Hautles mains peau de lapin !, texte de Pascal Teulade, illustrations de Jean-Charles Sarrazin, l'école des loisirs 1999. Robert l'éléphant et Blanche la souris sont de trÚs bons amis. Sauf quand Robert veut jouer à Robert la Terreur. Son
Deux lapins dans l'Ăźle d'Okudo, prĂšs d'Hiroshima au Japon, Ă  la fin du mois de dĂ©cembre 2010. En arriĂšre-plan, une ancienne usine de production et de stockage de gaz toxique, pendant la seconde guerre mondiale. — Newscom/kyodo L'organisation de dĂ©fense des droits des animaux Peta a appelĂ© au boycott des produits fabriquĂ©s Ă  partir de fourrure de lapin angora, accusant - vidĂ©o Ă  l'appui - les Ă©levages chinois d'arracher les poils sur les bĂȘtes vivants. La vidĂ©o montre plusieurs fermes de lapins angoras blancs, avec les animaux attachĂ©s sur des tables en bois dans des chambres remplies de cages, oĂč des ouvriers leur arrachent la fourrure Ă  la main, tandis que l'on entend les cris des animaux Ă  l' poils ainsi arrachĂ©s rapporteraient plus d'argent aux fermiers, parce que plus longs et de meilleure qualitĂ©, selon les sources de l'organisation. Peta lance un appel aux clients Ă  l'approche des achats de NoĂ«l et du Nouvel An chinois. Veuillez prendre le temps de bien lire l'Ă©tiquette sur les pulls ou foulards», a dĂ©clarĂ© le vice-prĂ©sident de l'organisation pour l'Asie, Jason Baker, dans un enquĂȘteur infiltrĂ©Si elle mentionne angora, souvenez-vous de ces gentils lapins dont la fourrure a Ă©tĂ© cruellement arrachĂ©s de leur peau». Un enquĂȘteur infiltrĂ© du groupe a visitĂ© dix fermes entre juin et septembre de cette annĂ©e, dont la moitiĂ© travaillait sur des animaux vivants, a prĂ©cise la porte-parole de Peta, Ashley Fruno. Les autres fermes coupent la fourrure ou rasent les lapins, mais ces procĂ©dĂ©s font Ă©galement souffrir les animaux, a-t-elle soulignĂ©. Les exploitations agricoles dans la vidĂ©o se trouvent dans les provinces du Jiangsu et du Shandong. Elles comptent de quelques centaines Ă  lapins. Selon Peta, 90% de la fourrure angora du monde vient de Chine. La laine angora est rĂ©putĂ©e pour sa texture soyeuse et lĂ©gĂšre.
Hautles mains, peau de lapin La maßtresse peut aller mettre son maillot de bain*. Ca y est la cloche a sonné pour la derniÚre fois, on range les cartables, on oublie les devoirs et la course folle du matin pour arriver à l'heure et on déclare la saison des vacances ouverte.
Le Rap Game compte de nos jours bien des noms d'artistes Ă  succĂšs, et l'un des noms qui revient souvent est celui de Gims ».D'abord membre du groupe Sexion d'Assaut », il sort son premier album solo subliminal » en 2013 sur lequel il enchaĂźne encore d'autres succĂšs. SapĂ© comme jamais » en collaboration avec l'artiste Niska, est en tĂȘte de ceux-lĂ . SixiĂšme single de son album mon cƓur avait raison » sorti le 28 aoĂ»t 2015, Le titre a Ă©tĂ© créé et enregistrĂ© dans les derniĂšres 24h avant le bouclage de l'album. Ceci ne l'a pas empĂȘchĂ© d'avoir un succĂšs phĂ©nomĂ©nal et de remporter la Victoire de la chanson originale lors des victoires de la musique 2016. Le titre rend hommage a Ă  la mode de la SAPE congolaise SociĂ©tĂ© des ambianceurs et des personnes Ă©lĂ©gantes » Un groupe de personnes qui sont toujours fringantes et sont friandes de tous les articles de mode dont les factures s'Ă©crivent Ă  plusieurs chiffres Balmain, Lou Boutin, Chanel, Ferragamo, HermĂšs, ou encore Louis Vuitton ». Et le clip qui accompagne la chanson illustre tout aussi bien que le texte le cotĂ© chic et extravagant que revendiquent les sapeurs ». Autre Ă©lĂ©ment important du titre, Le refrain rythmĂ© en lingala, une langue congolaise. Ceci est une autre façon de rendre hommage aux origines congolaises des deux artistes MaĂźtre Gims Ă©tant originaire de Kinshasa actuellement rĂ©publique dĂ©mocratique du Congo et Niska de Brazzaville actuellement rĂ©publique du fait partie de ses artistes qui ont amenĂ© un nouveau rap sur la scĂšne musical, moins vulgaire et plus convivial comme le dit Gims un rap accessible qui ne fait pas peur
 un rap avec de la mĂ©lodie », et vu son succĂšs, ça a l'air d'ĂȘtre la formule gagnante pour l'artiste.
Defaire le funambule en habit de libellule ! J'ai les deux dĂ©fenses qui se disloquent. La trompe qui tremble et bat la breloque. J'ai la peau qui pend, et la chair me cuit. Des yeux de lapin blanc et le cƓur tout gris ! Refrain : Laissez, laissez-moi quitter ce cirque. Les pistes dont je rĂȘve, elles sont en Afrique. Laissez, laissez-moi Ah, l’enfance
 la belle Ă©poque ! On a fait les 400 coups et on avait rarement peur de quoi que ce soit. Mais surtout, en termes de rĂ©parties, on Ă©tait les meilleurs. Entre les Va te faire voir chez les Grecs » et T’es qu’un bĂ©bĂ© Cadum », le niveau Ă©tait franchement Ă©levé  ou pas. Jeux d'enfants À voir aussiMais si, rappelez-vous, on Ă©tait les rois des phrases qui tuent 1. T’as les boules, t’as les glandes, t’as les crottes de nez qui pendent ! » 2. Va te faire voir chez les Grecs ! » 3. - ArrĂȘte ! - Il y a pas d'arĂȘte dans le bifteck. » 4. Donner c’est donner, reprendre c’est voler ! » 5. T’as une tĂąche, pistache ! » 6. T’es vraiment une poule mouillĂ©e ! » 7. Les filles les plus belles, les garçons Ă  la poubelle ! » 8. Croix de bois, croix de fer
 Si je mens, je vais en enfer ! » 9. - Tu veux ma photo ? - Oui, pour la mettre dans un album de singes ! » 10. T’es qu’un bĂ©bĂ© Cadum ! » 11. Ouhhh la menteuse, elle est amoureuse ! » 12. 0 + 0 = la tĂȘte Ă  Toto » 13. Ferme ta boĂźte Ă  camembert » 14. Va te faire cuire un Ɠuf !» Giphy 15. On fait la paix ? » 16. J’te cause plus ! » 17. Je vais le dire Ă  ma mĂšre ! » 18. Si tu continues, je vais appeler mon grand frĂšre ! » 19. Haut les mains peau de lapin, la maĂźtresse en maillot de bain » 20. Chauffeur si t’es champion, appuie sur le champignon ! » 21. MĂȘme pas en rĂȘve ! » 22. Ta mĂšre en slip devant Prisu ! » 23. Promis, jurĂ©, crachĂ© ! » 24. C’est celui qui dit qui est ! » 25. Miroir, miroir
 Tout ce que tu me dis revient sur toi ! » 26. On Ă©change nos cartes ? » PokĂ©mon/Crados/Foot/Panini
 27. Ça te dĂ©range tĂȘte d’orange, tu te l’épluches et tu te la manges. » 28. - Qui va Ă  la chasse perd sa place ! - Et qui va Ă  la pĂȘche la repĂȘche ! » 29. - T’es sourd ou bouchĂ© ? - Je suis pas boucher, je suis charcutier ! » 30. - Ta gueule ! - J’ai pas une gueule, j’ai une bouche ! » 31. - Yeux marron, yeux de cochon » 32. - On a gagnĂ©, les doigts dans le nez ! - On a perdu, les doigts dans le cul ! » 33. Parle Ă  mon cul, ma tĂȘte est malade. » 34. Rapporteur de Paris, met ta couche et va au lit ! » 35. - On se fait une boom samedi aprĂšs-midi, de 14 heures Ă  16 heures ? - Je vais voir avec mes parents si je peux prolonger jusqu’à 17 heures ! »

Paroles Tu vas devenir bĂȘte Ă  force de traĂźner en bas de chez toi My man On baise aussi les petites, on baise pas que des lois Baise les, baise les, baise les, baise les Baise les, baise les, baise les, baise les My man Joky est au-dessus, Joky est on fire OyĂ© Sapapaya Kiff les tass' en survet', kiff les tass' en tailleur Sur la chatte Ă  Zahia Les pipes c'est comme les chemises j'les

Elle Ă©tait tellement dĂ©gueulasse cette baraque, que lorsque j’en sortais, une odeur de friture et de graisse entourait mes cheveux et mes fringues. En plus, depuis que le pĂšre restreignait le shampoing Ă  la maison, on avait les cheveux gras, la plupart du temps, filasses et mal peignĂ©s, ma petite sƓur et moi. Ma petite sƓur avait tout juste cinq ans, des cheveux tout blonds, et des yeux bleus toujours grands ouverts qui dĂ©voraient tout ce qui l’entourait. Malheureusement pour elle, y’avait pas grand-chose autour d’elle, Ă  part cette baraque crade, les murs noircis de traces de main, le sol mal lavĂ© et la vaisselle amoncelĂ©e dans l’évier. C’était moi qui faisais la plupart des trucs mais l’école me prenait pas mal de temps aussi. Une fois, le pĂšre, en colĂšre, avait gueulĂ© qu’il m’enlĂšverait du lycĂ©e dĂšs que j’aurais seize ans ; j’avais eu drĂŽlement peur ce jour-lĂ , mĂȘme que je m’étais pas endormie avant une heure du matin, Ă  imaginer comment serait ma vie si j’avais plus le lycĂ©e. La plupart du temps, il me foutait la paix, le pĂšre, toujours avachi devant la tĂ©lĂ©, devant ses conneries. Je me suis demandĂ©e s’il se levait la journĂ©e, quand j’étais pas lĂ , parce qu’il Ă©tait exactement dans la mĂȘme position quand je partais et que je rentrais ; y’avait mĂȘme une aurĂ©ole noire de sa transpiration autour du canapĂ©. Heureusement, que j’allais jamais Ă  cĂŽtĂ© de lui, j’aurais vomi autrement. Il travaillait pas, parce qu’il touchait une pension pour incapacitĂ© de travail », depuis que ma mĂšre s’était barrĂ©e. Ma mĂšre Ă©tait trĂšs belle, je m’en souvenais bien, trĂšs libre aussi, je sais pas ce qu’elle avait pu trouver au pĂšre, mais peut-ĂȘtre qu’il n’avait pas toujours Ă©tĂ© comme ça, avec un gros ventre et moite de crasse. Elle m’avait eue, et dix ans aprĂšs, ma petite sƓur Ă©tait arrivĂ©e ; c’est lĂ  que les choses s’étaient gĂątĂ©es la petite famille idĂ©ale avait volĂ© en Ă©clats. Il avait commencĂ© Ă  boire et elle s’était faite chier dans son rĂŽle de mĂšre au foyer et de prostituĂ©e conjugale, c’était ses mots, que j’avais entendus dans une dispute. Elle s’était tirĂ©e une nuit, pour pas qu’on la voit, et qu’on soit tristes, ma sƓur et moi, sans bruit, en laissant une lettre dans ma chambre que j’ai lue au matin et qui disait qu’elle partait seule, le temps de se trouver une nouvelle vie et que lorsqu’elle serait installĂ©e et tout, elle reviendrait nous chercher. Le pĂšre avait lu la lettre le matin suivant, et avait hurlĂ© en la dĂ©chirant. J’avais pleurĂ© mais il s’en foutait le pĂšre, rien Ă  foutre de voir ses filles pleurer. Il avait dĂ©raillĂ© de plus en plus, oubliant d’aller au travail, parlant tout seul, riant et pleurant tour Ă  tour. La tĂ©lĂ© avait Ă©tĂ© son meilleur ami et il n’avait mĂȘme pas rĂ©agi lorsqu’il avait reçu une lettre du travail qui le virait. Il s’en foutait de tout, maintenant. Je crois qu’il en avait marre de nous, surtout de moi et qu’il devait nous en vouloir comme si c’était nous qui avions fait partir sa femme. Le pĂšre m’avait dit un jour Tu vas au lycĂ©e tous les jours et en rentrant tu m’amĂšnes un pack de six biĂšres, si tu fais ça, tout ira bien pour toi ». Alors je faisais ça ; au dĂ©but j’avais eu peur que Doris, la caissiĂšre, croit que j’étais alcoolique mais elle voyait bien que c’était pas pour moi et puis dans les petits villages, tout se sait ; tout le monde savait que le pĂšre perdait pied et s’enfonçait dans l’alcool et la dĂ©pression. Quelquefois, elle me filait des trucs en douce, du shampoing, du savon, mais j’avais du mal Ă  trouver des cachettes dignes de ce nom car le pĂšre, rĂŽdait dans la maison, fouillait dans notre chambre et piquait ce qu’il trouvait, juste pour nous faire chier. Souvent, il se mettait Ă  gueuler pour rien, alors je fermais les yeux, je bouchais les oreilles de ma petite sƓur et j’attendais que ça passe. C’était une vraie entreprise de tout laver parce qu’il passait derriĂšre moi et remettait autant de merde qu’avant mon nettoyage. Il faisait rien, le pĂšre, ni la bouffe, ni le mĂ©nage, ni le lit mais par contre, il gĂ©rait son argent, tout seul, tout entier. Chaque dĂ©but de mois, il mettait de cĂŽtĂ© l’argent dont il aurait besoin pour la biĂšre un pack de six biĂšres tous les jours de la semaine et deux packs chaque jour du week-end. Une fois, j’avais dit que depuis qu’il travaillait plus, les week-ends ça n’existait plus mais il m’avait foutu une gifle. J’avais donc appris quelque chose avec mon pĂšre vivre comme s’il n’existait pas. Il me laissait tranquille, sauf pour l’argent, oĂč c’était pas facile parce qu’il gagnait peu et qu’on avait besoin de manger moi et ma petite sƓur. C’était pour elle que je m’inquiĂ©tais le plus. Le pĂšre avait dĂ©cidĂ© qu’elle n’irait Ă  l’école qu’à six ans et j’aimais pas la lui laisser toute la journĂ©e. Mais quand il avait pris une dĂ©cision le pĂšre, je pouvais rien dire ou faire pour qu’il change d’avis. C’est pour ça que je me dĂ©pĂȘchais de rentrer chez moi pour m’en occuper, la laver, la changer, et la sortir. C’était arrivĂ© que je trouve le pĂšre dans sa torpeur post-biĂšre et ma petite sƓur en train de jouer avec les couteaux qui trainaient ou toute nue dans la baignoire ; un soir, elle pleurait tellement qu’il m’avait dit Sors la gamine ou je vais la cogner ». J’étais sortie au grand air avec elle et l’avait bercĂ©e pendant plusieurs heures. Elle rĂ©pĂ©tait Maman, maman, maman » en boucle et je lui avais dit Maman va revenir, je te le promets, mais il ne faut pas parler de maman devant papa, il n’aime pas ça ». Elle ne comprenait pas tout, ma petite sƓur. J’aimais pas qu’il l’appelle la gamine, comme si elle Ă©tait une vulgaire poupĂ©e. Je me souvenais qu’il l’avait battue une fois la seule j’espĂ©rais, lĂ  j’avais perdu tout mon calme, j’étais allĂ©e le voir et je lui avais dit que je le tuerai s’il retouchait Ă  ma petite sƓur. Il avait Ă©clatĂ© de rire, ce salaud et m’avait giflĂ©e Tu crois que tu peux me faire du mal» ? et il Ă©tait allĂ©e aux toilettes, dont il laissait toujours la porte ouverte comme pour montrer qu’il Ă©tait chez lui et qu’il faisait ce qu’il voulait. Il se lavait jamais le pĂšre et il puait vraiment; j’avais peur que ma petite sƓur lui dise un jour, dans son innocence d’enfant, mais le pĂšre n’aimait pas entendre des vĂ©ritĂ©s et j’avais peur qu’il se retienne pas de lui foutre une beigne. Dans ma tĂȘte, je l’appelais le salaud mais je pouvais pas le dire Ă  ma petite sƓur sinon elle le rĂ©pĂšterait sans faire attention et lĂ , ce seraient les coups qui pleuvraient. Quand ma mĂšre Ă©tait partie, j’avais surveillĂ© le courrier avec attention jusqu’à ce que je m’aperçoive que le pĂšre l’interceptait et le foutait Ă  la poubelle sans mĂȘme le regarder ; j’étais allĂ©e voir le facteur et lui avait demandĂ© de laisser le courrier dans un autre endroit parce que le pĂšre ne voulait pas le lire ; comme tout le monde au village, le facteur savait que le pĂšre dĂ©raillait, il avait donc acceptĂ© ; jour aprĂšs jour, j’attendais qu’elle m’écrive, qu’elle nous Ă©crive et qu’elle vienne nous chercher. J’attendais mais je savais que ça en valait la peine car elle allait revenir ; ça ne pouvait pas durer, toute cette merde, ça ne pouvait pas durer Ă©ternellement. Et si elle ne venait pas parce qu’elle avait des empĂȘchements, dĂšs que je serai grande, je partirai avec ma petite sƓur, la retrouver. Ce lundi aprĂšs-midi, en rentrant du lycĂ©e, j’ai dĂ©couvert une nouvelle lubie de mon pĂšre ; il pionçait, comme d’habitude, devant la tĂ©lĂ©, comme un gros porc gavĂ© pendant que ma petite sƓur jouait sur le canapĂ©, Ă  moitiĂ© sur ses genoux. Je l’ai prise dĂ©licatement dans mes bras et l’ai amenĂ© dans la salle de bains pour la laver, quotidiennement. Ne reste pas sur le canapĂ© quand y’a papa, va plutĂŽt jouer par terre, je lui ai dit. - Pourquoi ? - C’est mieux, ma chĂ©rie » Pendant que je frottais sa petite peau dĂ©licate, elle m’a dit Salope, t’es une salope » J’ai Ă©tĂ© tellement surprise que j’ai reculĂ© un instant ; sa petite voix d’enfant Ă©tait si pure et si nette et ses grands yeux bleus tellement sincĂšres que j’ai eu du mal Ă  croire qu’elle avait vraiment dit ça. Et puis j’ai eu un doute. Tu as fait quoi avec papa ? - TĂ©lĂ©. - Tu as regardĂ© quoi ? - Des gens qui disent des gros mots. » J’ai pas pu y croire, au dĂ©but, suis allĂ©e rĂ©veiller le pĂšre. Il a marmonnĂ© dans un demi-sommeil et s’est redressĂ©. Son ventre a rebondi Ă  cause de la graisse accumulĂ©e. Tu regardes des films pornos avec elle ? - Et alors, faudra bien qu’elle sache un jour ou l’autre comment ça se passe. J’ai eu envie de gerber sur lui, je sais pas trop pourquoi, soit parce qu’il puait, soit parce que ce qu’il disait me foutait en l’air. Je n’ai rien dit, je n’ai rien pu dire. Je suis allĂ©e dans la salle de bain, ma petite sƓur jouait avec son canard dans le bain. Lave-la bien, il a gueulĂ© le pĂšre, elle puait aujourd’hui ! » Ma petite sƓur m’a souri et m’a dit Pute, pute, pute... - Il ne faut pas dire ces mots, ce sont des mauvais mots, des mots interdits. - Comme maman » ? - Oui, j’ai dit tristement. Elle n’a rien dit mais je savais qu’elle n’avait pas compris. Le lendemain aprĂšs-midi, je suis rentrĂ©e et mon pĂšre Ă©tait en train de regarder un porno avec ma petite sƓur qui suçait sa sucette. Il avait sa main dans le pantalon et se tripotait. Je le voyais bander. J’ai commencĂ© Ă  pleurer de rage. Qu’est-ce t’as encore Ă  chialer ? Si t’es pas bien, ici, t’as qu’à te casser. - Oui, je partirai, un jour, je te le promets. Avec elle. » Il a posĂ© une main sur le genou de ma petite sƓur et a dit en riant grassement Ah non, je garde la gamine, je l’aime bien, elle ». Ma petite sƓur a rigolĂ© aussi. Le pĂšre a attrapĂ© sa cinquiĂšme biĂšre et a rotĂ©. Ma petite sƓur a encore ri. Je suis allĂ©e vers le canapĂ© pour la prendre dans mes bras, pour le bain quotidien, mais il a dit Laisse-la moi, on a pas encore fini de regarder le film ». J’ai jetĂ© un coup d’Ɠil Ă  la tĂ©lĂ©. Deux hommes pĂ©nĂ©traient une femme en criant violemment. J’ai regardĂ© le pĂšre et j’ai vu une lueur de provocation dans ses yeux. Il avait trouvĂ© un moyen de me faire chier ma petite sƓur. J’ai rien dit, je sentais que je me serais prise une rouste, je suis allĂ©e dehors, prendre l’air, j’ai marchĂ© autour de la maison en guettant un bruit de moteur, une voiture, quelqu’un qui saurait l’enfer que je vivais ici et qui nous enlĂšverait du salaud. Mais y’avait personne. J’ai marchĂ© un peu plus loin sur le chemin, je pensais Ă  ma petite sƓur devant des films pornos, toutes les images qu’elle garderait en elle, tous les mots qu’elle saurait et qu’elle ne devait pas connaĂźtre, et j’ai eu encore envie de pleurer. J’allais rentrer pour voir oĂč ça en Ă©tait quand j’ai entendu un petit bruit. Je me suis approchĂ©e et j’ai soulevĂ© un tas de planches qui faisaient office de banc pour le pĂšre, Ă  l’époque oĂč il sortait dehors et oĂč il travaillait. Y’avait un lapereau qui glapissait et tremblait. Je l’ai pris dans mes bras et je l’ai aimĂ© tout de suite. On dit que c’est dans le dĂ©sespoir le plus profond qu’apparaissent quelques lueurs d’espoirs. Je suis rentrĂ©e dans la maison et je l’ai montrĂ© au pĂšre et Ă  ma petite sƓur Regardez ce que j’ai trouvĂ©. - Fous-moi cette connerie dehors, il a marmonnĂ© le pĂšre. Je l’ai regardĂ© dans les yeux et j’ai dit Non, ça tu me le laisses. Il m’a regardĂ© aussi, surpris que je lui tienne tĂȘte ; mais il a dĂ» sentir que c’était le compromis pour que je supporte le reste. Ma petite sƓur est descendue du canapĂ©, intriguĂ©e par ce nouvel arrivant ; mon pĂšre s’en est foutu, a retournĂ© sa tĂȘte vers l’écran oĂč les deux mecs avaient Ă©tĂ© rejoints par deux autres gars et s’acharnaient sur cette pauvre fille qui faisait semblant d’adorer ça ; il a pas fait gaffe au dĂ©part de ma petite sƓur. J’avais gagnĂ©. On est allĂ©es dans la cuisine, on a donnĂ© du lait au lapereau. Il miaule, a dit ma petite sƓur. - Un lapin ne miaule pas, il glapit, tu sais. J’ai ri, elle a ri aussi. C’était bien durant quelques secondes. Le pĂšre, plus loin, a toussĂ©. S’il pouvait nous foutre la paix de cette façon tous les jours, ce serait une sorte de paradis. Le soir, ma petite sƓur n’arrivait pas Ă  dormir Ă  cause du lapin qui faisait du bruit. Elle avait peur qu’il lui ronge les pieds parce qu’elle avait Ă©tĂ© surprise de l’ardeur avec laquelle il avait rognĂ© la carotte qu’on lui avait offerte. Je lui ai racontĂ© une histoire sur un gentil lapin, ça l’a calmĂ©e mais elle gardait ses yeux grands ouverts. J’avais mal au cƓur de la voir comme ça, dans un autre monde que celui qui aurait dĂ» ĂȘtre le sien, l’école, une maman, etc. Le temps oĂč j’étais Ă  la maison, j’essayais de lui montrer dehors, de lui raconter des histoires et tout mais je sentais bien que c’était pas suffisant pour son cerveau de petite fille. Puis entre le lycĂ©e et le mĂ©nage, j’avais pas trop de temps pour elle. Comme elle s’endormait pas et qu’il commençait Ă  ĂȘtre tard, je lui ai montrĂ© quelque chose, un secret ; j’avais dĂ©cidĂ© de pas lui montrer encore, parce qu’elle Ă©tait jeune et surtout parce qu’elle pouvait le rĂ©pĂ©ter au pĂšre. Une photo d’elle, de notre mĂšre que j’avais rĂ©ussie Ă  conserver de l’accĂšs de fureur du pĂšre qui avait tout brĂ»lĂ©. C’est qui ?, elle a demandĂ©. J’ai eu envie de pleurer. C’est maman. » Elle a regardĂ© longtemps et je lui ai dit Mets la sous ton oreiller, comme ça maman sera avec toi et tu pourras dormir ». Je sais pas si elle m’a crue mais en tout cas, quelques minutes plus tard, elle dormait Ă  poings fermĂ©s. Le lendemain, c’était mercredi et j’avais pas cours au lycĂ©e. On est sorties promener le lapin », je lui ai montrĂ© des fleurs, des animaux, je lui ai racontĂ© deux histoires. L’aprĂšs-midi, elle a fait la sieste pendant que je faisais mes devoirs et le soir, elle m’a aidĂ© Ă  faire le mĂ©nage. J’étais contente parce qu’elle a pas dit un seul gros mot j’espĂ©rais en secret que son cerveau avait oubliĂ© les films. Le pĂšre a larvĂ© devant la tĂ©lĂ© avec son pack de biĂšre, il a pas gueulĂ©, il a rien dit. Le jeudi, j’ai Ă©tĂ© angoissĂ©e toute la journĂ©e, j’avais peur qu’il foute le lapin dehors. Je suis rentrĂ©e en vitesse, et dans la hĂąte, j’ai cassĂ© une bouteille de biĂšre qui s’est Ă©clatĂ©e. DĂ©couvrir qu’y avait que cinq bouteilles, ça l’a foutu hors de lui, il a sorti un billet de cinq dollars et m’a dit T’y retournes, dĂ©pĂȘche-toi. J’avais eu le temps de voir que le lapereau Ă©tait toujours vivant et dans notre chambre. Il avait rongĂ© le bas de notre couverture qui traĂźnait par terre mais il Ă©tait vivant. J’étais tellement contente que j’ai presque eu envie de dire merci au pĂšre, mais j’ai rien dit bien sĂ»r. J’ai attrapĂ© ma petite sƓur au vol et on s’est tirĂ©es Ă  l’épicerie pour racheter un pack de six biĂšres. La caissiĂšre nous a regardĂ©es avec un air rĂ©signĂ© et j’ai eu honte parce que ma petite sƓur assistait Ă  tout ça. Le pĂšre s’est envoyĂ© six biĂšres coup sur coup et il a gardĂ© les cinq autres pour le lendemain. Il Ă©tait tellement dans le coltard qu’il s’est mĂȘme pas bougĂ© pour nous rejoindre Ă  table. Comme il dormait sur le canapĂ©, sa chaise Ă©tait libre et j’ai dĂ©cidĂ© que le lapin viendrait avec nous. On a mangĂ© tous les trois, c’était super, ma sƓur n’a pas dit de gros mots et le lapin nous a bien fait rire. Le lendemain, vendredi aprĂšs-midi, quand je suis rentrĂ©e, le pĂšre Ă©tait debout, Ă©nervĂ©. Il Ă©tait Ă  demi-bourrĂ©, comme d’habitude ; la tĂ©lĂ© Ă©tait Ă©teinte, j’ai eu peur tout de suite. J’ai pensĂ© Ă  ma petite sƓur mais je l’ai aperçue sur une chaise en train de dessiner ; j’ai pensĂ© au lapereau mais j’ai fini par l’entendre glapir. J’ai un problĂšme d’argent, a dit le pĂšre. J’ai plus assez pour la biĂšre, pendant trois jours. Comment je vais faire, putain ? - Je sais pas, j’ai dit laconiquement et Ă  vrai dire je m’en foutais. - C’est ce foutu lapin ; depuis qu’il est lĂ , il bouffe tout. Je vais chercher le fusil un de ces quatre, tu vas voir ! - Tu n’as pas intĂ©rĂȘt, j’ai dit. Pas le lapin. Ma petite sƓur a compris car elle a dit Veux que le lapin reste, bordel » ! Je l’ai regardĂ©e. Encore un nouveau gros mot. Elle m’a souri et s’est concentrĂ©e sur sa feuille. Je m’en branle, il a dit, le pĂšre, mais tu trouves une solution sinon, c’est le lapin qui y passe. » Je l’ai haĂŻ violemment mais j’ai vite cherchĂ© une solution dans ma tĂȘte. Je me suis rappelĂ©e que j’avais un bijou de valeur alors je lui ai dit qu’on pourrait le vendre ; il s’est affalĂ© sur le canapĂ© en grognant et a dit Tu te dĂ©merdes, mais je veux mes biĂšres ». Alors je me suis dĂ©merdĂ©e, je suis allĂ©e Ă  l’épicerie, j’ai expliquĂ© le problĂšme Ă  la caissiĂšre, Doris, comme quoi le pĂšre voulait ses biĂšres de toute urgence, que j’avais pas encore l’argent mais que je pourrais l’avoir vite, dĂšs le lendemain, parce que j’allais vendre un bijou de valeur. Elle a eu tellement pitiĂ© de moi qu’elle a sorti un billet et qu’elle a payĂ© les biĂšres Ă  ma place. J’étais Ă  la fois contente qu’elle soit si gentille, mais triste de faire autant de la peine aux gens. J’en voulais au pĂšre pour cette vie. Il Ă©tait tellement content de voir ses biĂšres arriver qu’il nous a foutus la paix et qu’on a pu manger tranquillement, tous les trois avec le lapin. J’étais presque heureuse, parce que j’avais encore mon bijou, celui que maman m’avait offert, et parce que ma petite sƓur avait l’air de vraiment bien aimer le lapin et je me disais que ça rĂ©parait un peu son manque d’affection. Les jours sont passĂ©s, les semaines aussi, le lapin grandissait. Je commençais Ă  ĂȘtre contente que mon pĂšre se bourre la gueule le soir, comme ça on mangeait de plus en plus souvent sans lui, avec notre lapin. Il nous faisait bien rigoler avec sa façon de tout ronger et grignoter. Je me suis mise Ă  vraiment l’aimer aussi, ce lapin. Un vendredi, je suis allĂ©e chercher ma petite sƓur et le lapin et on est sortis chercher le courrier dans l’endroit secret qu’on avait convenu avec le facteur ; y’avait des publicitĂ©s et une lettre cachetĂ©e d’une ville que je connaissais pas, qui devait ĂȘtre loin sans doute, avec un timbre spĂ©cial, trĂšs joli. Mon cƓur a battu super vite, je savais ce que c’était. C’était elle. Notre mĂšre Mes chĂ©ries, Doris La caissiĂšre de l’épicerie, Ă  qui j’avais laissĂ© mon adresse, m’a Ă©crit pour me raconter dans quelle misĂšre je vous ai laissĂ©es. J’espĂšre que vous me pardonnerez un jour. A bientĂŽt Maman. J’ai Ă©tĂ© tellement heureuse que j’ai criĂ© et que j’ai prise ma petite sƓur dans les bras. Elle ne comprenait pas mais elle sentait ma joie mais elle sentait que j’étais heureuse alors elle a souri, par mimĂ©tisme. MĂȘme le lapin semblait glapir de joie. Je ne pouvais pas lui expliquer car elle risquait de le rĂ©pĂ©ter au pĂšre et je ne voulais prendre aucun risque qui pourrait compromettre cette Ă©vasion. J’ai mis la lettre dans ma poche et on est rentrĂ©es. Le lendemain, samedi, j’avais la journĂ©e de libre ; aprĂšs avoir tentĂ© de nettoyer la maison, je suis sortie. Ma sƓur dormait. Mes cheveux sentaient l’huile, tout comme les habits. Je n’arrivais pas Ă  enlever cette puanteur de moi, elle Ă©tait incrustĂ©e dans les murs de ma maison. Je suis revenue Ă  la maison et j’ai tout de suite sentie que quelque chose n’allait pas. Mon pĂšre matait un film porno, ma sƓur Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de lui, toute nue. Il avait une main dans son jogging dĂ©gueulasse et l’autre sur elle ; j’aimais pas ça qu’il s’excite Ă  cĂŽtĂ© d’elle, j’avais peur qu’il finisse par... avec lui, on Ă©tait jamais sĂ»r de rien. Il m’a pas regardĂ©e et il a continuĂ© sa petite affaire. Je suis allĂ©e dans la chambre et j’ai pas vu le lapin. Il est oĂč le lapin ? j’ai fait. Il m’a pas regardĂ©e, ni rĂ©pondu. Il est oĂč le lapin ? », j’ai rĂ©pĂ©tĂ©. Il a pas rĂ©pondu, ce vieux salaud. J’ai commencĂ© Ă  fouiller partout, dans toutes les piĂšces, rien, ni dans la poubelle. Je suis allĂ©e dehors, j’ai fait le tour de la maison mais aucune trace de notre lapin. Je suis rentrĂ©e, ma sƓur Ă©tait toute seule sur le canapĂ©. Il est oĂč, l’autre ?, j’ai demandĂ© Ă  ma petite sƓur. - Toilettes ». J’étais Ă©cƓurĂ©e d’ĂȘtre obligĂ©e de savoir ça et surtout que ce soit ma petite sƓur de cinq ans qui me le dise. J’imaginais le pĂšre en train de se masturber dans les Mais je devais au moins me rĂ©jouir qu’il ne se finisse pas devant elle. Il est sorti quelques minutes plus tard et avant que j’ai le temps de dire quoi que ce soit, ma petite sƓur a demandĂ© Est oĂč, lapin ? - J’ai tuĂ© cette vermine avant qu’il envahisse toute la maison. J’ai jetĂ© sa carcasse pourrie vers la boĂźte aux lettres ». J’ai criĂ©, je sais pas pourquoi, je me suis mise Ă  hurler, encore plus fort que lui. Ma petite sƓur a fait comme moi. Il l’a cognĂ©e et s’est approchĂ©e de moi pour faire la mĂȘme chose. Je suis sortie avant qu’il ait le temps de me toucher. J’ai couru jusqu’à l’emplacement dont il avait parlĂ©. J’ai vu notre petit lapereau, maculĂ© de sang, la gorge tranchĂ©e, couchĂ© dans l’herbe comme s’il dormait. Je me suis allongĂ©e Ă  cĂŽtĂ© de lui. Je pleurais tellement que j’avais des hoquets. J’ai pensĂ© Ă  ma mĂšre, que je perdais encore une fois, Ă  ce vulgaire bientĂŽt qu’elle nous avait laissĂ© dans la lettre – est-ce qu’on mĂ©ritait pas mieux ?- et qui se noyait dans le sang du lapin et j’ai pensĂ© Ă  ma sƓur, qui venait d’ĂȘtre frappĂ©e. J’ai attendu longtemps, trĂšs longtemps et j’ai enterrĂ© le lapin dans la terre. Je suis revenue Ă  la maison, pour ma petite sƓur. Elle hurlait et il marchait de long en large. Putain, calme la gamine, sinon je sais pas ce que je vais faire... » Il se passait les mains sur le visage comme s’il se contrĂŽlait pas. Elles tremblaient misĂ©rablement. J’ai pris ma sƓur dans les bras, on est allĂ©es dehors. J’ai attendu qu’elle se calme. Je l’ai assise dans l’herbe ; le soleil commençait Ă  descendre. J’ai dit Ă  ma petite sƓur Tu te souviens l’épicerie oĂč on va souvent ? Elle a hochĂ© la tĂȘte. Et bien tu vas y aller toute seule. Elle a dit non de la tĂȘte. Je l’ai prise dans mes bras. Comme une grande, une grande fille. Tu es une grande fille, hein ? Elle aimait bien ĂȘtre une grande fille. Tu vas y aller et tu vas parler Ă  Doris, tu sais la caissiĂšre. Tu lui dis qu’elle vienne vite ici. - D’accord. - Allez vas-y. » Elle s’est mise en route ; de temps en temps, elle s’arrĂȘtait et se retournait pour me regarder ; je ne bougeais pas et l’encourageais. Quand elle a Ă©tĂ© hors de vue, je suis allĂ©e dans la grange de notre voisin. Puis je suis retournĂ©e dans la maison. Il m’a pas regardĂ©, il se foutait bien de savoir ce que je faisais. J’ai dit Eteins la tĂ©lĂ©, salaud. Il a sursautĂ© de m’entendre parler comme ça mais il m’a pas Ă©coutĂ©e, il a pas Ă©teint la tĂ©lĂ©. Il s’est retournĂ© vers moi et il lorsqu’il m’a vue avec le fusil, il a sautĂ© sur ses pieds. J’ai tirĂ© un coup dans la tĂ©lĂ©, qui a volĂ© en mille morceaux Il s’est mis Ă  chialer comme un gosse. Il s’est mis Ă  genoux, et j’ai attendu un long moment. Il parlait, disait un tas de conneries sur lui et ma mĂšre, sur nous. J’écoutais plus rien, ma tĂȘte bourdonnait, j’étais arrivĂ©e au maximum de ce que je pouvais endurer. Je l’ai regardĂ©, si pathĂ©tique et j’ai pensĂ© Ă  ma sƓur, au lapin et je l’ai haĂŻ. Je voulais parler, lui dire toute la haine que j’avais pour lui mais y’a rien d’autre qui est sorti, juste t’es un putain de salaud ». Alors j’ai fermĂ© les yeux et j’ai tirĂ© sur lui, une fois, deux fois, trois fois. Il s’est effondrĂ© sur le sol. Ca a fait un bruit sourd, parce qu’il Ă©tait quand mĂȘme gros. Je suis tombĂ©e par terre, j’ai lĂąchĂ© le fusil et je crois que je me suis Ă©vanouie. Ce sont des caresses sur mon visage qui m’ont rĂ©veillĂ©e, j’ai tout de suite pensĂ© Ă  ma mĂšre. Mais c’était Doris. Elle pleurait. Ma petite sƓur Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de moi, toute fraĂźche, toute propre. J’ai balbutiĂ©, j’ai essayĂ© de parler de maman mais Doris m’a avouĂ© que c’était elle qui avait Ă©crit la lettre, pour nous rendre un peu heureuses, qu’elle Ă©tait dĂ©solĂ©e et que maintenant on allait vivre chez elle, si on voulait bien. Ma sƓur voulait, elle rĂ©pĂ©tait oui, nouvelle maman, nouvelle maman ». J’ai pleurĂ© et je me suis rendormie dans ce lit propre et frais. Quand je me suis rĂ©veillĂ©e, j’ai vu ma petite sƓur qui jouait avec un lapereau, que Doris avait dĂ» lui offrir. Elle m’a dit T’as vu il est redevenu petit ! J’ai souri, elle a souri aussi et pendant un instant, on a tout oubliĂ© et on a Ă©tĂ© heureuses.

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ï»żParoles de la chanson Ottawan Haut Les Mains lyrics Haut Les Mains est une chanson en Français Refrain Haut les mains, haut les mains, haut les mains Donne-moi ton cƓur, Donne donne-moi ton cƓur donne donne Haut les mains, haut les mains, haut les mains Donne-moi ton cƓur, donne-moi donne-moi ton cƓur Donne donne donne-moi donne-moi Je t'ai vue, je t'ai suivie, observĂ©e, analysĂ©e J'en ai conclu que tu es l'amour de ma vie J't'avais vu depuis longtemps T'as pas compris en m'espionnant Que toutes les nuits j'rĂȘve de toi dans mon lit Refrain Des yeux de lionne, un air fragile, Un maximum de sex-appeal Il est certain que tu vas faire mon bonheur Embrasse-moi tout simplement On a perdu tellement de temps En jouant aux gendarmes et aux voleurs Refrain Je serais ton RomĂ©o, ton Superman Ton super champion J't'emmĂšnerai voler vers les Ă©toiles Dans un drĂŽle d'avion Tu me plais, c'est fou c'que tu me plais Il est certain que tu vas faire mon bonheur Refrain, ad lib... CrĂ©dits parole paroles ajoutĂ©es par cki
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Dansle désordre de toutes les femmes s'empressant autour de Ruy Blas, ce qui se passe entre la reine et lui n'est remarqué de personne. 1- Aranjuez : palais du roi d'Espagne à une quarantaine de kilomÚtres de Madrid. 2- Don Gurltan : noble au service du roi et de la reine.

Aller au contenu Jusque oĂč iriez-vous pour louper l’école ? Extait du film Le faisage d’Enfantillages », bonus vidĂ©o de l’édition collector de l’album d’Aldebert Enfantillages » sorti le 27 octobre 2008. J’ai dĂ©couvert ceci sur le trĂšs bon Blog de Missmath. C’est un de mes futurs achats multimedia. En livret collector sur Amazon Navigation de l’article

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