĂźle. Pour une dĂ©tente totale avec tout le confort nĂ©cessaire et de nombreuses activitĂ©s comme le jet ski ou le paddle, privilĂ©giez les cĂŽtes de Punta Cana. En revanche, si vous ĂȘtes adeptes de nature sauvage et prĂ©servĂ©e, le nord et le sud-ouest sauront vous sĂ©duire comme la baie de Las Aguilas dans la rĂ©gion de Barahona. La RĂ©publique dominicaine n'est pas forcĂ©ment rĂ©putĂ©e pour ses fonds marins, mais grĂące Ă ses eaux cristallines et sa situation idĂ©ale dans les CaraĂŻbes, on peut y faire de belles sorties plongĂ©e et snorkeling. Pour les sportifs aimant le kitesurf et le windsurf, câest la cĂŽte Nord exposĂ©e aux alizĂ©s et donc propice Ă ces sports nautiques qu'il vous faut privilĂ©gier et notamment Cabarete ou Las Terrenas qui sont des spots connus mondialement grĂące Ă leurs conditions de navigation parfaite ! Voir plus Les plus belles plages Que voir en RĂ©publique dominicaine ? ActivitĂ©s et excursions Cartes touristiques Les plus belles plages Visite virtuelle Punta Cana Pas de doute, il s'agit bien d'une des plus belles plages du monde avec ses eaux turquoise, son sable blanc et ses cocotiers. Elle est trĂšs prisĂ©e des touristes qui y sont nombreux d'autant plus que de nombreux hĂŽtels se sont construits le long de cette plage qui offre de nombreux bars et restaurants. Cayo Levantado Samana Cayo Levantado est un Ăźlot paradisiaque au large de Samana aussi appelĂ© Bacardi Island. Les dominicains affirment que câest la plus belle Ăźle de la RĂ©publique dominicaine. De nombreuses excursions existent depuis Samana et la traversĂ©e se fait en 20 minutes maximum. Sur place deux plages se partagent la vedette La Playa Grande et La Playa Honda, toute les deux sont digne de cartes postales sable fin, eaux cristallines et cocotiers ! Une partie de lâĂźle est rĂ©servĂ© aux clients de lâhĂŽtel de luxe Gran Bahia Principe mais vous pourrez largement profiter du reste de lâĂźle, de ses sentiers bucoliques, de ses plages et des points de vues privilĂ©giĂ©s pour admirer les baleines Ă bosse entre janvier et mars ! SosĂča Puerto Plata Ă environ 25 km de Puerto Plata et Ă quelques kilomĂštres de Cabarete, Sosua a un emplacement privilĂ©giĂ©. Sa plage est Ă lâimage de sa ville nichĂ©e dans une baie en forme de U, une palette de bleu et turquoise sur une bande de sable blanc. Les plongeurs seront heureux de dĂ©couvrir des trĂ©sors marins tels quâAirport Wall tunnels sous-marins, ZingaraWreck bateau de naufrage ainsi que les rĂ©cifs coralliens des environs. Sur place, de nombreux petits restaurants vous proposent une cuisine locale. Vous pouvez Ă©galement rĂ©server des parasols et des transats. Les offres du moment Playa Dorada Puerto Plata Ă environ 30 minutes de la plage de Sosua, la plage de Dorada est tout aussi belle que la plage prĂ©cĂ©dente aux caractĂ©ristiques identiques. Sur place il y a plus dâinfrastructures des restaurants, des hĂŽtels, des bars et discothĂšques ainsi que des terrains de golf avec une vue imprenable ! Las Aguilas Barahona/Pedernales LâaccĂšs Ă cette plage se mĂ©rite Ă deux heures de route de Barahona, il vous faudra rejoindre Cabo Rojo et rejoindre par bateau ou barque cette plage. ProtĂ©gĂ©e par le parc National de Jaragua, il nây a ni toilettes, ni restaurants ni aucune infrastructures ; il faut donc ĂȘtre prĂ©voyant ! Mais la difficultĂ© dâaccĂšs Ă cette plage lâa rend calme, belle et propre un joyau ! Une eau chaude, calme et peu profonde, que du bonheur ! Bavaro Punta Cana IdĂ©alement situĂ©e, Ă seulement 20 minutes de lâaĂ©roport de Punta Cana, la plage de Bavaro ressemble Ă un paradis pour les amoureux du tout Ă portĂ©e de mains »! Des dizaines dâhĂŽtels, de restaurants, de boutiques et de plages privĂ©es se sont implantĂ©s sur ses 48 km de bande de sable blanc. Lâendroit reste idyllique malgrĂ© les infrastructures Ă proximitĂ©. Playa Rincon, Las Galeras Souvent considĂ©rĂ©e comme lâune des 10 plus belles plages au monde, la Playa Rincon vaut le dĂ©tour. Ă environ dix minutes du village de Las Galeras au bout dâune piste de terre rocheuse, cette plage est accessible uniquement en 4x4 ou buggy. SituĂ©e dans une baie encore peu dĂ©veloppĂ©e, mais oĂč quelques activitĂ©s sont possibles sur place des balades Ă cheval et la pratique du bodysurf dans les dĂ©ferlantes vagues quâoffre la baie. Punta Rucia A lâabri du tourisme de masse, ce petit village de pĂȘcheurs a su garder toute son authenticitĂ© et ses barques colorĂ©es qui lui donnent un charme fou ! Ici, le rythme est dominicain et on profite de lâinstant prĂ©sent en toute simplicitĂ©. Osez un pique-nique sur le sable chaud de la superbe plage de lâEnsenada et profitez dâĂȘtre dans la rĂ©gion pour dĂ©couvrir le Parc National De Estero Hondo, qui abrite une colonie de lamantins que vous pourrez dĂ©couvrir Ă bord de votre canoĂ«-kayak. Playa Colorada, Las Galeras DiscrĂ©tion assurĂ©e, la Playa Colorada est un vĂ©ritable coin de nature prĂ©servĂ©e. Pour rejoindre ce paradis, passez par le village El Frances et garez-vous en bordure de la forĂȘt tropicale. Marchez pendant une trentaine de minutes dans une vĂ©gĂ©tation luxuriante puis vous accĂšderez Ă la Playa Colorada. Sur place, il y a une plage privĂ©e et une plage publique sans aucune infrastructure. Les eaux sont profondes, idĂ©ales pour nager, car le site nâest pas protĂ©gĂ© par la barriĂšre de corail. Playa Grande, Rio San Juan ConsidĂ©rĂ©e comme lâune des plages les plus grandioses du pays, la Playa Grande porte bien son nom plus de 1,6 km de sable dorĂ©, de mer translucide et de cocotiers. Sur place, on trouve de nombreux Ă©quipements qui ont su garder une Ăąme dominicaine. Les diffĂ©rentes casitas colorĂ©es proposent des chaises longues, des Bodyboards, du surf ou des Ă©quipements pour le snorkeling. Les courants sont propices Ă la pratique du surf qui fait de la plage de Playa Grande, un spot privilĂ©giĂ© de la cĂŽte dâAmbre. Playa Diamante, Cabrera SituĂ©e sur la cĂŽte nord, Playa Diamante est une trĂšs belle plage composĂ©e dâune anse qui sâenfonce dans la cĂŽte, ce qui lui donne un charme fou. IdĂ©ale pour les enfants qui ont pied longtemps, la plage est protĂ©gĂ©e par une vĂ©gĂ©tation tropicale, idĂ©ale pour se protĂ©ger du soleil. Playa Coson, Las Terrenas Dans le prolongement de la playa Bonita, la Playa Coson est une immense plage de sable blanc bordĂ©e dâune cocoteraie. Les vagues sont assez importantes, idĂ©ales pour le sport de glisse. AprĂšs une sĂ©ance de surf ou body-surf et si vous avez un petit creux, rendez-vous chez Luis, un restaurant qui vous sert les pieds dans le sable des plats locaux langoustes, poulpes et autres poissons grillĂ©s pour un prix trĂšs attractif ! Playa Saona LâĂźle de Saona est la plus grande Ăźle du pays avec une superficie de 130 kmÂČ ; vous y accĂ©dez par bateau gĂ©nĂ©ralement depuis Bayahibe. LâĂźle possĂšde de longues plages de sable blanc sur plus de 22 km. Vous dĂ©barquerez directement sur la plage de Saona, une longue plage de sable blanc translucide, comme toutes celles de lâĂźle. Il y a uniquement deux petits villages de pĂȘcheurs Adamanay et Mano Juan dont leurs petites maisons colorĂ©es peintes Ă la chaux donnent un charme typique Ă lâĂźle. La Perle des CaraĂŻbes » est Ă lâabri des vents et elle fait partie de la zone protĂ©gĂ©e du parc national de lâEst oĂč vous pourrez admirer lors dâexcursions des dauphins, des tortues et de nombreux oiseaux tropicaux. Playa Ermitaño, El Limon Cette plage pittoresque est accessible uniquement par bateau, aprĂšs une petite heure en mer vous dĂ©couvrez un endroit sauvage, vierge, dâune grande beautĂ© ! La plage est bordĂ©e de cocotiers, idĂ©al pour se protĂ©ger du soleil. Il nây a aucun restaurant sur place, pensez donc Ă apporter un pique-nique. La Playita, Las Galeras Accessible Ă pied Ă environ 15 minutes depuis le village de Las Galeras, cette petite plage » longue de 300 mĂštres environ est dâune beautĂ© rare. BordĂ©e sur un cĂŽtĂ© par des falaises, câest une plage abritĂ©e avec une superbe vue. Sur place, vous trouverez des restaurants, des locations de transats et de parasols. Lâeau est turquoise et le sable blanc, idĂ©al en famille, câest une plage typique » de la RĂ©publique dominicaine. Playa La Ensenada, Punta Rucia Au Nord de lâĂźle, proche de la ville de Punta Rucia et du parc dâattractions, se trouve la plage dâEnsenada au cĆur dâun lagon ; lâeau y est turquoise et son sable dorĂ©. Câest une plage trĂšs animĂ©e, principalement les week-ends et pour cause, une cinquantaine de jolies paillotes colorĂ©es proposent des dĂ©jeuners locaux Ă prix imbattable, des cocktails, des poissons grillĂ©s et bien sĂ»r des couchers de soleil fabuleux. Playa El VallĂ©, Samana La Playa El VallĂ© se trouve sur la cĂŽte nord de Samana, situĂ©e entre deux montagnes. La vĂ©gĂ©tation y est dense et tropicale. Ce petit coin de paradis a des airs de village de Robinson CrusoĂ© oĂč vous pouvez dĂ©guster la pĂȘche du jour dans lâun des deux petits restaurants installĂ©s directement sur la plage. ApprĂ©ciez une cuisine dominicaine traditionnelle les pieds dans le sable et entourĂ© de montagnes, serait-ce le paradis ? Cartes des plages Article Ă©crit par Olivia, Journaliste voyages. PubliĂ© le 2020-05-01 Vous aimerez aussi Cartes touristiquesCarte des rĂ©gions, des lieux d'intĂ©rĂȘt et des distances en RĂ©publique dominicaine ! Voyages organisĂ©sSur mesure, en individuel... Les meilleures offres de voyages en RĂ©publique dominicaine ! HĂŽtel ou location ?Trouvez votre logement de rĂȘve en RĂ©publique dominicaine au meilleur prix... Quand partir ?Pour ĂȘtre sĂ»r de partir en RĂ©publique dominicaine Ă la meilleure saison !
Commentvenir en République dominicaine. Au départ de la France, pour se rendre en republique dominicaine le temps de vol varie de 9h00 à 12h (suivant escale ou pas). Le pays est desservi : depuis la France métropolitaine par les compagnies aériennes Air France, Corsair, XL Airways et depuis peu Air Caraïbes et par Air Caraïbes et Air
La taxe de dĂ©part est de 20 $ US, mais vous nâavez pas Ă la payer, elle est dĂ©jĂ incluse dans le prix de votre billet dâavion. Comment puis-je me rendre en RĂ©publique dominicaine ?La RĂ©publique dominicaine compte huit aĂ©roports internationaux, cinq ports de croisiĂšre et une variĂ©tĂ© de marinas pouvant accueillir des bateaux et des yachts de toutes tailles, mais aussi des aĂ©roports plus petits pour les avions privĂ©s. Le territoire dominicain est assez grand, nous vous conseillons donc de bien choisir votre aĂ©roport dâ plus dâinformations, consultez nos recommandations ou contactez lâun de nos bureaux Ă lâĂ©tranger. De quels documents ai-je besoin pour me rendre en RĂ©publique dominicaine ?La plupart des visiteurs arrivant en RĂ©publique Dominicaine â y compris ceux des Ătats-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de lâUnion europĂ©enne, de la Russie, de lâUkraine, du Kazakhstan, du Mexique, de nombreux pays dâAmĂ©rique du Sud, de lâAmĂ©rique centrale, du Japon, dâIsraĂ«l, etc. nâont pas besoin dâun visa pour entrer dans le pays. Tous les citoyens Ă©trangers qui entrent en RĂ©publique Dominicaine, exclusivement Ă des fins touristiques peuvent se rendre dans notre pays avec un passeport valable pendant la durĂ©e de leur sĂ©jour. Cette mesure exceptionnelle est valide jusquâau 31 dĂ©cembre nouveau formulaire Ă©lectronique le E-Ticket remplace le formulaire de la dĂ©claration sous serment sur la santĂ© du voyageur, le formulaire de la DĂ©claration douaniĂšre et les formulaires dâembarquement/dĂ©barquement internationaux. Les passagers devront remplir un formulaire pour lâarrivĂ©e et un autre pour le dĂ©part et le systĂšme gĂ©nĂ©rera deux codes QR. Le nouveau formulaire Ă©lectronique E-Ticket peut ĂȘtre rempli avant le voyage ou avant de passer par lâImmigration Ă lâaĂ©roport gagner du temps lors de la procĂ©dure dâarrivĂ©e, nous recommandons de remplir le formulaire 72 heures avant le voyage, de lâimprimer ou de faire une capture dâĂ©cran du code QR et de le garder sous la main jusquâĂ lâarrivĂ©e, oĂč il sera scannĂ© par les autoritĂ©s lorsque le passager passe par la douane. Le code QR ne sera pas scannĂ© au moment du retour, mais câest une confirmation que le formulaire a Ă©tĂ© rempli correctement. Si vous devez modifier le formulaire, vous devez le remplir Ă accĂ©der au formulaire de plus information dâEntrĂ©eDepuis le 23 avril 2022, tous les passagers et membres dâĂ©quipage nâont pas besoin de prĂ©senter une carte de vaccination contre la COVID-19, une PCR ou un test antigĂ©nique pour entrer en RĂ©publique Dominicaine ou dans les centres touristiques, les Ă©tablissements ou pour recevoir des services tels que des excursions. Les tests alĂ©atoires de dĂ©pistage de la COVID-19 pour les passagers et lâĂ©quipage Ă leur arrivĂ©e en RĂ©publique Dominicaine ne seront plus effectuĂ©s. Toutefois, au besoin, des tests alĂ©atoires peuvent ĂȘtre effectuĂ©s. Les passagers qui prĂ©sentent leur carte de vaccination seront exemptĂ©s des tests ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres dominicain est lâinstitution qui dĂ©livre les visas. Ils disposent dâune ligne de communication numĂ©rique disponible en anglais et en espagnol, oĂč vous pouvez communiquer avec eux pour des questions spĂ©cifiques de visa ou pour dâautres questions liĂ©es ICI pour vĂ©rifier si votre pays a besoin dâun visa consulats dominicains Ă lâĂ©tranger ICI. Assurez-vous de toujours vĂ©rifier les mises Ă jour des exigences avant de sont les personnes exemptĂ©es de visa ?RĂ©sidents lĂ©gaux de la RĂ©publique Dominicaine et citoyens personnel diplomatique et consulaire assignĂ© Ă des missions dans le pays, tant quâil demeure en utilisant lâaviation privĂ©e non commerciale tant que lâaĂ©ronef rĂ©pond aux exigences suivantes le voyage doit ĂȘtre pour le sport, les loisirs, le tourisme et affaires, et lâavion ne doit pas peser plus de trente mille livres et ont une capacitĂ© maximale de 12 plus des renseignements, veuillez consulter COMMENT ARRIVER ICI. Que se passe-t-il si je dĂ©cide de rester plus de 30 jours ?Une taxe pour sĂ©jour prolongĂ©e vous sera facturĂ©e Ă lâaĂ©roport en fonction de la durĂ©e de cette prolongation, 2 500 DOP environ 50 $ US pour un dĂ©lai maximum de deux mois supplĂ©mentaires. Cette somme doit ĂȘtre versĂ©e au bureau dâimmigration, aprĂšs le check-in et le contrĂŽle de sĂ©curitĂ©. Quel est le coĂ»t de la taxe de dĂ©part ?La taxe de dĂ©part est de 20 $ US, mais vous nâavez pas Ă la payer, elle est dĂ©jĂ incluse dans le prix de votre billet dâavion. Quel est lâindicatif tĂ©lĂ©phonique de la RĂ©publique dominicaine ?Le code du pays est +1. Il y a aussi trois codes rĂ©gionaux de tĂ©lĂ©phone 809, 829 et 849. Quel est lâĂąge lĂ©gal pour la consommation dâalcool ?En RĂ©publique dominicaine, vous pouvez acheter et consommer des boissons alcoolisĂ©es Ă partir de lâĂąge de 18 ans. Cela signifie que les bars nâadmettront pas les mineurs, mĂȘme accompagnĂ©s par leurs parents ou par un adulte. Quel temps fait-il ? Ă quelle Ă©poque de lâannĂ©e se situe la saison des pluies ?La RĂ©publique dominicaine est entourĂ©e de plus de 1 600 km de littoral au nord, Ă lâest et au sud, et son climat est tropical. Les tempĂ©ratures maximales oscillent entre 27°C et 32°C et les minimales entre 18°C et 23°C pendant lâhiver. Sous les tropiques, il est difficile de parler dâune saison des pluies. Les pluies sont gĂ©nĂ©ralement de courte durĂ©e. Quand se situe la saison des ouragans ?La saison des ouragans de lâAtlantique commence le 1er juin et peut durer jusquâau 30 novembre. En RĂ©publique dominicaine, les saisons dâĂ©tĂ© et dâautomne sont ensoleillĂ©es, nuageuses et humides, âavec des averses occasionnelles en fin dâaprĂšs-midi ou pendant la nuit. Historiquement, la plupart des ouragans ont sĂ©vi au mois de septembre, mais les probabilitĂ©s de catastrophe restent minces. Par ailleurs, le personnel hĂŽtelier est formĂ© pour gĂ©rer ces situations, et les bĂątiments sont aujourdâhui Ă©quipĂ©s pour rĂ©sister Ă la force des ouragans. Nâoubliez pas que la RĂ©publique dominicaine est un grand pays. Si une cĂŽte est touchĂ©e, il est possible quâune autre soit complĂštement Ă©pargnĂ©e. Le territoire dominicain est-il plus grand que celui de Porto Rico ou de la JamaĂŻque ?SituĂ©e dans la mer des CaraĂŻbes, la RĂ©publique dominicaine occupe une superficie de plus de 48 442 kmÂČ, ce qui reprĂ©sente cinq fois la superficie de Porto Rico et quatre fois celle de la JamaĂŻque. En raison de la grandeur de son territoire et la variĂ©tĂ© de son relief, la RĂ©publique dominicaine offre aux visiteurs une incroyable diversitĂ© de paysages plages, montagnes, grottes prĂ©historiques, dĂ©serts, lacs, Ăźles, fleuves et nombreuses cascades. La RĂ©publique dominicaine a tout ce quâil faut pour vous plaire. Je parle trĂšs peu espagnol. Est-ce un problĂšme ?Vous nâaurez aucun problĂšme de communication en RĂ©publique dominicaine. Les Dominicains sont trĂšs accueillants et mĂȘme sâils ne parlent pas votre langue, vous trouverez toujours quelquâun qui parle anglais. Dans les grandes villes et sur la plupart des sites touristiques, le personnel des hĂŽtels, des restaurants et les guides touristiques comprennent et parlent lâanglais ou dâautres langues. Dans les villages et campagnes, les Dominicains parlent un peu moins lâanglais, mais ils sont trĂšs aimables et vous aideront Ă trouver votre chemin. Quels vĂȘtements dois-je apporter ?En RĂ©publique dominicaine, le temps est chaud et ensoleillĂ© toute lâannĂ©e. Mais les matinĂ©es et les soirĂ©es sont fraĂźches de novembre Ă mars, en ville comme Ă la montagne, donc il convient de prĂ©voir des vĂȘtements un peu plus chauds. Nous vous conseillons dâemporter des vĂȘtements lĂ©gers, en coton ou en lin pour la chaleur, des maillots de bain, une veste lĂ©gĂšre et un pantalon. MĂȘme si vous sĂ©journez dans un hĂŽtel, assurez-vous dâemporter une tenue un peu plus chic pour les occasions spĂ©ciales ou pour dĂźner au restaurant. Si vous sĂ©journez Ă Saint-Domingue, apportez vos vĂȘtements de ville habituels et quelques vĂȘtements plus formels. Si vous allez voir une piĂšce au Théùtre National, une tenue correcte est exigĂ©e. Par ailleurs, si vous visitez des Ă©glises, certains monuments et musĂ©es nationaux, lâentrĂ©e vous sera peut-ĂȘtre refusĂ©e si vous ĂȘtes en short ou mini-jupe. Certains bureaux du gouvernement vous refuseront lâentrĂ©e si vous vous prĂ©sentez en t-shirt et en sandales. Puis-je voyager avec mon animal de compagnie ?Avant de voyager avec votre chat ou votre chien, nous vous conseillons de vous renseigner auprĂšs de votre voyagiste. Renseignez-vous sur le coĂ»t du transport de votre animal Ă bord ou en soute. Nous vous recommandons de vous y prendre Ă lâavance, car certaines compagnies aĂ©riennes limitent le nombre dâanimaux pouvant ĂȘtre certificat de santĂ© dĂ©livrĂ© et signĂ© par un vĂ©tĂ©rinaire agréé devra accompagner chaque animal. Ce certificat doit garantir que lâanimal a Ă©tĂ© examinĂ© dans les 30 jours prĂ©cĂ©dant le dĂ©part et quâil est exempt de toute maladie infectieuse, quâil a Ă©tĂ© traitĂ© contre les parasites externes et internes et quâil est vaccinĂ© contre la rage. Le certificat de vaccination contre la rage doit inclure la date de vaccination, la pĂ©riode dâimmunitĂ©, le nom du produit et le numĂ©ro de votre arrivĂ©e en RĂ©publique dominicaine, demandez Ă parler au responsable du contrĂŽle des animaux qui examinera votre certificat et remplira le formulaire officiel dâautorisation dâentrĂ©e RĂ©publique dominicaine affiche lâun des taux de criminalitĂ© les plus bas de la rĂ©gion. Cependant, il convient de faire preuve de bon sens, et il est prĂ©fĂ©rable de prendre les mĂȘmes prĂ©cautions que vous prendriez dans nâimporte quel pays ou grande ville du monde. Ăvitez dâexhiber des objets de valeur comme votre smartphone ou votre appareil photo. Utilisez-les discrĂštement, loin des zones touristiques. Laissez vos bijoux Ă la maison, habillez-vous simplement et ne vous promenez pas dans les rues isolĂ©es, de jour comme de nuit. Dois-je vouvoyer les gens ou les tutoyer ?MĂȘme si les temps changent et que les Dominicains utilisent de plus en plus le tutoiement, nous vous conseillons de rester polis. Utilisez le vous » espagnol Usted lorsque vous ne connaissez pas bien la personne. Don ou Señor peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour dire monsieur » et Doña ou Señora pour dire madame ».Il ne sera pas non plus nĂ©cessaire de faire trop de maniĂšres, les Dominicains sont des personnes ouvertes et sociables. Les termes amigo ami et hermano frĂšre sont frĂ©quemment utilisĂ©s. Ne soyez pas surpris si vous ĂȘtes surnommĂ© mi amor mon amour ou cariño chĂ©ri dans la rue ou dans les commerces locaux câest comme ça que les Dominicains communiquent. Est-il recommandĂ© de boire de lâeau du robinet de lâhĂŽtel ?Non, lâeau du robinet nâest pas bonne Ă boire en RĂ©publique dominicaine, car elle nâest pas purifiĂ©e. Buvez uniquement de lâeau minĂ©rale, vous en trouverez partout, dans votre hĂŽtel, dans les boutiques et supermarchĂ©s de votre quartier. Mon permis de conduire est-il valide en RĂ©publique dominicaine ?Oui, mais seulement pour la durĂ©e de votre sĂ©jour lĂ©gal, câest-Ă -dire pendant 30 jours ou pendant toute la durĂ©e de votre visa. Devrais-je louer une voiture ?La RĂ©publique dominicaine possĂšde lâinfrastructure routiĂšre la plus moderne des CaraĂŻbes, ses autoroutes modernes desservent les principales destinations touristiques. Ceci dit, conduire en RĂ©publique dominicaine peut se rĂ©vĂ©ler stressant ; nous vous conseillons de faire preuve de prudence et de garder un Ćil vigilant sur les autres vĂ©hicules, les piĂ©tons, les vaches et tout autre Ă©ventuel compagnon de route et intrus. Conduire Ă la campagne est bien moins angoissant que de conduire dans les grandes villes, mais dans les villages, soyez attentifs, il peut y avoir des obstacles sur la route. Il est prĂ©fĂ©rable dâavoir un minimum dâexpĂ©rience de conduite, dans les grandes villes ou dans les les excĂšs de vitesse et si vous le pouvez, Ă©vitez de conduire la nuit, les Ă©clairages sont souvent mĂ©diocres, voire inexistants, ce qui favorise les accidents de la route et les actes certaines destinations touristiques, disposer de votre propre vĂ©hicule peut sâavĂ©rer utile. Il y a tellement de choses Ă voir. Par exemple, si vous voyagez sur la cĂŽte nord de Montecristi Ă Puerto Plata ou Ă Cabrera, ou sur les plages de SamanĂĄ, la location dâune voiture vous permettra de vous arrĂȘter et dâadmirer le paysage en chemin. Sur la cĂŽte est, les voyages en voiture vous permettront une exploration plus accessible des zones touristiques populaires de La Romana, BĂĄvaro, Punta Cana et de Cap Cana. De Barahona Ă Pedernales, le sud-ouest de la RĂ©publique dominicaine est lâune des rĂ©gions les plus belles et sauvages du pays. Aussi, les transports en commun y sont trĂšs limitĂ©s. En vous dĂ©plaçant en voiture, vous gagnerez du temps et de lâargent, surtout si vous comptez vous rendre sur des sites Ă©loignĂ©s comme BahĂa de Las Ăguilas. Les plages et attractions qui entourent les principales destinations de la rĂ©gion seront plus accessibles et Ă©conomiques en vous comptez vous rendre Ă Saint-Domingue, Santiago ou Puerto Plata, il est prĂ©fĂ©rable de compter sur le vaste rĂ©seau de taxis et de VTC. Vous pouvez commander un taxi Ă tout moment, les compagnies de taxi sont disponibles 24h/ vous proposeront pour la plupart un tarif fixe dâenviron 5 $ US pour la plupart des trajets en ville. Puis-je utiliser mon smartphone en RĂ©publique dominicaine ?Si votre tĂ©lĂ©phone portable est compatible GSM, vous pouvez lâutiliser. Cependant, vous devez savoir que les coĂ»ts dâitinĂ©rance seront trĂšs Ă©levĂ©s. Le mieux est dâapporter un tĂ©lĂ©phone dĂ©bloquĂ© et dâacheter une carte SIM sur place pour disposer dâun numĂ©ro local. Vous nâaurez quâĂ prĂ©senter votre passeport dans une agence Claro, Orange et Tricom. La carte SIM vous coĂ»tera moins de 5 $ US et vous devrez acheter un crĂ©dit tĂ©lĂ©phonique supplĂ©mentaire pour les appels. Les entreprises dominicaines acceptent-elles les dollars amĂ©ricains ou les euros ?Les dollars sont en gĂ©nĂ©ral acceptĂ©s sur les sites touristiques, dans les restaurants, bars, grands magasins, boutiques de souvenirs et supermarchĂ©s, mais le taux de change proposĂ© sera moins intĂ©ressant. Ceci dit, la plupart des prix sont affichĂ©s en pesos dominicains. Si vous envisagez de faire un gros achat dans une petite boutique ou sur un marchĂ©, nâhĂ©sitez pas Ă nĂ©gocier avec le vendeur, il pourrait ĂȘtre intĂ©ressĂ© par un paiement en dollars amĂ©ricains ou en euros. Dans les supermarchĂ©s et dans les centres commerciaux, il sera difficile de nĂ©gocier les prix. La meilleure solution est de faire des retraits en monnaie locale aux distributeurs pour profiter de meilleurs taux de change. Est-il prĂ©fĂ©rable de changer mon argent Ă lâaĂ©roport ?Câest plus pratique, pour payer votre taxi depuis lâaĂ©roport et rĂ©aliser vos premiers achats. Mais si vous devez changer de lâargent, nous vous conseillons plutĂŽt de vous diriger vers lâune des principales banques de RĂ©publique dominicaine le taux quotidien de la Banque Centrale sert de rĂ©fĂ©rence pour les opĂ©rations de change. La diffĂ©rence de taux entre les banques est donc anecdotique. Les banques ferment Ă 17 h 00 en semaine, mais la plupart des succursales des centres commerciaux restent ouvertes jusquâĂ 19 h 00/20 h 00. Vous trouverez des distributeurs qui sont accessibles tard le soir dans les supermarchĂ©s et les centres commerciaux. . Cependant, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, il est prĂ©fĂ©rable de solliciter les services de change ou de faire des retraits au fur et Ă mesure. Ă combien sâĂ©lĂšve la TVA en RĂ©publique dominicaine ?LâITBIS Impuesto sobre la Transferencia de Bienes Industrializados y Servicios ou la taxe sur la valeur ajoutĂ©e pour tout transfert de biens et services industriels est de 18 % et sâapplique Ă la plupart des transactions. Dans les restaurants, les bars et les hĂŽtels, 10 % supplĂ©mentaires sont automatiquement ajoutĂ©s pour les frais de service. Quel est le taux de change actuel ?Les devises Ă©trangĂšres fluctuent de jour en jour, en fonction du marchĂ©. Vous pouvez consulter les taux de change directement auprĂšs des banques et des bureaux de change. Existe-t-il une obligation lĂ©gale si je voyage avec des enfants ?Si les enfants sont Ă©trangers, assurez-vous de ne pas oublier leur passeport. Mais si un de leurs parents rĂ©side en RĂ©publique dominicaine, la lĂ©gislation est diffĂ©rente. Consultez votre compagnie aĂ©rienne pour savoir quelles sont les procĂ©dures Ă suivre lorsquâun mineur non accompagnĂ© doit voyager. Jâai rĂ©servĂ© mes vacances en RĂ©publique dominicaine et je suis une personne Ă mobilitĂ© rĂ©duite. Est-il possible de louer un fauteuil roulant Ă©lectrique en RĂ©publique dominicaine ?Oui, bien sĂ»r. Câest trĂšs simple vous pouvez appeler le 1-844-283-8989 numĂ©ro sans frais ou vous rendre sur le site Quels aliments et plats typiques devrais-je goĂ»ter ?La nourriture dominicaine est trĂšs diversifiĂ©e. Le matin, essayez le mangĂș une purĂ©e de plantains verts bouillis avec des Ćufs, du fromage frit et du salami frit, le petit dĂ©jeuner traditionnel dominicain. Au dĂ©jeuner, nâoubliez pas de dĂ©guster notre bandera dominicana le drapeau dominicain. Câest notre assiette de dĂ©jeuner typique ; elle contient du riz, des haricots rouges, un ragoĂ»t de viande, et des tostones des plantains verts Ă©crasĂ©s et frits. Les chicharrĂłn couennes de porc, le locrio de pollo, un riz frit au poulet, le mofongo des plantains au porc frit ou aux crevettes, de lâail, du poisson sauce noix de coco, du crabe en sauce et des conques, de la chĂšvre rĂŽti ou en sauce avec du manioc bouilli, et le sancocho un ragoĂ»t contenant sept types de viande accompagnĂ© dâun avocat pour le dĂźner. Et bien sĂ»r, nâoubliez pas dâessayer notre pain de manioc, et notre queso de hoja, un fromage artisanal au lait de quelques exemples de desserts dominicains trĂšs populaires la noix de coco rĂąpĂ©e Ă la crĂšme, les haricots doux, nos desserts Ă base de lait fermentĂ©, nos bonbons Ă lâorange, notre confiture de lait, nos desserts Ă la papaye et Ă lâananas, et notre pĂąte de goyave et de noix de cajou trempĂ©e dans le sirop. On vous proposera un peu partout des jus de fruits tropicaux ou des milk-shakes aux fruits appelĂ©s batidas » de fruit de la passion, goyave, ananas, orange, fraise, mangue, mandarine et pas de goĂ»ter notre jus de canne Ă sucre frais provenant directement de nos champs. Nous vous conseillons Ă©galement lâeau de noix de coco dominicaine de lâune de nos centaines de cocoteraies et forĂȘts. Vous ne resterez surement pas insensible Ă la dĂ©licieuse pulpe Ă©paisse de la noix de coco dominicaine. Saint-Domingue, la capitale, vaut-elle le dĂ©tour ?Tout Ă fait ! Saint-Domingue est la premiĂšre ville des AmĂ©riques, elle a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e capitale amĂ©ricaine de la culture en 2010. Sa Ville Coloniale est inscrite au patrimoine mondial de lâUNESCO, vous y trouverez de nombreux musĂ©es, galeries dâart et des espaces culturels ainsi que les restaurants les plus populaires de la ville. Vous pouvez vous rendre Ă Saint-Domingue facilement et Ă moindre coĂ»t. En effet, pour moins de 10 $ US, vous pouvez faire le trajet depuis Punta Cana, SamanĂĄ, La Romana ou Puerto Plata dans un bus confortable et climatisĂ© des sociĂ©tĂ©s Expreso BĂĄvaro, Caribe Tours ou Metro Tours. Nous vous conseillons de passer la nuit sur place. Si vous souhaitez faire lâaller-retour dans la journĂ©e, renseignez-vous sur la durĂ©e du trajet. Jâai dâautres questions avant mon arrivĂ©e, Ă qui puis-je les poser ?Le ministĂšre du Tourisme compte plus de 29 bureaux et reprĂ©sentants Ă lâĂ©tranger, aux Ătats-Unis, au Canada, Ă Porto Rico, en AmĂ©rique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie. NâhĂ©sitez pas Ă les contacter directement si vous avez des questions. Pourrais-je voir un match de baseball pendant mon sĂ©jour ?Pour assister Ă un match de baseball, ou de juego de pelota » comme nous lâappelons en RĂ©publique dominicaine, vous devez programmer votre voyage pendant la saison de baseball, de mi-octobre Ă fin janvier. Le vainqueur de notre championnat reprĂ©sente la RĂ©publique dominicaine dans ce que lâon appelle les Caribbean Series, oĂč sâaffrontent les champions de Porto Rico, du Mexique et du Venezuela. Peu importe oĂč vous sĂ©journez, vous trouverez un stade de baseball. Voici la liste des stades de baseball de notre pays Saint-Domingue Stade Quisqueya, Santiago Stade Cibao, La Romana Stade Francisco Micheli, San Pedro de MacorĂs Stade Tetelo Vargas et San Francisco de MacorĂs Stade JuliĂĄn Javier. Pour les horaires, les billets, les prix ou toute autre information, rendez-vous sur le site officiel de la Ligue dominicaine de baseball. Est-ce quâil y a des pĂ©riodes dâinterdiction de pĂȘche en RĂ©publique dominicaine ?Oui, la RĂ©publique dominicaine impose plusieurs pĂ©riodes dâinterdiction de pĂȘche. Selon la loi, il est interdit Ă toute personne de pĂȘcher, consommer ou possĂ©der les espĂšces marines suivantes pendant les pĂ©riodes indiquĂ©es Homard 1er mars â 30 juinCrabe 1er mars â 30 juinConque 1er juillet â 31 octobreCela implique Ă©galement que ces espĂšces marines ne doivent pas ĂȘtre disponibles Ă la vente, ni servies dans des Ă©tablissements alimentaires, marchĂ©s ou autres locaux commerciaux pendant les mois dâinterdiction de pĂȘche au poisson-perroquet et au requin est formellement interdite Ă tout moment, toute lâannĂ©e. Enfreindre ces lois entraĂźnera de lourdes amendes et lâemprisonnement. Jâaimerais amener mon drone ai-je besoin dâune autorisation ? Existe-t-il des restrictions en RĂ©publique dominicaine ?Lâutilisation des drones est rĂ©glementĂ©e par lâInstitut dominicain de lâaviation civile Instituto Dominicano de AviaciĂłn Civil, lâIDAC. Depuis avril 2018, si votre drone pĂšse moins de 2 kg, aucune licence nâest nĂ©cessaire. Cependant, nous vous conseillons vivement de demander une autorisation Ă lâIDAC avant dâentrer dans notre pays, car le dĂ©partement des douanes Ă lâaĂ©roport a tendance Ă dĂ©tenir ce type dâarticle pour exiger le paiement de droits et taxes. Une lettre dâautorisation peut faciliter votre entrĂ©e dans notre ailleurs, veillez Ă respecter les conditions dâutilisation suivantes Votre drone doit ĂȘtre fait de matĂ©riaux souples pour Ă©viter dâendommager un objet ou de blesser une personne en cas de drone doit ĂȘtre actionnĂ© manuellement et la personne qui le dirige doit ĂȘtre en mesure de maintenir un contact visuel direct permanent tout au long de lâutilisation. La distance maximale autorisĂ©e entre le drone et la personne qui le dirige ne doit pas excĂ©der 122 ne devez pas piloter votre drone dans un rayon de 8 km dâun devez piloter votre drone dans des conditions de visibilitĂ© optimales pas pendant la nuit par exemple et celui-ci devra rester en permanence dans votre champ de vision, sous votre de commencer Ă piloter votre drone, vous devez vous assurer quâil fonctionne une autorisation verbale Ă votre hĂŽtel ou dans toute propriĂ©tĂ© privĂ©e sur laquelle vous avez lâintention de piloter votre drone, lorsque la zone nâest pas bondĂ©e, afin de ne pas porter atteinte Ă la vie privĂ©e des le poids de votre drone dĂ©passe les 2 kilos autorisĂ©s, vous devrez obtenir un permis dĂ©livrĂ© par lâIDAC. Prenez directement contact Ă lâadresse suivante DTAC pour recevoir le formulaire de demande et engager le processus au moins un mois avant votre le poids de votre drone dĂ©passe les 2 kilos autorisĂ©s, vous ĂȘtes tenu par la loi de faire une demande dâautorisation Ă lâIDAC Sur cette demande, vous devez spĂ©cifier la date, lâheure et le lieu dâutilisation, ainsi que sa nature commerciale ou personnelle.Nous vous conseillons de rester informĂ©s sur lâĂ©volution des rĂšglementations de lâIDAC. Le vaccin contre la fiĂšvre jaune est-il requis pour les passagers en provenance du BrĂ©sil?Tous les passagers arrivant en RĂ©publique Dominicaine en provenance des Ătats brĂ©siliens dâEspiritu Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et SĂŁo Paulo, doivent prĂ©senter leur certificat international de vaccination ou de prophylaxie CIVP montrant une preuve de vaccination contre la fiĂšvre jaune au moins 10 jours avant leur arrivĂ©e dans le exemptĂ©s de cette disposition les enfants de moins de 10 mois, les femmes enceintes et les voyageurs en transit dâune pĂ©riode de moins de 12 heures Ă un aĂ©roport dans lâun des Ătats brĂ©siliens mentionnĂ©s ci-dessus. Toute personne qui a une contre-indication au vaccin doit prĂ©senter un certificat mĂ©dical qui justifie cette situation particuliĂšre. Le vaccin contre la fiĂšvre jaune est-il requis pour les passagers et les membres dâĂ©quipage en provenance de la RĂ©publique Bolivarienne du Venezuela?Depuis le 15 octobre 2021, tous les passagers et membres dâĂ©quipage arrivant en RĂ©publique Dominicaine en provenance de la RĂ©publique bolivarienne du Venezuela doivent prĂ©senter une carte de vaccination, attestant quâils ont Ă©tĂ© vaccinĂ©s contre la fiĂšvre jaune. Cette mesure sâapplique Ă©galement Ă tous les passagers en provenance de la RĂ©publique bolivarienne du Venezuela qui arrivent en RĂ©publique Dominicaine en provenance dâun autre pays, et Ă ceux qui se sont rendus en RĂ©publique bolivarienne du Venezuela au cours des 14 derniers jours ou moins. Cette mesure sâapplique Ă tous les passagers ĂągĂ©s dâun 1 an ou plus. Y a-t-il des restrictions pour lâaviation gĂ©nĂ©rale et commerciale de la RĂ©publique Bolivarienne du Venezuela?COVID-19 Jusquâau 10 septembre 2022, le dĂ©barquement des passagers en provenance de la RĂ©publique bolivarienne du Venezuela ne sera pas autorisĂ© sans une autorisation prĂ©alable des autoritĂ©s dâimmigration dominicaines. Les membres dâĂ©quipage en pĂ©riode de rotation ou de repos doivent demeurer dans les limites de leurs installations de repos. Chaque membre dâĂ©quipage doit demeurer dans une seule chambre dâhĂŽtel, limitĂ©e au service de chambre et sera interdit dâutiliser les espaces Jusquâau 10 septembre 2022, les vols de lâaviation gĂ©nĂ©rale en provenance et au dĂ©part des aĂ©roports de la RĂ©publique bolivarienne du Venezuela MAIQUETIA FIR sont mesures peuvent ĂȘtre rĂ©visĂ©es, annulĂ©es ou Ă©tendues par lâInstitut dominicain de lâaviation civile et le Bureau dominicain de lâaviation civile aprĂšs Ă©valuation des circonstances qui les ont provoquĂ©es.
1 Sachez que vous rĂ©servez une catĂ©gorie et non un modĂšle. - Selon la catĂ©gorie choisie, câest le loueur qui vous attribuera un modĂšle prĂ©cis en fonction des disponibilitĂ©s des vĂ©hicules. - VĂ©rifiez que le coffre peut contenir toutes vos valises. - L'Ă©cart de prix entre deux catĂ©gories peut ĂȘtre trĂšs faible, comparez. 2.
Par Lepetitjournal Istanbul PubliĂ© le 04/08/2021 Ă 0310 Mis Ă jour le 06/08/2022 Ă 0829 Cet article est mis Ă jour rĂ©guliĂšrement, suivant les Ă©volutions annoncĂ©es par les autoritĂ©s françaises et turques. Alors que prĂšs de 700 000 personnes dâorigine turque vivent en France, et que plus de 12 000 Français sont enregistrĂ©s aux registres des Français de lâĂ©tranger en Turquie, les dĂ©placements entre la France et la Turquie sont trĂšs sollicitĂ©s⊠Sans compter les nombreux touristes qui souhaitent visiter lâun ou lâautre des deux pays. Retrouvez les derniĂšres rĂšgles applicables pour voyager entre les deux pays. Voyager depuis la Turquie vers la France ConformĂ©ment Ă la loi mettant fin aux rĂ©gimes dâexception créés pour lutter contre lâĂ©pidĂ©mie liĂ©e Ă la covid-19, depuis le 1er aoĂ»t 2022, le dispositif de contrĂŽle sanitaire aux frontiĂšres est levĂ©. En consĂ©quence, les rĂšgles prĂ©cĂ©demment appliquĂ©es aux voyageurs Ă destination de la France depuis la Turquie ne sâappliquent plus, quel que soit lâĂąge ou le statut vaccinal des voyageurs > les voyageurs nâont plus aucune formalitĂ© Ă accomplir avant leur arrivĂ©e en France, en mĂ©tropole comme outre-mer, et la prĂ©sentation du passe sanitaire ne peut plus ĂȘtre exigĂ©e, quel que soit le pays ou la zone de provenance ; > plus aucune justification de voyage le "motif impĂ©rieux" ne peut ĂȘtre exigĂ©e ; > les voyageurs nâont plus Ă prĂ©senter dâattestation sur lâhonneur de non contamination et dâengagement Ă se soumettre Ă un test antigĂ©nique ou un examen biologique Ă lâarrivĂ©e sur le territoire national. Voyager vers la Turquie depuis la France Depuis le 1er juin 2022, l'obligation de prĂ©senter soit un certificat de vaccination, soit un test PCR/antigĂ©nique nĂ©gatif a Ă©tĂ© levĂ©e. Ainsi, tous les voyageurs remplissant les conditions de voyage document valide, visa etc. peuvent voyager en Turquie sans aucune restriction par voies aĂ©rienne, terrestre ou maritime. Pensez bien Ă vous inscrire sur Ariane avant/pendant votre sĂ©jour en Turquie. Pour plus dâinformations, vous pouvez consulter > La fiche Turquie sur le site France diplomatie MAEE, > La rubrique "Covid-19 dĂ©placements internationaux", sur le site ministĂšre de l'IntĂ©rieur, > Le site de lâambassade de France en Turquie, > Le site du consulat gĂ©nĂ©ral de France Ă Istanbul. Lepetitjournal Istanbul L'unique mĂ©dia gratuit et quotidien sur internet pour les Français et francophones de Turquie et d'ailleurs!
PlayaEl Portillo est à moins de 1.4 km de la propriété, tandis que l'aéroport Samana (AZS-Aeroport international El Catey, Samana, Republique dominicaine) est à 25 km. En séjournant sur le site, vous serez à 1.7 km de Playa Punta Popy. Hotel Coco Plaza est à quelques pas de Cayos Las Ballenas.
ItinĂ©raires Cartes ServicesĂ RĂ©publique dominicaine HĂ©bergements Restaurants Tourisme Norauto Besoin de pneus ? Info trafic Le Mag Voyagezautrement ArrivĂ©e Ă RĂ©publique dominicaine Organisez votre voyage HĂ©bergements Autres services Restaurants Ă RĂ©publique dominicaine Voir les restaurants de la sĂ©lection Michelin Sites touristiques Ă RĂ©publique dominicaine Voir les sites touristiques incontournables Services auto Louer une voiture HĂ©bergementsOĂÂč dormir Ă Saint-Domingue 108 avis 431 m - av. Francia 83, Gazcue, 10205 Santo Domingo 191 avis 570 m - 1 Calle Doctor BĂÂĄez 1 Calle Doctor BĂÂĄez, 10205 Santo Domingo 46 avis 574 m - Gazcue, Calle Santiago 00000 Santo Domingo Plus d'hĂÂŽtels et hĂ©bergements Ă Saint-Domingue Sites touristiquesA voir, Ă faire Ă Saint-Domingue 671 m - Plaza de la Cultura, Saint-Domingue 840 m - Plaza de la Cultura, Saint-Domingue 857 m - Avenida Pedro HenrĂÂquez Ureña, Saint-Domingue Plus de sites touristiques Ă Saint-Domingue Nouveau calculateur d'itinĂ©raire - BĂÂȘta Souhaitez-vous tester le nouveau calculateur ViaMichelin pour l'itinĂ©raire que vous venez de calculer ? Mon compte Michelin Maintenance en cours.
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Introduction 1 Le quotidien haĂŻtien Le National, dans un article publiĂ© en ligne le 1er octobre 2017, titrait Les ressortissants haĂŻtiens interdits de se faire soigner dans des hĂŽpitaux publics en RĂ©publique dominicaine ». Selon cette publication, les importantes dĂ©penses publiques engrangĂ©es par lâutilisation des structures de soins dominicaines par des Ă©trangers, notamment des femmes haĂŻtiennes enceintes, seraient Ă lâorigine de la dĂ©cision de ne plus prendre en charge gratuitement celles venues accoucher en RĂ©publique dominicaine. Un renforcement du contrĂŽle frontalier de la RĂ©publique dominicaine aurait conduit Ă lâarrestation et au rapatriement, le 16 septembre 2017, de 40 ressortissants haĂŻtiens. Ces informations relayĂ©es par la presse haĂŻtienne font Ă©cho Ă celles diffusĂ©es par certains journaux dominicains qui dĂ©noncent de maniĂšre rĂ©currente la prise en charge par les hĂŽpitaux publics dominicains des dâorigine haĂŻtienne et lâimpact subsĂ©quent sur le systĂšme de santĂ© Acosta, 2017 ; Diario Libre, 2017 ; Le National, 2017 ; Luna, 2017 ; Luna, Santana, RodrĂguez, & DurĂĄn, 2017 ; Rivadulla, 2017 ; Saint-PrĂ©, 2017, 2018 ; Santiago Santana, 2017. 2Bien que la question de lâutilisation des services de santĂ© par des HaĂŻtiens en RĂ©publique dominicaine soit trĂšs largement rapportĂ©e dans certains mĂ©dias dominicains, il existe peu de travaux scientifiques en HaĂŻti et en RĂ©publique dominicaine sur le recours transfrontalier aux soins de santĂ©. Plusieurs auteurs soulignent nĂ©anmoins lâexistence dâune mobilitĂ© transfrontaliĂšre plus ou moins intense dans le domaine de la santĂ© Dilla Alfonso, 2004, 2007, 2011 ; Dilla Alfonso et al., 2010 ; Guerrero, Donastorg, & de los Santos, 2014. Cependant, aucune mesure de celle-ci ne semble ĂȘtre disponible Ă lâexception des statistiques peu dĂ©taillĂ©es produites par le MinistĂšre de la SantĂ© publique MSP sur lâutilisation des services de santĂ© dominicains par les Ă©trangers. De plus, les motifs dâune telle mobilitĂ© sont rarement analysĂ©s. Pour certains, la carence de services en HaĂŻti serait Ă lâorigine de ce recours Dilla Alfonso, 2011 ; Guerrero et al., 2014 ; Poschet El Moudden, 2006 ainsi que la gratuitĂ© des soins en RĂ©publique dominicaine Guerrero et al., 2014. Cette mobilitĂ© sâinscrit par ailleurs dans la dynamique des relations entre Ouanaminthe HaĂŻti et DajabĂłn RĂ©publique dominicaine Dilla Alfonso, 2004. Pourtant, traverser la frontiĂšre, mĂȘme aux points de passage officiels, peut sâavĂ©rer compliquĂ© pour les En effet, plusieurs auteurs soulignent des pratiques abusives et agressions physiques ou verbales dont sont victimes les HaĂŻtiennes le plus souvent et les HaĂŻtiens Ă la frontiĂšre Murray, 2010a ; Petrozziello & Wooding, 2014 ou au marchĂ© dit binational » de DajabĂłn. Comment alors expliquer, dans un environnement empreint de tensions et dâagressivitĂ©, cette mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ© ? Quels sont les dĂ©terminants du recours transfrontalier aux soins ? Ă quelle Ă©tape de son itinĂ©raire thĂ©rapeutique, le patient dĂ©cide de se faire soigner en RĂ©publique dominicaine ? Quel est le profil des personnes qui se rendent en RĂ©publique dominicaine pour des soins ? 3Cette recherche se situe dans la lignĂ©e des travaux effectuĂ©s sur la mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ©, notamment entre pays Ă faible revenu ou entre pays Ă©mergents Bochaton, 2015 ; Dione, 2013 ; Kangas, 2007 ; Ormond & Sulianti, 2017. Elle explore Ă partir dâentretiens lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique de dâorigine haĂŻtienne N=21 se rendant Ă DajabĂłn RĂ©publique dominicaine pour des soins. La recherche vise Ă cerner les motifs du recours aux soins transfrontaliers, ainsi que les facteurs et acteurs influençant la prise de dĂ©cision. Ă la suite dâune revue de littĂ©rature sur la mobilitĂ© transfrontaliĂšre, un bref portrait de la frontiĂšre haĂŻtiano-dominicaine avec un accent particulier sur le doublet Ouanaminthe-DajabĂłn est dressĂ©. Puis, la mĂ©thodologie et les principaux rĂ©sultats sont prĂ©sentĂ©s et discutĂ©s. De la notion de mobilitĂ© transfrontaliĂšre et ses dĂ©terminants 4La littĂ©rature sur la mobilitĂ© internationale des est plutĂŽt dense ; elle tĂ©moigne de lâampleur et de la diversitĂ© du phĂ©nomĂšne Ă lâĂ©chelle mondiale. Ces dĂ©placements Ă des fins thĂ©rapeutiques soulignent, Ă certains Ă©gards, les disparitĂ©s entre pays dans lâoffre de soins ; des disparitĂ©s que la mondialisation de la santĂ©, bien quâayant contribuĂ© Ă une certaine uniformisation des pratiques et des traitements, nâa pas su enrayer Bochaton, 2009 ; Fassin, 2001. Elles sâinscrivent dans le processus en cours de la marchandisation des soins de santĂ© tout en mettant lâaccent sur des pratiques individuelles transnationales qui tendent Ă une certaine reconfiguration des systĂšmes de santĂ©. En dâautres termes, la mobilitĂ© des patients et patientes remet en question le principe de territorialitĂ© sur lequel est construit le systĂšme de santĂ© Durham, 2017 ; Glinos, Baeten, Helble, & Maarse, 2010. 5Le recours aux soins de santĂ© au-delĂ des frontiĂšres nationales concerne autant les pays Ă haut revenu que ceux Ă moyen et faible revenu, avec des particularitĂ©s selon le contexte, les situations migratoires, les caractĂ©ristiques socioĂ©conomiques et culturelles Laugesen & Vargas-Bustamante, 2010. Les rĂ©sultats des diffĂ©rentes Ă©tudes portant sur la question soulignent la diversitĂ© des flux 1 tourisme mĂ©dical », appellation controversĂ©e caractĂ©risant notamment les flux de pays Ă revenu Ă©levĂ© vers ceux Ă plus faible revenu Bochaton & Lefebvre, 2008 ; Connell, 2015 ; 2 retours mĂ©dicaux » medical returns en anglais des immigrants vers leur pays dâorigine Bergmark, Barr, & Garcia, 2010 ; De Jesus & Xiao, 2013 ; Glinos, Doering, & Maarse, 2012 ; Horton & Cole, 2011 ; Lee, Kearns, & Friesen, 2010 ; 3 voyages mĂ©dicaux de patients et patientes de pays Ă faible revenu vers des pays Ă©mergents ou Ă faible ou moyen revenus Kangas, 2007 et/ou disposant dâune offre mĂ©dicale attrayante technologie dĂ©veloppĂ©e, services spĂ©cialisĂ©s, etc. ; 4 mobilitĂ© transfrontaliĂšre caractĂ©ristique des dynamiques entre pays se partageant une frontiĂšre Allen, 2013 ; Bochaton, 2009 ; Byrd & Law, 2009 ; Caggiano, 2007 ; Dione, 2013 ; Durham, 2017 ; Liberona Concha, Tapia Ladino, & Contreras Gatica, 2017. 6Les motifs Ă lâorigine de ces dĂ©placements sont multiples. Des variations peuvent ĂȘtre notĂ©es selon la zone dâĂ©tude, la direction des flux ou les caractĂ©ristiques socioĂ©conomiques des personnes concernĂ©es. NĂ©anmoins, il ressort que la disponibilitĂ©, lâaccessibilitĂ© Ă©conomique ou financiĂšre, la familiaritĂ© et la perception de la qualitĂ© des services influencent la prise de dĂ©cision Glinos et al., 2010. LâattractivitĂ© des soins et la proximitĂ© peuvent, en contexte frontalier, gĂ©nĂ©rer une polarisation des flux Bochaton, 2009 ; Dione, 2013. Plusieurs Ă©tudes soulignent par ailleurs le poids des rĂ©seaux sociaux, de facteurs ethnolinguistiques dans la dĂ©cision de voyager Bochaton, 2009 ; Durham, 2017 ; GonzĂĄlez-VĂĄzquez, Torres-Robles, & Pelcastre-Villafuerte, 2013 ou de retourner Ă son pays dâorigine Glinos et al., 2012 pour des soins. Lâinsatisfaction par rapport Ă lâexpĂ©rience des soins reçus localement et lâespoir dâune meilleure prise en charge interviennent Ă©galement Glinos et al., 2010 ; Horton & Cole, 2011 ; Liberona Concha et al., 2017 ; Wismar, Palm, Figueras, Ernst, & Van Ginneken, 2011. Ceci entraĂźne dans certains cas des itinĂ©raires thĂ©rapeutiques cumulant le recours aux soins Ă lâintĂ©rieur et Ă lâextĂ©rieur de leur pays Lee et al., 2010 ; Sakoyan, 2012. Ces dĂ©placements volontaires de courte durĂ©e, parfois le temps dâune consultation notamment dans le cas de la mobilitĂ© transfrontaliĂšre, sâinscrivent dans le processus mis en place par lâindividu et/ou sa famille pour rĂ©soudre un problĂšme de santĂ©. 7LâitinĂ©raire thĂ©rapeutique health seeking process, soit le cheminement des personnes dans leur quĂȘte de guĂ©rison surtout quand la maladie est chronique ou rĂ©currente, est sinueux et complexe Benoist, 1993 ; Chrisman, 1977 ; Janzen & Arkinstall, 1995. Il lâest dâautant plus, en contexte de pluralisme mĂ©dical Benoist, 1993 ; Fainzang, 1985 ; Fosso, 2011 ; Janzen & Arkinstall, 1995 ou dâoffre de thĂ©rapies alternatives » Marcellini, Turpin, Rolland, & RuffiĂ©, 2000 oĂč coexistent biomĂ©decine, mĂ©decines alternatives et mĂ©decines traditionnelles. DĂšs lors, lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique peut mobiliser les diffĂ©rents recours disponibles biomĂ©decine, thĂ©rapies ou mĂ©decines alternatives, automĂ©dication, etc. Benoist, 1993 ; Janzen & Arkinstall, 1995 ; Marcellini et al., 2000 ; J. Tremblay, 1995. Câest un mouvement circulaire et continu oĂč le patient articule diffĂ©rents contenus en une mĂ©dicalitĂ© unique» » Fosso, 2011, p. 2. Plusieurs Ă©lĂ©ments interviennent et interagissent tout au long de lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique comme les expĂ©riences passĂ©es, les interactions avec des tiers/pairs, les reprĂ©sentations de la maladie, lâoffre de soins, les caractĂ©ristiques socioĂ©conomiques individuelles Chrisman, 1977 ; Fainzang, 1985 ; Fassin, 1990. 8Quelques Ă©tudes sâintĂ©ressant Ă la mobilitĂ© transfrontaliĂšre ou transnationale en santĂ© abordent de maniĂšre spĂ©cifique lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique des patients en soulignant lâimportance du capital social Bochaton, 2009, 2015 ; Durham, 2017 ; Kangas, 2007. Les rĂ©seaux sociaux influencent et interviennent tout au long de lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique Bochaton, 2009, 2015. De maniĂšre spĂ©cifique, ils orientent et guident les choix en permettant le partage des informations diverses sur les Ă©tablissements de santĂ©, leur fonctionnement, etc. Ils peuvent aussi appuyer financiĂšrement ou moralement, le cas Ă©chĂ©ant. Bochaton 2009, 2015 montre aussi lâimportance du capital spatial, soit de lâexpĂ©rience et de la connaissance de la frontiĂšre, dans ces dĂ©placements thĂ©rapeutiques transfrontaliers. Quant Ă Durham 2017, il estime que la mobilitĂ© thĂ©rapeutique transfrontaliĂšre rĂ©sulte de la capacitĂ© de mobilisation et de lâinteraction des rĂ©seaux sociaux et Ă©conomiques et du capital culturel des individus. 9Focaliser sur lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique permet dâexplorer les logiques et comprendre le butinage mĂ©dical » Fosso, 2011 des soit le cumul de diffĂ©rentes offres thĂ©rapeutiques. La notion de butinage » est empruntĂ©e Ă un travail dâanthropologie sociale portant sur les pratiques religieuses plurielles au BrĂ©sil Droz, Oro, & Soares, 2014 ; Droz, Soares, Gez, & Rey, 2016 ; Soares, 2009, 2011. Elle permet dâinterroger le comportement des individus afin dâen cerner le sens et les logiques sociales qui les sous-tendent. Ceci en tenant compte que le contexte socioĂ©conomique et politique, les particularitĂ©s de la frontiĂšre, le fonctionnement des diffĂ©rents systĂšmes de santĂ© influencent aussi le comportement des individus. Il faut aussi considĂ©rer que les inĂ©galitĂ©s observĂ©es dans lâaccĂšs aux soins rĂ©vĂšlent autant des problĂšmes dâaccessibilitĂ© physique, financiĂšre que ceux liĂ©s Ă lâexistence dâune offre de soins de qualitĂ© Fassin, 1990. La frontiĂšre haĂŻtiano-dominicaine entre asymĂ©trie et interdĂ©pendance Une dynamique frontaliĂšre complexe tissĂ©e Ă lâaune dâun passĂ© et dâun prĂ©sent empreints de conflits et de solidaritĂ©s 10HaĂŻti et la RĂ©publique dominicaine sont parmi les rares pays insulaires qui partagent une frontiĂšre internationale. LâĂ©laboration et lâinscription de la frontiĂšre haĂŻtiano-dominicaine dans lâespace est autant liĂ©e Ă lâhistoire coloniale de lâĂźle quâau processus de formation et de consolidation des deux Ătats-nations Corten, 2011 ; Fouchard, 2017 ; Hector & Hurbon, 2009a ; Moya Pons, 2002, 2009 ; Price-Mars, 1953 ; ThĂ©odat, 2003. En HaĂŻti, la rĂ©volte des esclaves conduit Ă lâindĂ©pendance 1804 et mĂšne Ă la crĂ©ation dâun Ătat anticolonial, anti-esclavagiste et antiraciste ainsi quâau rejet du systĂšme de plantation Hector & Hurbon, 2009b. La RĂ©publique dominicaine prend son indĂ©pendance dâHaĂŻti 1844. De ces trajectoires diffĂ©rentes, rĂ©sulte une double insularitĂ© » ThĂ©odat, 2003 qui se manifeste dans le systĂšme sociospatial, dans les rĂ©fĂ©rences culturelles, dans les structures Ă©conomiques et politiques. 11La frontiĂšre a Ă©tĂ© tout au long de lâhistoire de ces deux pays et ce depuis lâĂ©poque coloniale autant une zone de contact quâune barriĂšre ou une zone de convoitise. Ouanaminthe HaĂŻti et DajabĂłn RĂ©publique dominicaine Ă©mergent dâailleurs Ă la faveur des pratiques commerciales entre les populations des deux rives de la riviĂšre Massacre et ce, par-delĂ les rivalitĂ©s entre les empires coloniaux français et espagnols. Leur histoire est celle de pratiques de bon voisinage et de coexistence harmonieuse mais aussi celle dâun contentieux historique », le massacre en 1937 en RĂ©publique dominicaine de dizaines de milliers dâHaĂŻtiens plus de trois mille victimes dans la ville de Ouanaminthe selon Jan 1950. AprĂšs ce massacre, des tensions naissent dans les relations entre les deux pays avec pour corollaire une diminution dans lâintensitĂ© des Ă©changes transfrontaliers, une sĂ©paration des familles haĂŻtiano-dominicaines. Aujourdâhui, le passage DajabĂłn-Ouanaminthe, lâun des quatre points dâentrĂ©e officiels figure 1 est le deuxiĂšme en importance au regard de lâintensitĂ© des flux personnes et biens. Ce poste frontalier est dâailleurs considĂ©rĂ© comme une plaque tournante des Ă©changes transfrontaliers ThĂ©odat, Mathon, Mathelier, & CassĂ©us, 2003. Figure 1 La frontiĂšre haĂŻtiano-dominicaine 12Les donnĂ©es disponibles sur les flux de personnes ne renseignent que sur les contrĂŽles migratoires entrĂ©es et sorties figure 2 et non sur les navettes quotidiennes travail, Ă©cole, approvisionnement, etc. ou les jours de marchĂ©. Le marchĂ© binational » de DajabĂłn accueille deux fois par semaine, les lundi et vendredi, un nombre imposant dâacheteurs haĂŻtiens et dans une moindre mesure de vendeurs Ă cause des contrĂŽles et restrictions de toute sorte rĂ©glementations, exactions, confiscations de marchandises, etc. Ă lâencontre de ces derniers. Le contrĂŽle douanier du cĂŽtĂ© haĂŻtien vis-Ă -vis des marchandises dominicaines est beaucoup moins strict. Il est Ă noter que pour les lâobtention dâun visa est nĂ©cessaire pour traverser la frontiĂšre, Ă lâexception des jours de marchĂ© oĂč la traversĂ©e peut se faire librement pour se rendre au marchĂ©. Les frontaliers â les personnes vivant dans la zone frontaliĂšre haĂŻtienne â peuvent, sâils le dĂ©sirent, faire la demande dâun carnet valide un an qui les autorise Ă traverser et mener des activitĂ©s Ă©conomiques petits commerces dans les limites du marchĂ© binational ». Figure 2 Flux migratoires entre les deux pays selon les quatre postes frontaliers 13 Les apports de main-dâĆuvre haĂŻtienne Ă lâĂ©conomie dominicaine datent du dĂ©but du 20e siĂšcle, Ă partir de lâoccupation amĂ©ricaine des deux pays. Les immigrants haĂŻtiens reprĂ©sentent, en 2017, 87% de la population immigrante en RĂ©publique dominicaine Oficina Nacional de Estadistica, 2018. Cette forte migration pose par ailleurs la question de lâutilisation des services de santĂ© publique. La proportion dâHaĂŻtiens et HaĂŻtiennes reçus en consultation en 2017 reprĂ©sente 83% des patients Ă©trangers. Cependant, ces consultations, rapportĂ©es Ă lâensemble de celles rĂ©alisĂ©es par les Ă©tablissements de santĂ© publique dominicains, ne comptent que pour environ 5 % des consultations rĂ©alisĂ©es Servicio Nacional de Salud, 2017. 14Les statistiques de lâhĂŽpital public RamĂłn MatĂas Mella situĂ© Ă DajabĂłn renseignent cependant un peu mieux sur lâutilisation de ses services par des dâorigine haĂŻtienne. Ainsi, selon les donnĂ©es disponibles pour 2014-2016, les auraient frĂ©quentĂ© cette structure de soins pour des maladies comme la tuberculose, la malaria, le cholĂ©ra, la dengue figure 3. De plus, 35% des femmes ayant accouchĂ© Ă lâhĂŽpital RamĂłn MatĂas Mella sont dâorigine haĂŻtienne figure 3. Figure 3 Cas traitĂ©s Ă lâhĂŽpital provincial de DajabĂłn de 2014 Ă 2016 15Sur lâensemble des haĂŻtiennes venues accoucher, la moitiĂ© dâentre elles rĂ©sident en HaĂŻti et lâautre moitiĂ© en RĂ©publique dominicaine. Il convient de relever le fait que i plus des deux tiers 68 % des sont originaires de localitĂ©s frontaliĂšres situĂ©es au sud de Ouanaminthe ; ii celles-ci ont Ă©tĂ© rĂ©fĂ©rĂ©es Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn par des centres de santĂ© dominicains â proche de leur lieu de rĂ©sidence â oĂč elles sâĂ©taient rendues initialement. ParallĂšlement, 32 % dâentre elles viennent de diffĂ©rentes villes haĂŻtiennes figure 4 Ouanaminthe, Fort-LibertĂ©, Trou du Nord, Cap-HaĂŻtien, GonaĂŻves, et mĂȘme Port-au-Prince la capitale situĂ©e Ă plus de 300 km. Dans ce cas les se rendent directement Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn pour leur accouchement. Cela dit, des informations complĂ©mentaires auraient Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour mieux cerner les raisons portant des femmes Ă faire un aussi long trajet notamment dans les cas de rĂ©sidence dĂ©clarĂ©e Ă Port-au-Prince ou au GonaĂŻves 162 km. Figure 4 Distribution selon le lieu de rĂ©sidence dĂ©clarĂ© des patientes haĂŻtiennes ayant accouchĂ© Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn entre 2014 et 2016 16La perception de la population dominicaine par rapport Ă la prĂ©sence haĂŻtienne est pour le moins contrastĂ©e allant du rejet Ă lâacceptation discours lâassimilant Ă une invasion », acceptation utilitaire bĂ©nĂ©fice Ă©conomique, stĂ©rĂ©otypes empreints de prĂ©jugĂ©s antihaĂŻtiens, compassion Dilla Alfonso, 2011 ; Murray, 2010a. Dilla Alfonso 2011 souligne que de toutes les villes frontaliĂšres, DajabĂłn est celle oĂč la perception Ă lâencontre des HaĂŻtiens est la plus ambiguĂ« et inconsistante ». Il existe aussi une perception nĂ©gative des Dominicains notamment chez les HaĂŻtiens et HaĂŻtiennes des villes frontaliĂšres haĂŻtiennes ; celle-ci est fondĂ©e sur leur expĂ©rience de la frontiĂšre abus, agressions verbales et physiques, exactions, confiscation de marchandises, etc. Murray, 2010a, 2010b. 17Les contradictions et lâasymĂ©trie des interactions soulignent les enjeux de la redĂ©finition de lâespace frontalier pour en faire un espace de coexistence et de coopĂ©ration » Dilla Alfonso et al., 2010 ; Petrozziello & Wooding, 2014 ; Wooding, 2012. Des Ă©carts dans lâoffre de soins et les ressources disponibles 18Au cours des annĂ©es 1990, une rĂ©forme du systĂšme de santĂ© a Ă©tĂ© initiĂ©e en HaĂŻti en vue dâamĂ©liorer lâaccĂšs Ă la santĂ© et le rendre plus Ă©quitable. Une structure pyramidale composĂ©e de trois niveaux de soins primaire, secondaire et tertiaire avec un systĂšme de rĂ©fĂ©rence et contre-rĂ©fĂ©rence a Ă©tĂ© mise en place figure 5. Lâoffre de soins est assurĂ©e par les secteurs public et privĂ©. Figure 5 Pyramide de soins 19Les statistiques rĂ©centes 2017 du MinistĂšre de la SantĂ© publique et de la population MSPP en HaĂŻti rĂ©vĂšlent une forte prĂ©sence du secteur privĂ© Ă but lucratif dans le secteur de la santĂ©. En effet, environ 30% des Ă©tablissements au niveau national sont administrĂ©s par le secteur privĂ© Ă but lucratif, 17% par le secteur privĂ© Ă but non lucratif et 19% comptent un systĂšme de gestion mixte privĂ© et public MinistĂšre de la SantĂ© Publique et de la Population, 2018. La situation en matiĂšre dâoffre de soins Ă Ouanaminthe ne diffĂšre pas de celle observĂ©e sur lâensemble du territoire national. Selon les donnĂ©es collectĂ©es sur le terrain 2016-2017 et celles du MSPP, le secteur privĂ© domine largement. En effet, sur les sept structures de soins identifiĂ©es figure 6 six sont privĂ©es et une publique. Le centre de santĂ© de Ouanaminthe qui fait office, selon des responsables du MSPP, dâhĂŽpital communautaire de rĂ©fĂ©rence HCR ne compte pas pour autant tous les services correspondant Ă cet Ă©chelon notamment ceux relatifs Ă la mĂ©decine interne. Le Centre de santĂ© de Ouanaminthe offre les services de base mĂ©decine gĂ©nĂ©rale, pĂ©diatrie, gynĂ©cologie, VIH et Tuberculose, centre de cholĂ©ra, rĂ©habilitation, maternitĂ©, imagerie Ă©chographie et rayon X, salle dâopĂ©ration pour gynĂ©cologie/obstĂ©trique, urologie, laboratoire. Figure 6 Distribution des structures de soins Ă Ouanaminthe et DajabĂłn 20En HaĂŻti, le manque de professionnels de santĂ© est flagrant avec seulement 6,3 professionnels pour 10 000 habitants, soit un ratio bien en dessous du seuil minimal suggĂ©rĂ© par lâOrganisation mondiale de la santĂ© OMS 25 pour 10 000. La situation au niveau du dĂ©partement du Nord-Est â dont Ouanaminthe est la ville principale â est loin dâĂȘtre diffĂ©rente avec un ratio de 6,7 MinistĂšre de la SantĂ© Publique et de la Population, 2018, p. 44. La RĂ©publique dominicaine compte 28,2 professionnels de santĂ© pour 10 000 habitants, un ratio nĂ©anmoins bien en dessous de la moyenne rĂ©gionale des AmĂ©riques qui est de 82,6 World Health Organization, 2018. 1 En 2017 le taux moyen Ă©tait 1 euro = 53,62 pesos ; 1 dollar amĂ©ricain = 47,54 pesos. 21 De plus, les ressources budgĂ©taires allouĂ©es au secteur de la santĂ© en HaĂŻti sont limitĂ©es et reprĂ©sentaient moins de 5% du budget rectificatif national pour 2016-2017 Institut HaĂŻtien de lâEnfance -IHE/Haiti & ICF, 2018 contre 12% en RĂ©publique dominicaine en 2017 Ministerio de Hacienda, 2017a, 2017b. Le Service national de SantĂ© SNS de la RĂ©publique dominicaine estime que lâattention mĂ©dicale fournie aux Ă©trangers en 2017 consultation, accouchements, suivi prĂ©natal, les soins fournis dans le cadre des programmes de VIH-SIDA et de Tuberculose reprĂ©sente un investissement total de 2,98 milliards de pesos dominicains, soit lâĂ©quivalent de 55,56 milliers dâeuros1 Servicio Nacional de Salud, 2017. 22En RĂ©publique dominicaine, le secteur privĂ© est aussi prĂ©sent Rathe & MolinĂ©, 2011. La ville de DajabĂłn compte un hĂŽpital public de 30 lits niveau 2 et deux cliniques privĂ©es offrant des services spĂ©cialisĂ©s comme gynĂ©co-obstĂ©trique, mĂ©decine interne, services de laboratoire, de radiologie et dâĂ©chographie. Tous ces Ă©tablissements sont proches de la frontiĂšre dans un rayon de moins dâun kilomĂštre, ce qui les rend relativement accessibles aux habitants de Ouanaminthe figure 6. MĂ©thodes MĂ©thodes et collecte de donnĂ©es 23Cette Ă©tude repose sur une approche qualitative descriptive Sandelowski & Barroso, 2006. Elle sâappuie sur le recours Ă plusieurs mĂ©thodes combinĂ©es Ă savoir lâobservation de terrain et la conduite dâentretiens semi-directifs Olivier de Sardan, 2008. Les entretiens ont Ă©tĂ© conduits en mai 2016 et juin 2017. Des entretiens exploratoires informels ont Ă©tĂ© menĂ©s mai 2016 prĂ©alablement afin dâidentifier les cliniques privĂ©es de DajabĂłn et Ă©tablir les contacts avec celles-ci. Les entretiens avec les 24Au cours dâun premier sĂ©jour de terrain dâune durĂ©e de 15 jours en mai 2016, avec lâaide dâinformateurs clĂ©s travaillant dans une organisation non gouvernementale ONG basĂ©e Ă Ouanaminthe et travaillant sur la frontiĂšre haĂŻtiano-dominicaine, 2 personnes ont pu ĂȘtre identifiĂ©es pour des entretiens. Au cours dâun deuxiĂšme terrain dâune durĂ©e de 15 jours en juin 2017, des entretiens auprĂšs dâun corpus de 19 personnes frĂ©quentant les cliniques privĂ©es n=17 et lâhĂŽpital public de DajabĂłn n=2 ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. Au total, 21 personnes ont Ă©tĂ© interrogĂ©es. Contrairement Ă ce qui Ă©tait initialement prĂ©vu, en raison des difficultĂ©s pour obtenir des rĂ©fĂ©rences de Ă travers les rĂ©seaux et contacts disponibles Ă Ouanaminthe, les personnes ont Ă©tĂ© identifiĂ©es en les approchant directement sur les diffĂ©rents lieux de consultation cliniques privĂ©es et hĂŽpital public avec lâaccord prĂ©alable des responsables de ces institutions. 25Ce changement de stratĂ©gie a permis une observation pĂ©riodique des structures de soins, des fluctuations en termes dâaffluence, de clientĂšle, du temps dâattente, des interactions entre la clientĂšle et le personnel mĂ©dical ou de soutien. Le point dâancrage Ă©tant Ă Ouanaminthe, il fallait traverser la frontiĂšre tous les jours Ă pied ou en voiture. Ceci a permis de mesurer au quotidien ce que reprĂ©sentait la mobilitĂ© pour les en quĂȘte de soins de lâautre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre. Lâensemble de ces observations Ă©taient consignĂ©es dans un journal de terrain. Les difficultĂ©s Ă la frontiĂšre, le temps mis pour traverser, les interactions des HaĂŻtiens avec les officiels militaires ou civils, etc. sont autant dâĂ©lĂ©ments qui permettent une mise en contexte. 26Les entretiens avec les comprenaient les sections suivantes 1 leur itinĂ©raire thĂ©rapeutique ; 2 Ă quel moment, ils ont pris la dĂ©cision de venir en consultation Ă DajabĂłn ; 2 les motifs et la maniĂšre dont la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise ; 4 comment ils ont eu connaissance de la clinique ou de lâhĂŽpital ; 5 leurs perceptions de la qualitĂ© des soins reçus en HaĂŻti et en RĂ©publique dominicaine ; 6 expĂ©rience de la frontiĂšre pratique, difficultĂ©s rencontrĂ©es, etc.. Les entretiens avec les sont menĂ©s en crĂ©ole. Ils ont, dans leur grande majoritĂ©, eu lieu sur place clinique ou hĂŽpital car, les tentatives pour rejoindre les personnes ciblĂ©es une fois quâelles avaient quittĂ© les structures de soins sâĂ©taient soldĂ©es Ă plusieurs reprises par des Ă©checs par manque de disponibilitĂ© de ces personnes ou dĂ» Ă des difficultĂ©s de communication tĂ©lĂ©phonique. 27Sur lâensemble des 23 personnes approchĂ©es, deux ont refusĂ©. Les 21 autres ont donnĂ© leur consentement verbal pour rĂ©pondre aux questions aprĂšs avoir pris connaissance de lâobjectif de la recherche, mais 19 dâentre elles ont refusĂ© que lâentretien soit enregistrĂ©. Les entretiens ont Ă©tĂ© menĂ©s par la premiĂšre auteure et se sont dĂ©roulĂ©s dans un endroit retirĂ© de la salle dâattente, Ă lâexception de trois dâentre eux deux ont eu lieu sur le lieu de travail et un sur le lieu de rĂ©sidence. Les entretiens avec les cliniciens et gestionnaires 28Sept entretiens semi-structurĂ©s ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s auprĂšs de mĂ©decins des cliniques privĂ©es et hĂŽpital public Ă DajabĂłn n=4 et des mĂ©decins du Centre de santĂ© de Ouanaminthe et du ministĂšre de la SantĂ© publique et de la population dâHaĂŻti n=3. Sur les sept entretiens, trois ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Ces personnes ont Ă©tĂ© contactĂ©es directement sur leur lieu de travail. Lâobjectif de ces entretiens Ă©tait entre autres de collecter des informations sur les lâorganisation du systĂšme de santĂ©, les structures de soins et leur fonctionnement, la frĂ©quentation des institutions de santĂ© dominicaines par une clientĂšle haĂŻtienne, les modalitĂ©s dâaccĂšs aux soins, lâexistence de collaboration ou de rĂ©fĂ©rence mĂ©dicale entre HaĂŻti et la RĂ©publique dominicaine. Ces entretiens ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en espagnol avec les en français et/ou en crĂ©ole avec les au grĂ© de leurs prĂ©fĂ©rences et de la dynamique de lâentretien. Analyse des donnĂ©es 29Pour renforcer la rigueur et la crĂ©dibilitĂ© des rĂ©sultats, nous avons adoptĂ© un processus dâanalyse thĂ©matique itĂ©ratif. Les notes ou les enregistrements des entretiens auprĂšs des des cliniciens et gestionnaires ont tous Ă©tĂ© retranscrits dans leur langue originale par la premiĂšre auteure et traduits lorsque nĂ©cessaire du crĂ©ole ou de lâespagnol vers le français. Le processus dâanalyse comprenait la codification manuelle des donnĂ©es, un tableau synthĂšse en fonction des diffĂ©rentes catĂ©gories thĂ©matiques dĂ©finies initialement, un tableau pour Ă©tablir le profil des la connaissance de langue, leur expĂ©rience de la frontiĂšre, leur activitĂ© Ă©conomique. De ce processus, dâautres catĂ©gories thĂ©matiques ont Ă©mergĂ© et des regroupements en sous-catĂ©gories ont Ă©tĂ© effectuĂ©s. ConsidĂ©rations Ă©thiques 30Chaque participant a Ă©tĂ© contactĂ© directement et une description du projet par Ă©crit leur a Ă©tĂ© fournie. Une fois, la description du projet fournie, leur consentement Ă©crit ou verbal leur a Ă©tĂ© demandĂ©. Cette recherche a reçu lâapprobation du ComitĂ© dâĂthique de lâInstitut National de la Recherche Scientifique INRS. RĂ©sultats Profil des patientes et patients, des cliniciens et gestionnaires 31Sur les 21 personnes ayant acceptĂ© de participer Ă la recherche, 12 vivent Ă Ouanaminthe. Les autres habitent dans des villes ou localitĂ©s voisines 4 au Cap-HaĂŻtien, 1 Ă Fort-LibertĂ©, 1 Ă Limonade, 1 Ă Ti Lori, une localitĂ© rurale du Centre et 2 nâont pas donnĂ© leur lieu de rĂ©sidence. La clientĂšle de ces structures de soins de DajabĂłn durant la pĂ©riode au cours de laquelle les entretiens ont Ă©tĂ© effectuĂ©s Ă©tait surtout composĂ©e de femmes, dâenfants, de personnes ĂągĂ©es et trĂšs peu dâhommes. Notre corpus le reflĂšte avec 14 femmes, 1 mĂšre avec un nourrisson, 3 parents avec enfants et 3 hommes dont un ĂągĂ©. 32Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la plupart des personnes venues en consultation dans les deux cliniques ou Ă lâhĂŽpital Ă©taient accompagnĂ©es soit dâun parent ou dâun proche ami, voisin. Le point de passage frontalier officiel est celui utilisĂ© par lâensemble des patients et patientes pour se rendre aux Ă©tablissements de santĂ©. Les contrĂŽles sont variables et dĂ©pendent du jour jour de marchĂ© ou pas, du contexte situation de tensions ou pas au moment de la traversĂ©e, de la pratique de la frontiĂšre par les usagers. Le moyen de transport le plus utilisĂ© est la moto ou un taxi-moto. 33Les personnes ont presque toutes une pratique rĂ©currente de la frontiĂšre ; soit elles vont sâapprovisionner Ă DajabĂłn, soit elles ont une activitĂ© Ă©conomique en lien avec le marchĂ© binational » de DajabĂłn commerce, transport de marchandises, soit elles travaillent dans une organisation qui mĂšne des activitĂ©s sur la problĂ©matique frontaliĂšre. La majoritĂ© des patients et patientes dĂ©clarent avoir une activitĂ© et donc un revenu. ItinĂ©raire thĂ©rapeutique et mobilitĂ© transfrontaliĂšre Des cheminements pluriels 34Les entretiens ont permis de retracer partiellement lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique en amont de leur consultation Ă une clinique ou un hĂŽpital Ă DajabĂłn. Les diffĂ©rents rĂ©cits recueillis dĂ©crivent succinctement les structures de soins frĂ©quentĂ©s tant en HaĂŻti et en RĂ©publique dominicaine en lien avec leur problĂšme de santĂ© Ă lâinstant t. Parfois, celui-ci remonte Ă plusieurs annĂ©es et a fait lâobjet dâun cheminement dĂ©jĂ complexe et sinueux. Pour certains, il sâagit de la premiĂšre visite, pour dâautres ce sont des visites de suivi mĂ©dical. Enfin, dâautres viendront en consultation soit pour un problĂšme ponctuel, soit pour un examen. 35Le cas dâune femme rĂ©sidente de Limonade â ville situĂ©e Ă environ 52 km de la frontiĂšre â venue en consultation Ă une clinique de DajabĂłn pour des douleurs rĂ©currentes illustre bien la sinuositĂ© de lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique. Ses deux premiĂšres visites ont Ă©tĂ© effectuĂ©es dans deux Ă©tablissements de soins haĂŻtiens distincts respectivement public et privĂ©, relativement proches de son lieu de rĂ©sidence et quâelle a coutume de frĂ©quenter. AprĂšs trois ans, elle dĂ©cide de faire une consultation Ă clinique de DajabĂłn, pour retourner ensuite Ă Trou du Nord HaĂŻti, le point de dĂ©part de son parcours, oĂč elle fait des analyses et une nouvelle consultation. La premiĂšre fois oĂč jâai ressenti la douleur, jâai Ă©tĂ© en consultation Ă Trou du Nord, on mâa dit que câĂ©tait un kyste, un fibrome. CâĂ©tait en 2014. On mâa donnĂ© des mĂ©dicaments et jâai suivi le traitement. Depuis trois ans, la douleur persiste. Jâai alors Ă©tĂ© en 2016 Ă lâhĂŽpital Ă Carrefour La mort [du cĂŽtĂ© haĂŻtien proche de Limonade] [âŠ]. Ils disent nâavoir rien trouvĂ© et mâont donnĂ© des mĂ©dicaments pour soulager la douleur. La douleur est revenue. Je suis venue Ă cette clinique [de Dajabon]. Câest la premiĂšre fois [que je viens Ă la clinique de Dajabon] [âŠ] Jâai des analyses Ă faire. Je les ai faites lundi Ă Trou du Nord [âŠ] » Femme, clinique privĂ©e de DajabĂłn 36Cumuler, pour un mĂȘme problĂšme de santĂ© ou des symptĂŽmes sâĂ©talant dans la durĂ©e, des consultations auprĂšs de diffĂ©rentes structures de soins, voire combiner mĂ©decine traditionnelle et biomĂ©decine, est une pratique courante en HaĂŻti. Les raisons Ă©voquĂ©es par les personnes concernĂ©es pour un tel comportement sont diverses comme la recherche dâune seconde opinion ou lâhabitude. Je vais toujours en consultation dans deux endroits », dira une patiente pour souligner quâil sâagit dâune pratique courante chez elle et quâelle ne se contente pas de lâavis dâun seul mĂ©decin. Pour dâautres en revanche, avoir un dossier dans plusieurs cliniques en HaĂŻti mĂȘme quand un suivi rĂ©gulier est rĂ©alisĂ© chez un mĂ©decin Ă DajabĂłn est une façon de mettre toutes les chances de leur cĂŽtĂ©. Il sâagit dâune mesure de prudence en cas dâurgence et dâimpossibilitĂ© de traverser la frontiĂšre, dâun comportement judicieux selon les propos dâune personne du corpus. Un monsieur signale avoir amenĂ© sa femme suivie dans une clinique privĂ©e Ă Dajabon en consultation une fois au Centre de santĂ© de Ouanaminthe et aussi une fois Ă lâhĂŽpital de Fort-LibertĂ©, au cas oĂč un problĂšme surviendrait en pleine nuit. Il sâagit, selon lui, dâune prĂ©caution pour parer Ă toute Ă©ventualitĂ© face aux alĂ©as de la frontiĂšre. 37Il existe nĂ©anmoins des cas de rupture » complĂšte avec le systĂšme de santĂ© haĂŻtien comme cette patiente qui, aprĂšs une mauvaise expĂ©rience lors dâune hospitalisation pour un Ă©pisode dâhypertension et dâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral dans une clinique privĂ©e de Ouanaminthe, est hospitalisĂ©e plusieurs jours dans une clinique privĂ©e de DajabĂłn oĂč elle effectue depuis son suivi mĂ©dical. Je suis venue [âŠ] au mois de mai 2016. Depuis, je ne vais plus en consultation en HaĂŻti. Aujourdâhui, je suis venue pour mon rendez-vous de suivi [âŠ] Je viens chaque deux ou trois jours [pour contrĂŽler la tension artĂ©rielle] » Femme, clinique privĂ©e de DajabĂłn. 38Enfin, certains des mĂ©decins dominicains de cliniques privĂ©es de DajabĂłn rencontrĂ©s signalent quâils rĂ©fĂšrent parfois leurs patientes Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn, notamment quand celles-ci ont des difficultĂ©s Ă©conomiques et quâune intervention chirurgicale doit ĂȘtre envisagĂ©e. La rĂ©fĂ©rence Ă lâhĂŽpital public de DajabĂłn peut, lorsque la complexitĂ© du cas le requiert, aboutir Ă une rĂ©fĂ©rence Ă un hĂŽpital du troisiĂšme niveau, Ă Santiago qui se trouve Ă 135 km Ă lâest de la ville de DajabĂłn. Des Ă©vidences pour un tel type dâitinĂ©raire nâont pas pu ĂȘtre collectĂ©es sur le terrain. NĂ©anmoins, une personne rencontrĂ©e Ă une clinique privĂ©e de DajabĂłn indique y avoir Ă©tĂ© rĂ©fĂ©rĂ©e par une clinique privĂ©e de Ouanaminthe pour une Ă©chographie. Le mĂ©decin de la clinique de DajabĂłn lui indique quâelle doit se rendre Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn pour son traitement. Le personnel de lâhĂŽpital de DajabĂłn refuse la traiter et lui explique quâelle doit retourner en HaĂŻti pour son traitement. Cette femme retourne voir le mĂ©decin de la clinique de DajabĂłn pour obtenir de ce dernier une rĂ©fĂ©rence qui lui permettrait dâĂȘtre admise et traitĂ©e Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn. Ainsi, cette patiente sâest retrouvĂ©e Ă faire des allers-retours Ă DajabĂłn entre une clinique privĂ©e et un hĂŽpital public pour recevoir finalement un traitement. Ce cas illustre les difficultĂ©s auxquelles font parfois face les pour obtenir des soins en RĂ©publique dominicaine. 39Force est de constater par ailleurs que, peu de personnes dĂ©clarent avoir frĂ©quentĂ© le centre de santĂ© de Ouanaminthe. Les motifs dâun tel Ă©vitement sont divers comme on le verra plus loin. Les personnes rencontrĂ©es ont plutĂŽt tendance soit Ă consulter des cliniques privĂ©es en HaĂŻti Ouanaminthe et villes avoisinantes, Ă se rendre directement dans des hĂŽpitaux rĂ©putĂ©s » de la rĂ©gion Trou du Nord, Milot, parfois Fort-LibertĂ© pour ensuite, selon le cas se rendre dans une clinique privĂ©e de DajabĂłn ou Ă lâhĂŽpital public de cette ville. La rupture avec les structures de soins en HaĂŻti ne semble pas dĂ©finitive. 40Au regard de ces mobilitĂ©s thĂ©rapeutiques individuelles reliant deux systĂšmes de santĂ© originellement disjoints, il convient de sâinterroger sur le rĂŽle de la frontiĂšre dans cette mobilitĂ© dâune part et de cerner dâautre part, comment lâobstacle quâelle pourrait reprĂ©senter est surmontĂ©. La gestion de la frontiĂšre un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de la mobilitĂ© thĂ©rapeutique 41La durĂ©e des trajets pour se rendre Ă DajabĂłn ne semble pas constituer un obstacle Ă la mobilitĂ© thĂ©rapeutique des patients et patientes. En effet, plusieurs des personnes rencontrĂ©es nâhabitent pas Ă proximitĂ© de la frontiĂšre. Plusieurs dâentre elles font un trajet dâune heure et demie Ă deux heures, voire de trois heures, pour une visite mĂ©dicale dâenviron 30 minutes Ă DajabĂłn, ou pour simplement rĂ©cupĂ©rer des rĂ©sultats dâanalyses mĂ©dicales. Cela ne tient pas compte du temps requis pour traverser la frontiĂšre. Celui-ci est variable, allant de 15 minutes environ en temps normal Ă une heure, voire plus les jours de marchĂ© selon lâaffluence. Dâautres facteurs conjoncturels conflits, augmentation du niveau de contrĂŽle du cĂŽtĂ© dominicain, etc. peuvent causer des dĂ©lais dans le passage de la frontiĂšre. 42Une femme habitant Ă Limonade, une ville situĂ©e Ă environ 50 km de la frontiĂšre, raconte avoir quittĂ© sa rĂ©sidence Ă 6 h du matin pour arriver Ă la clinique Ă 8 h 30, aprĂšs avoir passĂ© une heure Ă la frontiĂšre Ă attendre lâouverture de la barriĂšre Ă 8 h. Une autre indique avoir fait trois heures Ă moto pour sortir de Tilori, une localitĂ© rurale haĂŻtienne situĂ©e Ă une cinquantaine de kilomĂštres au sud de Ouanaminthe, et se rendre en consultation Ă DajabĂłn. Pour elle, cependant, DajabĂłn reprĂ©sente une option plus avantageuse et accessible physiquement que lâhĂŽpital de Hinche HaĂŻti situĂ© Ă environ 64 km de son lieu de rĂ©sidence. Et ceci, en tenant compte des alĂ©as en lien avec lâoffre du service du cĂŽtĂ© haĂŻtien spĂ©cialiste absent, Ă©quipement en panne, etc., venir en consultation, faire des analyses ou chercher des rĂ©sultats peut impliquer de mobiliser une journĂ©e complĂšte. Ainsi, certaines personnes dĂ©clarent profiter de leur dĂ©placement pour sâapprovisionner Ă DajabĂłn ou rĂ©gler certaines choses en lien avec leurs activitĂ©s professionnelles ou personnelles. Dâautres viendront spĂ©cifiquement pour leur visite mĂ©dicale. 43Mais, dans certains cas, le dĂ©placement peut ĂȘtre de longue durĂ©e plusieurs jours, notamment dans le cas dâune hospitalisation. Une patiente raconte avoir Ă©tĂ© hospitalisĂ©e prĂšs dâune dizaine de jours Ă une clinique privĂ©e de DajabĂłn. Une telle situation entraĂźne des dĂ©placements continus des allers-retours quotidiens pour les membres de sa famille associĂ©s Ă la gestion de la thĂ©rapie. Jâai Ă©tĂ© hospitalisĂ©e pendant neuf jours. Ma cousine est restĂ©e avec moi durant mon hospitalisation. Chaque jour, Maman mâenvoyait de la nourriture » Femme, Clinique privĂ©e de DajabĂłn. 44 Cependant, il faut souligner que la gestion de la frontiĂšre par les autoritĂ©s tend Ă contraindre la mobilitĂ© et Ă moduler, Ă certains Ă©gards, la dimension temporelle de celle-ci. Les dĂ©placements Ă travers le point de passage officiel sont limitĂ©s dans le temps, soit la durĂ©e dâouverture journaliĂšre de la frontiĂšre qui est de 9 heures du lundi au samedi de 8 Ă 17 h et de 7 heures dimanche de 9 Ă 16 h. La fermeture de la frontiĂšre est parfois imprĂ©visible ; elle dĂ©pend des conjonctures nationale et locale. Ainsi, lâouverture peut ĂȘtre dĂ©calĂ©e de plusieurs heures ou un conflit peut occasionner sa fermeture anticipĂ©e. Durant les observations de terrain en juin 2017, lâouverture de la frontiĂšre a Ă©tĂ© dĂ©calĂ©e une fois dâenviron trois heures avec une forte prĂ©sence militaire du cĂŽtĂ© dominicain. Les raisons de cette fermeture temporaire sont mĂ©connues et Ă notre connaissance, aucune communication officielle nâa Ă©tĂ© diffusĂ©e. Les contrĂŽles frontaliers, notamment du cĂŽtĂ© dominicain, sont cependant plus importants, et ceci, depuis 2 Ă 5 ans environ, selon les mĂ©decins et gestionnaires interrogĂ©s. Les jours de marchĂ©, les lundis et vendredis, les flux Ă la frontiĂšre sont particuliĂšrement denses plus de 30 mille personnes, selon des estimations non officielles, font des allers-retours. Ceci complique la circulation piĂ©tonne et motorisĂ©e et de ce fait, le passage. Contrairement aux autres jours, les HaĂŻtiens et les HaĂŻtiennes peuvent traverser librement » la frontiĂšre les jours de marchĂ©, mais les gardes dominicains » en uniforme ou en civil sont omniprĂ©sents particuliĂšrement dans les limites du pĂ©rimĂštre du marchĂ© ; ils surveillent ceux qui tenteraient dâaller au-delĂ . La tension est vive. Ces journĂ©es sont ponctuĂ©es de conflits divers et de fouilles effectuĂ©es par les militaires dominicains sur des vendeurs et vendeuses dâorigine haĂŻtienne se terminant soit par des exactions ou la confiscation des marchandises. Certaines des personnes rencontrĂ©es ont dâailleurs dĂ©clarĂ© Ă©viter de venir en consultation Ă DajabĂłn les jours de marchĂ© ; il y a trop dâencombrements Jou mache yo gen twĂČp ankombreman » dĂ©clare une femme venue du Cap-HaĂŻtien pour une consultation Ă DajabĂłn. 45Ces contrĂŽles tendraient Ă affecter les flux selon certains. Un mĂ©decin dominicain dâune clinique privĂ©e de DajabĂłn dont une part relativement significative de la clientĂšle est haĂŻtienne signale avoir constatĂ© depuis cinq ans une baisse dans le flux de patients haĂŻtiens quâil explique par ce durcissement Ă la frontiĂšre. Une opinion que partage un responsable du MSPP. Maintenant, il y a un ralentissement dans le flux des gens qui traversent vers la frontiĂšre pour aller en RĂ©publique dominicaine, mais, eh⊠eh⊠parce que bon⊠il y a cette tension qui existe depuis tantĂŽt deux ans entre HaĂŻti et la RĂ©publique dominicaine. Mais, dans le temps, les gens pour un oui ou pour un non traversaient pour aller chercher des soins en RĂ©publique dominicaine » Responsable MSPP. 46Mais les avis sont partagĂ©s en ce qui trait Ă lâĂ©volution de lâaffluence de dâorigine haĂŻtienne. En effet, un mĂ©decin dominicain travaillant dans une autre clinique privĂ©e estime en revanche quâil y aurait eu, au cours des derniĂšres annĂ©es, une hausse du nombre de dâorigine haĂŻtienne imputable Ă une amĂ©lioration des relations haĂŻtiano-dominicaines. LâamĂ©lioration des relations haĂŻtiano-dominicaines favorise une augmentation des entrĂ©es de ressortissants haĂŻtiens qui viennent pour des soins mĂ©dicaux ici, non seulement en gynĂ©cologie, mais dans tous les domaines » MĂ©decin, Clinique privĂ©e de DajabĂłn. 2 Ces tensions dĂ©coulent autant de mesures phytosanitaires prises par les autoritĂ©s haĂŻtiennes lesque ... 47 Ces points de vue reflĂštent les diffĂ©rences de perception existant au sein des sociĂ©tĂ©s haĂŻtiennes et dominicaines quant aux relations entre les deux pays. Il convient de souligner que celles-ci, au cours des quinze derniĂšres annĂ©es, ont connu des moments de tension2 parallĂšlement au dĂ©veloppement dâune coopĂ©ration transfrontaliĂšre encore embryonnaire projets financĂ©s par des organisations internationales ou des initiatives dâacteurs locaux divers. 48Traverser la frontiĂšre est gĂ©nĂ©ralement compliquĂ© pour les Toutefois, certaines personnes, incluant celles ne disposant pas de papiers passeport ou visa, affirment ne pas rencontrer de difficultĂ© majeure pour traverser. Pour un mĂ©decin dominicain, la majoritĂ© des gens qui traversent la frontiĂšre ont des documents lĂ©gaux et pourtant, ils nâĂ©chappent pas aux pressions. Selon ce mĂ©decin, il y aurait des gens intĂ©ressĂ©s Ă venir, mais qui y renoncent. Les rĂ©cits de plusieurs personnes montrent en effet que des nĂ©gociations sont souvent nĂ©cessaires. De lâargent est parfois soutirĂ© Ă certains. Quand on traversait, on ne voulait pas nous laisser passer. Nous avons dit que nous allions Ă lâhĂŽpital et on nous a laissĂ© rentrer. Nous avons payĂ© 100 pesos [1,86 âŹ] plus le prix du transport » Femme, clinique privĂ©e de DajabĂłn. 49En fait, il sâagit dâune dynamique Ă gĂ©omĂ©trie variable dont la lecture est parfois difficile. Elle donne lieu Ă un sentiment dâinjustice comme en tĂ©moignent les propos ci-aprĂšs. Il nâest pas question de personne en situation de lĂ©galitĂ© ou dâillĂ©galitĂ©, le Dominicain, ne respecte personne [âŠ] lĂ oĂč un dĂ©linquant peut ĂȘtre Ă lâaise pour rentrer, toi qui as des papiers, tu ne lâes pas. Parce que toi qui as des papiers, les gens te tiraillent ici et lĂ , ils te dupent, te font perdre du temps, te disent des choses dĂ©sagrĂ©ables, tu dois faire plein de dĂ©clarations pour passer bien que tu aies un passeport, que tu aies un visa et que tu aies passĂ© lâimmigration. Et le dĂ©linquant [âŠ] câest lui lâami des chefs, il passe comme il veut, quand il veut, lĂ oĂč il veut » Homme, parlant de son expĂ©rience avec sa femme. 50Ceci montre les difficultĂ©s auxquelles sont confrontĂ©es les pour passer la frontiĂšre et rĂ©vĂšle par ailleurs le dĂ©calage dans les niveaux contrĂŽles exercĂ©s ainsi que lâexistence de rĂ©seaux favorisant le dĂ©veloppement de trafics ou pratiques frauduleuses. Ainsi, dans un contexte oĂč lĂ©galitĂ© et corruption sâentremĂȘlent, oĂč la migration demeure une Ă©pineuse question, les populations locales mobilisent compĂ©tences et rĂ©seaux sociaux pour se rendre Ă DajabĂłn et tenter de trouver une solution Ă leurs problĂšmes de santĂ©. Mobilisation du rĂ©seau social et de compĂ©tences diverses 51Lâanalyse des entretiens montre que des compĂ©tences diverses doivent ĂȘtre mobilisĂ©es par les et leurs proches pour traverser la frontiĂšre. 52PremiĂšrement, les personnes rencontrĂ©es viennent rarement seules en consultation. Les enfants et les personnes ĂągĂ©es sont Ă©videmment accompagnĂ©s de leurs parents pĂšre, mĂšre, enfants. Les femmes, quant Ă elles, sâorganisent pour venir en groupe avec des amies ou des connaissances ou accompagnĂ©es de leur conjoint ou de leur mĂšre. Sâil est difficile, compte tenu du nombre rĂ©duit de personnes rencontrĂ©es dâen dĂ©duire un modĂšle de comportement, on peut faire lâhypothĂšse que des prĂ©cautions semblent ĂȘtre prises pour traverser la frontiĂšre. Autrement dit, pouvoir mobiliser des contacts, des connaissances HaĂŻtiens ou Dominicains semble constituer un atout pour traverser la frontiĂšre et se faire soigner en RĂ©publique dominicaine. Une femme est venue dans la voiture dâun ami. Une autre accompagnant son fils pour quâon lui mette un plĂątre a Ă©tĂ© conduite Ă moto par un voisin de nationalitĂ© dominicaine. Habitant une communautĂ© rurale situĂ©e dans le DĂ©partement du Centre en HaĂŻti plus au sud de DajabĂłn, Ă proximitĂ© de la frontiĂšre, elle indique avoir fait un voyage dâenviron 4 heures avec son fils. 53DeuxiĂšmement, le choix de consulter Ă DajabĂłn repose rarement sur une connaissance fine ou prĂ©alable du systĂšme de santĂ© dominicain. Sur lâensemble des personnes, seules deux ont dĂ©clarĂ© avoir vĂ©cu pendant un temps en RĂ©publique dominicaine. Par consĂ©quent, les dĂ©cisions semblent plutĂŽt rĂ©sulter du bouche-Ă -oreille », entre autres du partage par des tiers amis, connaissance dâexpĂ©riences positives, de la connaissance par un proche du systĂšme de santĂ© dominicain ou dâinformations provenant de personnes travaillant dans le secteur. Un monsieur raconte que câest au cours dâune conversation entre amis quâils, lui et sa femme, ont eu des informations sur une clinique privĂ©e de DajabĂłn. 54TroisiĂšmement, lâexpĂ©rience de la frontiĂšre constitue un atout non nĂ©gligeable Ă deux niveaux i des contacts et une pratique pouvant faciliter le passage de la frontiĂšre ; ii une connaissance mĂȘme rudimentaire de la langue. En effet, le vĂ©cu de la frontiĂšre permet dâĂȘtre reconnu des gardes dominicains », avoir un savoir-faire et savoir sur quelle ficelle tirer en cas de difficultĂ©. Je nâai pas de problĂšme pour traverser, je vends ici tous les jours. Je vends au marchĂ© avec un dominicain. Je nâai pas eu de problĂšme pour traverser avec lâenfant parce quâon me connaĂźt, mais ces jours-ci, les enfants ne traversent pas » Femme, accompagnant son enfant, HĂŽpital de DajabĂłn. 55 Ces propos montrent comment cette femme, grĂące Ă sa pratique de la frontiĂšre, a pu contourner les dispositifs de surveillance mis en place pour limiter le trafic dâenfants. En principe, un adulte accompagnĂ© dâun mineur ne peut pas traverser sans autorisation. Il est intĂ©ressant de souligner par ailleurs que sur lâensemble des personnes rencontrĂ©es, la grande majoritĂ© comptait avec une expĂ©rience de la frontiĂšre, souvent en lien avec le marchĂ© de DajabĂłn. Je travaille sur la frontiĂšre » dira lâune des personnes. Une autre indique ĂȘtre venue avec quelquâun travaillant Ă lâune des cliniques et dit NâĂ©tait-ce de cette personne, nous nâaurions pas pu rentrer. Nous avons payĂ© 200 gourdes [2,78 âŹ] pour rentrer ». Ainsi, les moins habituĂ©s mobilisent des contacts avec lesquels ils traversent ou qui peuvent les aider Ă surmonter les obstacles auxquels ils sont confrontĂ©s lors de leur passage. Les rĂ©cits montrent donc lâimportance Ă la fois du savoir-traverser acquis avec la pratique de la frontiĂšre capital spatial et du rĂ©seau social capital social dans la mobilitĂ© transfrontaliĂšre. 56QuatriĂšmement, la connaissance de lâespagnol est un avantage pouvant sâavĂ©rer utile dans les nĂ©gociations Ă la frontiĂšre. Mais, sa mĂ©connaissance nâest pas vĂ©cue comme une contrainte. En effet, celles et ceux qui dĂ©clarent parler espagnol sont peu nombreux n=3 alors que plusieurs disent comprendre lâespagnol sans pour autant le parler soit une maĂźtrise incomplĂšte de la langue. Un cas probant est celui dâune femme ne parlant pas lâespagnol qui est accompagnĂ©e de sa mĂšre qui, elle, dâaprĂšs ses dires, se dĂ©fendait ». Ainsi donc, lâaccompagnateur connaissance ou membre de la famille peut servir dâinterprĂšte le cas Ă©chĂ©ant. 57Compte tenu ces contraintes, quâest-ce qui motive les personnes interrogĂ©es Ă aller chercher des soins Ă DajabĂłn ? Le recours transfrontalier aux soins pourquoi traverser ? RĂ©fĂ©rence mĂ©dicale ou bouche-Ă -oreille » 58La rĂ©fĂ©rence mĂ©dicale, soit lâorientation dâune structure de soins publics haĂŻtienne vers une dominicaine, nâexiste pas formellement entre HaĂŻti et la RĂ©publique dominicaine. Câest lâavis des mĂ©decins dominicains et haĂŻtiens rencontrĂ©s. Le protocole au sein du systĂšme de santĂ© publique haĂŻtien ne permet, selon un mĂ©decin haĂŻtien, de rĂ©fĂ©rer un patient Ă lâĂ©tranger. Ceci nâempĂȘche quâun mĂ©decin peut, si le patient dĂ©sire se faire soigner dans un autre pays, prĂ©parer un rapport avec les informations indispensables pour le suivi ou la rĂ©alisation dâexamens plus poussĂ©s. Cela Ă©tant, les rĂ©fĂ©rences mĂ©dicales institutionnelles ou formelles sont rares aux dires des mĂ©decins dominicains. Les rĂ©fĂ©rences sociales » â Ă©quivalent au bouche-Ă -oreille » â sont bien plus courantes comme lâindique ce mĂ©decin dominicain dâune clinique privĂ©e de DajabĂłn Les rĂ©fĂ©rences sont plutĂŽt sociales, lâun dit Ă lâautre. Il y a quelques rĂ©fĂ©rences mĂ©dicales, mais peu nombreuses. La rĂ©fĂ©rence est informelle surtout pour lâĂ©chographie. 90% des femmes viennent au dĂ©but de leur grossesse » MĂ©decin, clinique privĂ©e de DajabĂłn. 59Un responsable du MSPP, tout en reconnaissant lâabsence dâun systĂšme de rĂ©fĂ©rence formelle entre les deux pays, souligne que la pratique peut ĂȘtre conditionnĂ©e par des urgences mĂ©dicales, notamment des cas demandant une prise en charge immĂ©diate et un traitement spĂ©cialisĂ©. Non, on ne fait pas de rĂ©fĂ©rences, [âŠ] parfois on est obligĂ© dâĂ©crire les notes de rĂ©fĂ©rence pour la RĂ©publique dominicaine [âŠ] on nâa pas un systĂšme de rĂ©fĂ©rence formel avec la RĂ©publique dominicaine. Mais, [âŠ] on sait quâil y a dĂ©jĂ des cas [âŠ] que de toute façon il faut les rĂ©fĂ©rer vers la RĂ©publique dominicaine. Par exemple, sâil y a un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, on rĂ©fĂšre la personne directement en RĂ©publique dominicaine parce quâon sait quâil nây aura pas une bonne prise en charge de notre cĂŽtĂ© Ă moins dâenvoyer la personne jusquâĂ Port-au-Prince Ă [lâhĂŽpital] Bernard Mevs. Mais, sinon en RĂ©publique dominicaine Ă deux heures de la frontiĂšre, la personne sera dĂ©jĂ dans un hĂŽpital de Santiago oĂč on peut faire une bonne prise en charge [âŠ] » Responsable MSPP. 60Mais, prendre la dĂ©cision de se faire soigner Ă DajabĂłn semble, le plus souvent, ĂȘtre une dĂ©cision individuelle ou familiale ou ses proches. Les rĂ©cits des mettent en lumiĂšre le rĂŽle des proches dans la gestion de la thĂ©rapie et lâinfluence subsĂ©quente sur lâitinĂ©raire thĂ©rapeutique. Plusieurs facteurs interviennent dans la prise de dĂ©cision dont lâexpĂ©rience positive de proches, les informations obtenues dâamis ou de connaissance. 61 Une dame dĂ©clare par exemple avoir Ă©tĂ© amenĂ©e en consultation Ă DajabĂłn par son mari ; ce dernier, ayant vĂ©cu en RĂ©publique dominicaine, connaissait la clinique. Une autre personne raconte comment ses parents ont pris la dĂ©cision de lâamener Ă DajabĂłn alors quâelle Ă©tait hospitalisĂ©e Ă une clinique privĂ©e de Ouanaminthe Ils voulaient me garder, mais ma mĂšre et mon pĂšre ont pris la dĂ©cision de mâamener ici [âŠ] ma mĂšre vient aussi en consultation ici ». De plus, les informations obtenues et les expĂ©riences partagĂ©es peuvent porter le patient Ă choisir une clinique plutĂŽt quâune autre. Une femme indique que câest une sĂšvant» servante, personne frĂ©quentant la mĂȘme Ă©glise quâelle qui lâa rĂ©fĂ©rĂ©e Ă une clinique spĂ©cifique de DajabĂłn ; une autre dĂ©clare que sa voisine lâa mise en contact avec quelquâun travaillant Ă lâune des cliniques de DajabĂłn. En dĂ©finitive, les informations circulent Ă travers diffĂ©rents canaux, diffĂ©rents rĂ©seaux. Un monsieur raconte lâexpĂ©rience de son pĂšre qui, quoiquâancienne entre 2005 et 2007, illustre bien la diversitĂ© des sources dâinformations dans le recours transfrontalier aux soins. On a eu lâinformation quâun groupe de spĂ©cialistes dominicaines allait opĂ©rer gratuitement [des patients souffrant de hernie] Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn [âŠ] câest Ă lâĂglise que lâannonce a Ă©tĂ© faite [âŠ] une liste a Ă©tĂ© dressĂ©e par les responsables de lâĂglise. Mon pĂšre est parti avec eux [âŠ] il nâa eu aucune formalitĂ© Ă remplir ». 62Force est de constater quâen amont du choix, lâĂ©valuation des rĂ©sultats obtenus au cours des Ă©tapes antĂ©rieures de lâitinĂ©raire par le patient et ses proches pĂšse dans la prise de dĂ©cision. Beaucoup des tĂ©moignages recueillis rĂ©vĂšlent en effet que la recherche de rĂ©sultats traitement efficace, guĂ©rison, etc. est au centre des prĂ©occupations des patients et patientes. La quĂȘte de rĂ©sultats 63LâitinĂ©raire thĂ©rapeutique, comme lâindiquent la plupart des rĂ©cits, commence en HaĂŻti. La dĂ©cision de se rendre Ă DajabĂłn dĂ©coulerait plutĂŽt dâune mauvaise expĂ©rience en lien avec le diagnostic ou la thĂ©rapie ou de lâabsence de rĂ©sultats Ă lâissue du traitement reçu. Les mĂ©decins dominicains interrogĂ©s estiment que les cliniques de DajabĂłn seraient le dernier recours aprĂšs un long itinĂ©raire thĂ©rapeutique avec peu ou sans rĂ©sultats dans les cliniques/hĂŽpitaux en HaĂŻti. Beaucoup dâentre eux viennent parce [âŠ] quâils ont Ă©tĂ© traitĂ©s et nâont pas eu [ou] vu dâamĂ©lioration. Par consĂ©quent, ils cherchent une autre [âŠ] option, une autre opinion » MĂ©decin, clinique privĂ©e DajabĂłn. 64Le rĂ©cit de plusieurs patients souligne effectivement ce long pĂ©riple, cette quĂȘte de rĂ©sultats et comment les cliniques Ă DajabĂłn apparaissent comme la » solution. Au regard de leurs dĂ©clarations quant aux raisons dâune telle dĂ©cision, rezilta » rĂ©sultats est un leitmotiv n=10. En guise dâexemple, le rĂ©cit dâun couple qui, aprĂšs plusieurs tentatives non concluantes Ă Ouanaminthe, Ă Fort-LibertĂ© et au Cap-HaĂŻtien Ă prĂšs de 65 km au nord-ouest de Ouanaminthe, choisit de se rendre en consultation Ă DajabĂłn. [âŠ] nous avons eu 4 expĂ©riences dĂ©jĂ ici, Ă Ouanaminthe, Ă Fort-LibertĂ© et au Cap-HaĂŻtien, nous nâavons malheureusement pas obtenu le rĂ©sultat que nous dĂ©sirions. Câest pour cela que nous Ă©tions toujours Ă la recherche dâun endroit qui pourrait vraiment nous aider [âŠ] Et⊠nous nâĂ©tions pas vraiment optimistes quand nous sommes allĂ©s parce que nous avions dĂ©jĂ vu un spĂ©cialiste dans le nord qui nous avait Ă©tĂ© recommandĂ© aussi et qui avait beaucoup de rĂ©sultats, beaucoup de personnes parlaient de lui, et nous aussi sommes allĂ©s lĂ , mais nous nâavons vraiment pas trouvĂ© le rĂ©sultat souhaitĂ© [âŠ]. Alors, nous sommes allĂ©s lĂ [une clinique privĂ©e de DajabĂłn] » Homme, clinique privĂ©e de DajabĂłn. 65Mais, les traitements proposĂ©s ne sont pas toujours acceptĂ©s ou le sont avec une certaine rĂ©serve. Deux cas lâillustrent. Le premier est celui dâune femme qui dĂ©cide dâaller Ă une clinique de DajabĂłn pour des douleurs et dĂ©mangeaisons au bras que les mĂ©dicaments prescrits par son mĂ©decin traitant Ă Ouanaminthe ne soulagent pas. Son bras avait Ă©tĂ© plĂątrĂ© Ă une clinique privĂ©e Ouanaminthe aprĂšs un accident de motocyclette. Ă DajabĂłn, on lui propose de lui casser Ă nouveau le bras » ; elle dĂ©cide alors de se rendre Ă lâhĂŽpital de Milot, puis de faire la rĂ©habilitation dans un centre privĂ© Ă Ouanaminthe. 66 Le deuxiĂšme est celui dâune femme qui a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e Ă une clinique privĂ©e de DajabĂłn. Selon elle, le mĂ©decin en HaĂŻti aurait eu une approche diffĂ©rente Le dominicain a enlevĂ© lâutĂ©rus, alors que le mĂ©decin en HaĂŻti aurait essayĂ© de faire en sorte de le garder ». Mais, sa peur due, entre autres aux difficultĂ©s pour obtenir du sang si elle Ă©tait opĂ©rĂ©e en HaĂŻti, lâa incitĂ©e Ă privilĂ©gier lâoption dominicaine. Elle continue dâailleurs Ă faire son suivi Ă DajabĂłn. Elle met ainsi lâaccent sur un autre motif souvent Ă©voquĂ© par plusieurs personnes, la faiblesse » des services disponibilitĂ© de ressources, dâĂ©quipements, dâintrants, etc. comme facteur intervenant dans leur dĂ©cision. Carence de services, manque de ressources, temps dâattente 67 Une femme dĂ©clare dâentrĂ©e de jeu quand la question lui est posĂ©e sur les motifs de sa prĂ©sence En HaĂŻti, il nây a pas dâhĂŽpitaux, il nây a pas de services [âŠ], pas de services de qualitĂ© », un constat sans appel basĂ© sur une mauvaise expĂ©rience, rĂ©sultant en une aggravation de son Ă©tat de santĂ© dans une clinique privĂ©e de Ouanaminthe. 68 Dâautres font valoir le manque de ressources techniques la difficultĂ© pour faire des analyses, une Ă©chographie », tu ne peux pas faire une Ă©chographie, car lâappareil chauffe ». Câest aussi lâabsence des mĂ©decins, de techniciens ou tout simplement de services spĂ©cialisĂ©s qui est mise de lâavant. Une personne ĂągĂ©e habitant Fort-LibertĂ© venue en consultation dans une clinique privĂ©e de DajabĂłn explique Fort-LibertĂ© a un hĂŽpital, mais, il nâest pas bien structurĂ©, il lui manque beaucoup de service de base. Jâai besoin dâun cardiologue ou dâun urologue. Mais il nây a pas ces services Ă Fort-LibertĂ© » Homme, clinique privĂ©e DajabĂłn. 69 Pourtant, le centre de santĂ© de Ouanaminthe â situĂ© Ă 20 km de Fort-LibertĂ© â compte un urologue selon les informations recueillies auprĂšs dâun responsable dudit centre. La mĂ©connaissance de cette offre de soins spĂ©cialisĂ©s rĂ©sulte peut-ĂȘtre du manque de communication sur les services offerts et disponibles dans la rĂ©gion. Mais, dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale les personnes interrogĂ©es au cours de lâenquĂȘte sont peu enclines Ă frĂ©quenter les structures de soins Ă©tatiques, en particulier le centre de santĂ© de Ouanaminthe pour plusieurs des raisons Ă©voquĂ©es plus haut, mais aussi Ă cause de la perte de temps. Le temps dâattente paraĂźt ĂȘtre, au regard des propos recueillis, un problĂšme constatĂ© au niveau de divers Ă©tablissements publics de soins de la zone. Tu peux passer la journĂ©e et ne jamais recevoir de soins » dĂ©clare une femme concernant par exemple lâhĂŽpital public au Cap-HaĂŻtien. 70 Le temps dâattente serait particuliĂšrement long au centre de santĂ© de Ouanaminthe, voire Ă certaines cliniques privĂ©es de Ouanaminthe qui sont trĂšs frĂ©quentĂ©es, selon plusieurs personnes. Au centre de santĂ©, il faut avoir du temps » dit une patiente rencontrĂ©e Ă DajabĂłn. Pourtant, au regard des estimations effectuĂ©es, les doivent mobiliser plusieurs heures une demi-journĂ©e environ pour une consultation dans une clinique privĂ©e Ă DajabĂłn. Dans certains cas, ils arrivent Ă la clinique dĂšs 8h et nâarrivent Ă voir le mĂ©decin quâaux environs de midi. Selon les informations recueillies et nos observations, les mĂ©decins nâarrivent gĂ©nĂ©ralement pas avant midi, soit aprĂšs leur travail Ă lâHĂŽpital de DajabĂłn. En cas dâurgence, ils peuvent toutefois ĂȘtre appelĂ©s et arriver avant. Cette attente ne semble pourtant pas dĂ©ranger ceux qui frĂ©quentent les cliniques privĂ©es de DajabĂłn. Pour des relations empathiques 71La relation apparaĂźt comme une des pierres dâachoppement. Elle influence le degrĂ© de satisfaction ou dâinsatisfaction observĂ©e chez les personnes interrogĂ©es. Dans leur rĂ©cit, les quand il leur est demandĂ©, de comparer les services reçus en HaĂŻti avec ceux reçus en RĂ©publique dominicaine DajabĂłn ou Santiago, que ce soit dans le privĂ© ou le public ont une apprĂ©ciation largement plus favorable de lâaccueil qui leur est fait en RĂ©publique dominicaine. 72 Plusieurs personnes ont Ă©mis des rĂ©serves quant au suivi rĂ©alisĂ© par les mĂ©decins haĂŻtiens consultĂ©s. Elles ont eu Ă insister sur leur manque de disponibilitĂ© en dehors des heures de consultation, et ce, mĂȘme en cas dâurgence. Une femme commente En HaĂŻti, le mĂ©decin est introuvable en dehors de ses heures de travail. Il est difficile de le trouver mĂȘme quand il y a une urgence ». Sans vouloir gĂ©nĂ©raliser, une personne rencontrĂ©e estime quâil y aurait moins de nĂ©gligence et que le suivi serait plus serrĂ© chez son mĂ©decin Ă DajabĂłn comparativement Ă ses expĂ©riences antĂ©rieures en HaĂŻti. Le Dominicain ne fait pas de nĂ©gligences. [âŠ] il arrive que nous ayons un rendez-vous Ă telle date, tu as un problĂšme [âŠ] Il est 10h, ton tĂ©lĂ©phone sonne, ils te font appeler, aujourdâhui tu avais rendez-vous et tu nâes pas venu. Cela montre quâils sont toujours en train de suivre le patient de prĂšs. Automatiquement quâun problĂšme se prĂ©sente, ils ont le temps de lâidentifier. Mais ici [HaĂŻti], tu vas quand tu veux [âŠ] » Homme, clinique privĂ©e DajabĂłn. 73 Le manque dâempathie chez les professionnels de santĂ© en HaĂŻti est soulevĂ© par la plupart des personnes rencontrĂ©es on ne soucie pas de vous », vous nâĂȘtes pas pris en considĂ©ration », le mĂ©decin nâa pas vraiment de patience pour parler au patient. Il ne lui pose pas de question ». Or, la communication est une composante essentielle de la pratique clinique. Lâaccueil constitue une autre cause dâinsatisfaction des patients et patientes frĂ©quentant les structures de santĂ© haĂŻtiennes, en particulier celles qui sont publiques. Les responsables du Centre de SantĂ© de Ouanaminthe sont conscients des failles Ă ce niveau. Selon, eux il y a un problĂšme de formation au niveau du personnel et des efforts devraient ĂȘtre faits en ce sens. Lâaccueil est un facteur important. Il y a un gros problĂšme de formation continue. Les conditions de travail des employĂ©s dans lâĂtat ne sont pas faciles » Gestionnaire 74 En revanche, aucune des personnes interrogĂ©es que ce soit dans les cliniques privĂ©es ou Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn ne sâest plainte de leurs interactions avec les professionnels de santĂ© dominicains. Les gens mâont bien accueilli Ă la clinique. Le service est meilleur ». Mais, lors de nos observations, une certaine indiffĂ©rence de la part du personnel de santĂ© Ă lâhĂŽpital public de DajabĂłn Ă lâĂ©gard des sollicitant des informations a Ă©tĂ© constatĂ©e. Minn 2004 a dâailleurs relevĂ© un comportement diffĂ©renciĂ© Ă lâĂ©gard des Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn, les relations Ă©tant plus brusques, voire empreints de prĂ©jugĂ©s notamment envers ceux ou celles Ă plus faibles revenus. Les temps dâattente des peuvent, par exemple, ĂȘtre beaucoup plus longs que ceux des Les allers-retours forcĂ©s des entre les structures de soins privĂ©es et publiques dominicaines, comme relatĂ© plus haut, soulignent aussi des diffĂ©rences dans lâattention et lâaccueil rĂ©servĂ© aux dâorigine haĂŻtienne. Des mĂ©canismes mis en place pour faciliter la communication 75Contre toutes attentes, la barriĂšre linguistique ne semble pas constituer un handicap dans les interactions entre les qui ne maĂźtrisent pas la langue espagnole et les professionnels de santĂ©. Un interprĂšte est mis Ă la disposition de leur clientĂšle haĂŻtienne par les cliniques privĂ©es de DajabĂłn pour faciliter la communication lors des consultations. Cette intermĂ©diation linguistique semble toutefois ne soulever aucun problĂšme majeur aux ni aux mĂ©decins qui semble sâen accommoder. Une certaine relation de confiance existerait entre interprĂšte/ et mĂ©decin/interprĂšte. 76Deux Ă©lĂ©ments semblent entrer en ligne de compte dans la relation habitude et expĂ©rience. Lâhabitude permet lâĂ©tablissement de rapports privilĂ©giĂ©s et la crĂ©ation dâun climat de confiance. La longĂ©vitĂ©, quant Ă elle, donne lieu Ă une expertise et des compĂ©tences apprĂ©ciĂ©es par les Ceci contribue Ă mettre en confiance les qui peuvent alors parler ouvertement au mĂ©decin sans se soucier de la barriĂšre linguistique. Celle-ci nâest pas sans risques comme le souligne un des mĂ©decins dominicains Par exemple, il y a ici un jeune homme qui est interprĂšte [âŠ] Il est haĂŻtien et parle trĂšs bien la langue. Mais⊠je le paie parce que je comprends que je ne peux pas avoir une patiente, lui parler et ce quâelle me rĂ©pond oui, oui, oui ». En plus, jâai eu des complications avec une patiente parce quâelle ne comprenait pas comment utiliser un mĂ©dicament. Jâai eu une HaĂŻtienne qui a pris un ovule [âŠ] Oui un ovule, un ovule, quelque chose qui va dans le vagin⊠elle lâa avalĂ© malgrĂ© sa prescription lisible [âŠ] puisquâimprimĂ©e de lâordinateur. Mais, elle nâa pas compris que câĂ©tait pour lĂ . La barriĂšre de langue est parfois dangereuse en mĂ©decine » MĂ©decin, clinique privĂ©e DajabĂłn. 77En lâabsence dâinterprĂšte, les sâorganisent aussi. Sâils ne sont pas accompagnĂ©s dâune personne parlant/comprenant lâespagnol, ils sollicitent lâappui de ou de tiers le cas Ă©chĂ©ant. Une femme venue seule pour une Ă©chographie Ă lâhĂŽpital de DajabĂłn et ne parlant, ni ne comprenant lâespagnol, a dĂ» demander de lâaide dans la salle dâattente pour communiquer et sâorienter. Les techniciens responsables de lâexamen, ne sâaccordant pas sur le sens dâune information fournie par la patiente, ont cherchĂ© Ă la vĂ©rifier avec une personne, en lâoccurrence la premiĂšre auteure de lâarticle assise dans la salle dâattente et qui a fait office dâinterprĂšte. Un investissement 78Les paient eux-mĂȘmes pour les services de santĂ© consultation, examen, achat de mĂ©dicaments quâils contractent Ă DajabĂłn en particulier dans les cliniques privĂ©es. Les coĂ»ts y sont lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ©s que ceux pratiquĂ©s en HaĂŻti ce, notamment Ă cause du taux de change gourde/peso dominicain peu favorable aux 79Les frais de consultation varient dâune clinique privĂ©e Ă lâautre en HaĂŻti de 750 gourdes 9,90 ⏠à 1 500 gourdes 19,82 ⏠contre lâĂ©quivalent de 1 320 gourdes 1000 pesos dominicains, soit 18,78 âŹ, Ă une clinique privĂ©e de DajabĂłn. En revanche, une consultation au centre de santĂ© de Ouanaminthe coĂ»te 50 gourdes 0,66 ⏠et une Ă©chographie 300 gourdes 3,96 âŹ. 80Certaines des personnes rencontrĂ©es mentionnent les problĂšmes dâaccessibilitĂ© financiĂšre aux soins de santĂ© auxquels elles sont confrontĂ©es. Les contraintes Ă©conomiques sont dâautant plus grandes que les revenus des sont faibles et de ce fait, les moyens financiers mobilisables limitĂ©s. Pour se faire une idĂ©e, il convient de signaler que le revenu dâactivitĂ© moyen mensuel en HaĂŻti sâĂ©levait en 2012 Ă 4 830 gourdes, soit 86,85 ⏠Herrera Javier et al., 2014. Le salaire minimum officiel de 300 gourdes 5,39 ⏠par jour 2012 a Ă©tĂ© relevĂ© Ă 500 5,65 ⏠gourdes en 2018, alors que, parallĂšlement, la gourde sâest considĂ©rablement dĂ©prĂ©ciĂ©e durant cette pĂ©riode. Au regard de ces chiffres, il ressort que les dĂ©penses de santĂ© reprĂ©sentent une part significative du budget du mĂ©nage quand ce dernier doit y faire face ; elles peuvent, le cas Ă©chĂ©ant augmenter la vulnĂ©rabilitĂ© des mĂ©nages les plus pauvres. Les services sont excessivement chers. LâĂ©cart dans le change peso/gourde est un problĂšme [âŠ] Chaque fois que je viens pour une consultation, je paie 1000 pesos [18,65âŹ]. Pour rĂ©cupĂ©rer des rĂ©sultats, je dois payer 500 pesos [9,32 âŹ]. Si huit jours sâĂ©coulent avant que tu ne viennes chercher les rĂ©sultats, tu dois alors payer 1000 pesos [18,65 âŹ]. Je viens en consultations chaque mois et je dois dĂ©bourser 1000 pesos [18,65âŹ]. Depuis trois mois, je viens en consultation deux ou trois jours par semaine. Jâai dĂ» dĂ©penser 7 400 pesos [138,01 âŹ] pour mâacheter des mĂ©dicaments » Femme, clinique privĂ©e DajabĂłn. 81Les propos de cette patiente montrent clairement lâeffort financier consenti pour rĂ©soudre ses problĂšmes de santĂ© et se faire soigner Ă DajabĂłn. Celui-ci est dâailleurs reconnu par les mĂ©decins des cliniques privĂ©es de DajabĂłn qui soulignent le sĂ©rieux des quant au paiement de leurs dettes. 82Dâun autre cĂŽtĂ©, les Ă lâHĂŽpital de DajabĂłn disent avoir payĂ© pour les soins qui leur ont Ă©tĂ© prodiguĂ©s. En effet, une des patientes rencontrĂ©e et venue se faire soigner pour un problĂšme orthopĂ©dique indique avoir payĂ© 12 000 pesos 223,70 ⏠pour son traitement. Les mĂ©dicaments prescrits ont Ă©tĂ© achetĂ©s Ă Santiago par le mĂ©decin Ă qui elle a remis la valeur Ă cet effet. Les services de radiologie ainsi que la mise en plĂątre pour une fracture ont Ă©tĂ© payĂ©s, affirme une autre patiente dont lâenfant avait un bras cassĂ©. Les analyses de laboratoire ont Ă©tĂ© effectuĂ©es Ă lâextĂ©rieur de lâhĂŽpital. Pour les analyses et le plĂątre, elle dit avoir dĂ©pensĂ© 2 820 pesos 52,59 âŹ. Discussion et conclusion 83Les rĂ©sultats des entretiens montrent que le recours transfrontalier aux soins comme dans le cas de plusieurs autres pays Bochaton, 2009, 2015 ; Dione, 2013 ; Durham, 2017 ; Liberona Concha et al., 2017 constitue une Ă©tape, parfois lâĂ©tape finale, dâun itinĂ©raire thĂ©rapeutique dĂ©butĂ© dans le pays dâorigine des patientes ou patients. Il intervient souvent lorsque des rĂ©sultats nâont pas Ă©tĂ© obtenus dans le pays dâorigine. Parfois, les dĂ©cident du recours transfrontalier aux soins sans avoir transitĂ© au prĂ©alable par les structures de santĂ© en HaĂŻti. DĂšs lors traverser la frontiĂšre, indĂ©pendamment de son Ă©loignement, apparaĂźt comme la solution » en particulier lorsque lâoffre de lâautre cĂŽtĂ© semble plus attrayante. Pour ce faire, les doivent pouvoir mobiliser des compĂ©tences diverses comme la familiaritĂ© avec le systĂšme de santĂ©, une pratique de la frontiĂšre, une connaissance de la langue ainsi que des ressources financiĂšres. 84En ce sens, la situation en HaĂŻti diffĂšre peu de celles analysĂ©es dans dâautres contextes Bochaton, 2009, 2015 ; Dione, 2013 ; Liberona Concha et al., 2017. Cependant, une particularitĂ© dâordre ethnolinguistique est Ă souligner. En effet, contrairement aux autres situations frontaliĂšres, il existe une barriĂšre linguistique. Celle-ci est contournĂ©e via un interprĂšte qui sert de passerelle entre les individus et les cultures » il permet dâĂ©tablir la communication, aux interlocuteurs de se comprendre et dâengager un dialogue L. Tremblay, Brouillet, RhĂ©aume, & Laquerre, 2006. LâinterprĂšte peut ĂȘtre soit un parent accompagnant ou un employĂ© de la clinique en RĂ©publique dominicaine. On est donc bien loin des facteurs signalĂ©s dans dâautres Ă©tudes, Ă savoir la langue comme un des Ă©lĂ©ments dĂ©terminants du retour par exemple des migrants mexicains dans leur pays dâorigine pour la recherche de soins Horton & Cole, 2011 ; Lee et al., 2010. MalgrĂ© le recours Ă des interprĂštes, les barriĂšres linguistiques et culturelles peuvent avoir des incidences sur les rĂ©sultats des traitements, tels que signalĂ©s par un mĂ©decin dominicain avec lâexemple dâune patiente ayant avalĂ© un ovule. Or, ces barriĂšres ne sont que peu Ă©voquĂ©es dans la littĂ©rature sur la mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ©. 85Un facteur de rĂ©pulsion apparaĂźt dans la relation le manque dâempathie, signalĂ© par dâautres Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en HaĂŻti. En effet, Tremblay 1995 dĂ©crit la distance dans les relations, lors des accouchements, le manque dâempathie, voire le mĂ©pris qui caractĂ©rise les relations entre patientes et mĂ©decins dans une zone non loin de Port-au-Prince, la capitale. Des annĂ©es plus tard, dans une autre zone dâHaĂŻti, les font part de leur vĂ©cu et soulignent le manque de considĂ©ration, de prise en compte de leur problĂšme. ParallĂšlement, ils et elles expriment une certaine satisfaction concernant lâaccueil et les interactions avec les mĂ©decins dominicains des cliniques privĂ©es de DajabĂłn. Cependant, le travail de Minn 2004 offre un autre regard notamment en ce qui a trait au traitement rĂ©servĂ© aux dâorigine haĂŻtienne Ă lâhĂŽpital public de DajabĂłn. Selon cet auteur, la relation Ă cet hĂŽpital est mĂ©prisante. En ce sens, elle se rapproche de celle attribuĂ©e aux professionnels de santĂ© des structures de soins en HaĂŻti et dĂ©noncĂ©e par les interviewĂ©es. Une Ă©tude plus approfondie sur cette question permettrait de comprendre comment les perceptions mutuelles HaĂŻtiens/Dominicains influencent les interactions entre soignĂ©s/soignants. 86Aucune femme ayant accouchĂ© Ă lâHĂŽpital RamĂłn MatĂas Mella de DajabĂłn nâa pu ĂȘtre interrogĂ©e, ce qui constitue une limite du travail. Il aurait Ă©tĂ© intĂ©ressant de pouvoir cerner les raisons qui conduisent les femmes haĂŻtiennes Ă venir accoucher Ă DajabĂłn plutĂŽt que de le faire Ă Ouanaminthe, mis Ă part le problĂšme de disponibilitĂ© du service. Des femmes qui se dirigent vers des cliniques privĂ©es sont rĂ©fĂ©rĂ©es Ă lâhĂŽpital Ă cause de leur difficultĂ© Ă©conomique. Ce choix de la part du mĂ©decin peut ĂȘtre perçu comme un acte de compassion Minn, 2004, mais aussi comme une exigence Ă©thique notamment dans des cas oĂč une intervention est vitale. 87Les rĂ©seaux sociaux, le bouche-Ă -oreille et la capacitĂ© Ă mobiliser des moyens financiers apparaissent comme des Ă©lĂ©ments importants non seulement dans la prise de dĂ©cision et le choix du lieu de consultation. Les rĂ©seaux sociaux interviennent tant pour faciliter le passage de la frontiĂšre que dans la gestion de la thĂ©rapie. Les accompagnateurs et accompagnatrices servent aussi de support moral, de dĂ©fenseur du patient en cas dâabus ou de mauvais traitement Minn, 2004. Ainsi, le rĂ©seau social du patient ou de la patiente lui offre une certaine garantie » en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, une sĂ©curitĂ© par le nombre » Minn, 2004 pour traverser la frontiĂšre, mais aussi pour faire front au sein des structures hospitaliĂšres si nĂ©cessaire. Il sâagit dâune dimension peu explorĂ©e dans les Ă©tudes sur la mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ©. Par ailleurs, lâeffort financier consenti par les pour faire face aux dĂ©penses de santĂ© est important et peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un investissement si lâon considĂšre le poids de la santĂ© dans le capital humain. Or, une Ă©tude de la Banque mondiale et de lâObservatoire national de la pauvretĂ© et de lâexclusion sociale 2014 souligne quâen HaĂŻti les chocs idiosyncrasiques les plus importants sont liĂ©s Ă la santĂ© » et quâils affectent notamment les populations plus vulnĂ©rables. Certains auteurs Durham, 2017 signalent les diffĂ©rents mĂ©canismes mis en place par les populations les plus pauvres pour faire face aux dĂ©penses du recours transfrontalier aux soins. Transfert, vente dâactifs, aide de proches, identification de structures de soins publiques fournissant des soins gratuits, etc. sont parmi les stratĂ©gies mobilisĂ©es. Compte tenu, lâimportance des transferts dans lâĂ©conomie haĂŻtienne, on peut penser quâils jouent un rĂŽle dans la mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ©. Cette dimension nâa cependant pas Ă©tĂ© explorĂ©e lors des entretiens et gagnerait Ă ĂȘtre creusĂ©e. La mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ©, au regard de ces diffĂ©rents aspects, peut aussi contribuer au renforcement des inĂ©galitĂ©s dans lâaccĂšs Ă la santĂ©. 88Par ailleurs, une meilleure comprĂ©hension des comportements et des stratĂ©gies individuelles peut aider Ă la dĂ©finition de politiques publiques en santĂ© et Ă une allocation plus adĂ©quate et Ă©quitable des ressources. De mĂȘme, elle peut servir Ă lâĂ©laboration dâun cadre de coopĂ©ration bilatĂ©rale tenant compte des pratiques de mobilitĂ© transfrontaliĂšre en santĂ© ainsi que lâĂ©pineuse question migratoire entre les deux pays.
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Le dĂ©calage horaire en RĂ©publique Dominicaine est de 5 heures lâhiver soit du dernier dimanche dâOctobre, Novembre, DĂ©cembre, Janvier, FĂ©vrier, et jusquâau dernier dimanche de Mars. Ce dĂ©calage augmente Ă 6 heures quand nous sommes en horaire dâĂ©tĂ© soit fin Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, AoĂ»t, Septembre, et la majoritĂ© du mois dâOctobre. Bien sĂ»r ce dĂ©calage est en nĂ©gatif, quand il est 12h en France, il sera 6h ou 7h en Republique Dominicaine. Ceci est valable pour toutes les villes du pays, que vous soyez Saint Domingue, Las Terrenas, Bayhibe, Sosua ou Punta Cana. Comment lutter contre le dĂ©calage horaire ? Tout vient de la mĂ©latonine, une hormone créée par le corps la nuit pour faciliter le sommeil. Bien Ă©videmment avec le decalage horaire de republique dominicaine qui est entre 5 et 6 heures il y a un dĂ©calage qui se fait car la glande qui sĂ©crĂšte la mĂ©latonine met quelques jours Ă sâadapter. Le plus simple est en arrivant de bien rester Ă la lumiĂšre du jour pour ne pas souffrir du decalage quand il fait nuit en France. Au retour il faut essayer de ne pas trop dormir dans lâavion quitte Ă ĂȘtre fatiguĂ© Ă lâarrivĂ©e pour rĂ©duire vite le dĂ©calage horaire et sâendormir tĂŽt pour sa premiĂšre nuit en France.
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distance entre la france et la république dominicaine