ELOGEDE L’OISIVETE — BERTRAND RUSSELL. AINSI que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétri de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail
Je ne souhaite pas que ce blog devienne une tribune politique. Mais je ne suis pas imperméable à ce qui se passe autour de moi. Ma vie est imprégnée de mes rencontres et découvertes. La politique me passionne attention pas celle qui s'affiche à la télé et sur de nombreux journaux, la vraie, la science des affaires de la cité comme son origine étymologique en témoigne. Connaître nos origines celles de l'homme, de la vie, comprendre comment nous vivons, ce que sont les sociétés organisées, ce qu'elles deviennent, comment elles entretiennent des relations, tout cela est fondamentalement passionnant. Ainsi, les discours de nos hommes et femmes politiques y compris ceux qui s'affichent partout en ce moment et qui ont tendance à s'emmêler les pinceaux en confondant les sphères publiques et privées, ces disours donc résonnent en moi et m'interpellent. Mes lectures, mes choix de sorties, s'en trouvent souvent orientées, ou, si elles ne le sont pas, provoquent parfois des avez lu récemment dans la rubrique "Humeurs" mon opinion sur le slogan sarkozyen "travaillez plus pour gagner plus". J'avais alors tenté d'illustrer mon propos avec des ouvrages de la littérature enfantine et ce cher homonyme Jean-François, du Blog à Jef nous proposait aussi dans ce billet écrit à quatre mains deux livres et un film. J'ai lu celui qui me manquait et voilà qu'il tombe à point nommé, à l'instant même où les menaces les plus sérieuses pèsent sur une des évolutions les plus importantes de ces dernières decennies la réduction de temps de travail. Il faut dire qu'il avait fallut attendre plus de deux générations pour que à nouveau il y ait une réduction significative. En 1936, le Front Populaire diminuait de huit heures la semaine de travail en passant à 40 heures et enfin à l'aube du XXI° siècle nous gagnions encore 4 heures d'oisiveté grâce aux lois Aubry Mitterand nous avait royalement accordé une heure lors de son intronisation en arrivant à 35 heures. Pour plus détails se reporter à cet article historique sur Wikipédia. Mais cela est-il à peine tout juste suffisant que nous voilà replongés 70 ans en arrière. Et en plus on voudrait nous faire croire que les "35 heures" étaient une loi rétrograde, passéiste, une formidable erreur dans le concert des Nations. Regardez donc nos voisins ? Ils travaillent eux ! Ben oui ! Mais on dira ce qu'on voudra, j'aime bien être différent surtout quand ma qualité de vie s'en trouve améliorée. Mais voilà, il faudrait que les mentalités évoluent. Et notamment sur la question de la notion de "Travail". Il est crucial de bien définir ce concept. Je vous propose donc de lire ou relire en ces temps obscurs Bertrand Russell et son éloge de l'oisiveté. Je n'en dirais pas plus sur le livre et vous donne juste quelques extraits... Ah ! si, tout de même, il a été écrit en 1932, et publié simultanément à Londres et à New-York. Certain pourtant que les inspirateurs des lois du Front Populaire RTT, Congés payés... ont dû l'avoir sur leur table de chevêt. Il faudrait l'offir à tous ceux qui pensent que le travail libère l'homme... "En effet, j'en suis venu à penser que l'on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu'il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels." "... la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail." "Il existe deux types de travail le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière... le second, à dire à quelqu'un d'autre de le faire. Le premier type de travail est désagréable et mal payé ; le second est agréable et très bien payé." "La morale du travail est une morale d'esclave, et le monde moderne n'a nul besoin de l'esclavage."Bonne lecture...Eloge de l'oisiveté de Bertrand Russell, éditions Allia, Petite collection, Paris - 6,10 €. travaillebeaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes tra-ditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit douze mendiants Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous les vices. Comme j’étais un enfant pétri de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma …Pour parler sérieusement, ce que je veux dire, c’est que le fait de croire que le TRAVAIL en lettres majuscules dans le texte est une vertu est la cause de grand maux dans le monde moderne, et que la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail.…Il existe deux types de travail le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la Terre, ou dans le sol même ; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire. Le premier type de travail est désagréable et mal payé. Le second type est agréable et très bien payé. Le second type de travail peut s’étendre de façon illimitée il y a non seulement ceux qui donnent des ordres, mais aussi ceux qui donnent des conseils sur le genre d’ordres à donner.…Quand je suggère qu’il faudrait réduire à quatre le nombre d’heures de travail, je ne veux pas laisser entendre qu’il faille dissiper en pure frivolité tout le temps qu’il reste. Je veux dire qu’en travaillant quatre heures par jour, un homme devrait avoir droit aux choses qui sont essentielles pour vivre dans un minimum de confort, et qu’il devrait pouvoir disposer de son temps comme bon lui semble.…Autrefois, il existait une classe oisive assez restreinte et une classe laborieuse plus considérable. La classe oisive bénéficiait d’avantages qui ne trouvaient aucun fondement dans la justice sociale, ce qui la rendait nécessairement despotique, limitait sa compassion, et l’amenait à inventer des théories qui pussent justifier ses privilèges. Ces caractéristiques flétrissaient quelque peu ses lauriers, mais, malgré ce handicap, c’est à elle que nous devons la quasi totalité de ce que nous appelons la civilisation. Elle a cultivé les arts et découvert les sciences ; elle a écrit les livres, inventé les philosophies et affiné les rapports sociaux. Même la libération des opprimés a généralement reçu son impulsion d’en haut. Sans la classe oisive, l’humanité ne serait jamais sortie de la barbarie.…Les méthodes de production, modernes, nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indé Russell Elogede l'oisiveté de Bertrand Russell Un document des plus intéressants sur la relation travail / loisir Avec ce livre écrit en 1930, l'éditeur poursuit son propre éloge de la paresse, pour installer une véritable collection. Et dans ce livre comme dans les autres, c'est «la morale du travail de l'Etat esclavagiste» qui est stigmatisée, l'oisiveté étant supposée La bêtise Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres. » Bertrand Russel Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétri de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution. En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment. » Bertrand Russel Mathématicien, logicien, philosophe, Epistémologue, homme politique et moraliste britannique. "Eloge de l’oisiveté" Ed. Allia, Paris 2002Fiche Wikipedia de Bertrand Russel
BertrandRussell, Eloge de l’oisiveté, 1932 1 Quatre-vingt ans et une crise économique mondiale plus tard, notre intelligence n’a manifestement guère progressé, au contraire : si depuis lors la productivité du travail dans l’industrie et l’agriculture s’est vue grosso modo décuplée, on ne peut pas dire qu’elle ait apporté à tous confort et sécurité. L’Europe, qui
Les méthodes de production modernes nous ont la possibilité pour l’ensemble de la vie à la hausse et à la sécurité. Nous avons décidé, à la place de la surcharge de travail pour les deux parties et de la misère pour tous les autres ce que nous avons à juste titre stupide, mais il n’y a aucune raison de notre bêtise continuer éternellement. Téléchargez gratuitement le livre Eloge de l’oisiveté, publié le 18/01/2002 par l'éditeur Allia en format .epub ou .pdf. Le fichier a des 38 pages et sa taille est de 182kb fichier .epub.Télécharger .epubTélécharger .pdfAcheter chez Amazon Elogede l'oisiveté - Bertrand RUSSELL - L’Éloge de l'oisiveté est une pépite dénichée dans l’œuvre immense et protéiforme de Bertrand Russell. Dans la grande tradition des essayistes anglais (Swift, Stevenson), il manie le paradoxe pour s'attaquer aux fondements mêmes de la civilisation moderne. Derrière l'humour et l'apparente légèreté du propos se
Eloge de l'oisiveté - E-book - PDF L'Éloge de l'oisiveté est une pépite dénichée dans l'ouvre immense et protéiforme de Bertrand Russell. Dans la grande tradition des essayistes anglais... Lire la suite 3,99 € E-book - PDF Ebook Téléchargement immédiat 3,99 € Grand format Actuellement indisponible 6,20 € Vous pouvez lire cet ebook sur les supports de lecture suivants Téléchargement immédiat Dès validation de votre commande Offrir maintenant Ou planifier dans votre panier L'Éloge de l'oisiveté est une pépite dénichée dans l'ouvre immense et protéiforme de Bertrand Russell. Dans la grande tradition des essayistes anglais Swift, Stevenson, il manie le paradoxe pour s'attaquer aux fondements mêmes de la civilisation moderne. Derrière l'humour et l'apparente légèreté du propos se cache une réflexion de nature à la fois philosophique et politique qui s'exprime avec une ironie mordante "Il existe deux sortes de travail le premier consiste à déplacer une certaine dose de matière à la surface de la terre ; le second à dire à quelqu'un d'autre de le faire." Date de parution 12/12/2012 Editeur ISBN 978-2-84485-664-7 EAN 9782844856647 Format PDF Nb. de pages 48 pages Caractéristiques du format PDF Pages 48 Taille 10 004 Ko Protection num. Digital Watermarking
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