15 Une chose du moins se dĂ©gage clairement, maintes fois rĂ©pĂ©tĂ©e de diverses maniĂšres dâun bout Ă lâautre de lâenquĂȘte, Ă savoir ce que nâest pas la vĂ©ritĂ© johannique : « En tout cas, elle ne dĂ©signe ni un corps de doctrines, quâil suffirait dâassimiler intellectuellement, ni une rĂ©alitĂ© abstraite et purement
Dans la Pesanteur et la GrĂące, Simone Weil dĂ©voile son lent cheminement vers Dieu, et donc vers la vĂ©ritĂ©. Pour parvenir Ă ses fins, elle nâa de cesse de se dĂ©pouiller de tout â jusquâau moindre mot superflu dans ses aphorismes. De lâabandon de tout Ă la difficile apprĂ©hension du vide, lâhomme est-il vraiment capable dâaccĂ©der Ă la vĂ©ritĂ© ? Simone Weil En juin 1941, Simone Weil sâinstalle provisoirement chez Gustave Thibon, philosophe catholique français, qui a finalement consenti Ă lâaccepter quelques temps comme travailleuse dans sa ferme. La derniĂšre fois quâelle voit son hĂŽte, en 1942, elle lui remet un bien prĂ©cieux souvenir onze cahiers Ă©crits de sa main. Si jamais Gustave Thibon nâentend plus parler dâelle dans les trois ou quatre annĂ©es Ă venir, il aura la libertĂ© dâutiliser ces textes comme il le souhaite. Câest ainsi quâest nĂ©e cinq annĂ©es plus tard la Pesanteur et la GrĂące. Le caractĂšre posthume de cette publication pourrait a priori nous gĂȘner par certains aspects â choix et ordre des aphorismes laissĂ©s aux soins de Thibon â, en fait il nâen est rien. LâinterprĂ©tation de lâĆuvre de Simone Weil ne laisse ici que peu de doutes. Et ce, quelle que soit la place des aphorismes dans le recueil. Il sâagit lĂ de la marque dâune pensĂ©e simple et cohĂ©rente, comprĂ©hensible sans contexte, ni notes explicatives de lâauteur. Câest le signe dâune rĂ©flexion atemporelle, et mĂȘme, Ă©ternelle. Ces courtes rĂ©flexions font Ă©tat, en toute humilitĂ©, de lâavancĂ©e de Simone Weil dans sa quĂȘte de la vĂ©ritĂ©. Ă leur lecture, on dĂ©couvre que cette recherche de la vĂ©ritĂ© passe par un cheminement exclusivement personnel, propre Ă chacun. La philosophe nous dĂ©blaye cependant dĂ©jĂ une partie de la route, en nous livrant, Ă grands traits, les indications pour trouver le vrai et le bien. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien » La premiĂšre Ă©tape que propose Simone Weil se rĂ©sume en peu de mots le dĂ©tachement de tout. Absolument tout. Il faut dâabord renoncer Ă toute forme de biens matĂ©riels. Ceux-ci doivent ĂȘtre abandonnĂ©s en raison de leur superficialitĂ© et de leur contingence, mais surtout du fait de la dangerositĂ© du lien qui les relie aux biens spirituels. Elle explique en effet quâil faut les concevoir et les sentir comme conditions de biens spirituels exemple la faim, la fatigue, lâhumiliation obscurcissent lâintelligence et gĂȘnent la mĂ©ditation et nĂ©anmoins y renoncer ». Il est intĂ©ressant de constater que, chez Simone Weil, la radicalitĂ© de ses idĂ©es va jusquâĂ mettre en danger lâexistence mĂȘme de sa pensĂ©e. Câest parce quâelle sait que les biens matĂ©riels â qui englobent pour elle les besoins Ă©lĂ©mentaires humains tels que lâalimentation ou le sommeil â peuvent porter atteinte Ă ses facultĂ©s spirituelles quâelle dĂ©cide dây renoncer. Gustave Thibon Cela fait partie de son projet global de renoncer Ă tout ce qui existe. Tout y passe le temps, qui nous pervertit en nous laissant une possibilitĂ© dâimagination et donc un Ă©chappatoire Ă notre malheur, mais aussi lâobjectivation du dĂ©sir, ou encore le je ». Ă propos de ce tout dernier point, elle affirme sans dĂ©tour quâ il nây a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je ». Il sâagit bien ici dâun suicide philosophique, conçu comme condition pour accĂ©der Ă la vĂ©ritĂ©. LâĂ©tape suprĂȘme, aprĂšs mĂȘme la destruction du je », consistera Ă renoncer aux autres, Ă la vie sociale. Elle lâĂ©nonce ainsi Il ne faut pas ĂȘtre moi, mais il faut encore moins ĂȘtre nous. » Dâune difficultĂ© suprĂȘme â justement parce que lâamour dâautrui ou lâattachement aux autres semble ĂȘtre une forme de renoncement de soi â cette Ă©tape est pourtant indispensable. Simone Weil Ă©crit en effet que la sociĂ©tĂ© est la caverne, la sortie est la solitude ». La lumiĂšre de lâhomme se trouve en dehors de la sociĂ©tĂ©. Il faut donc parvenir Ă sâen extraire pour pouvoir en jouir. Ce dĂ©tachement radical de lâexistence nâa quâun but atteindre le malheur, la solitude, la misĂšre. Autrement dit, le vide. Le vide sâavĂšre ĂȘtre un concept fondamental dans lâĆuvre de Simone Weil, car il est le seul Ă©tat humain qui permette lâaccĂšs Ă la vĂ©ritĂ©. Le vide est ce qui permet Ă Dieu dâaimer lâhomme. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. Ă mesure que je deviens rien, Dieu sâaime Ă travers moi. » Dieu, la VĂ©ritĂ© et le Bien Une fois le vide installĂ©, il ne reste plus quâĂ attendre Dieu. Ce vide laisse toute la place nĂ©cessaire Ă Dieu pour nous aimer, justement parce que le champ est complĂštement libre et que la moindre parcelle de notre corps et de notre esprit est tournĂ©e vers lui. Or si Dieu parvient Ă nous aimer, il faut en dĂ©duire que nous devons nous aimer Ă©galement Ce nâest pas parce que Dieu nous aime que nous devons lâaimer. Câest parce que Dieu nous aime que nous devons nous aimer. Comment sâaimer soi-mĂȘme sans ce motif ? » Si lâamour de soi qui rĂ©sulte de lâamour de Dieu pourrait paraĂźtre, Ă premiĂšre vue, Ă©trange compte tenu du premier mouvement de destruction du je », il faut bien garder Ă lâesprit que cet amour de soi ne peut intervenir que par le biais de Dieu. Câest comme crĂ©ature aimĂ©e par Dieu que nous pouvons nous aimer. Et pour pouvoir ĂȘtre digne de cet amour, il est nĂ©cessaire dâĂȘtre purifiĂ© de tout, jusquâĂ perdre la seule trace apparente de son existence, le je ». Reste Ă savoir comment dĂ©celer cet amour de Dieu. Comment reconnaĂźtre Dieu ? La philosophe explique tout simplement que le monde en tant que tout Ă fait vide de Dieu est Dieu lui-mĂȘme ». Cela confirme encore une fois que le vide est effectivement nĂ©cessaire Ă la manifestation divine. Câest dans lâabsence de tout, et donc de lui-mĂȘme aussi, que Dieu apparaĂźt. La descente du Saint-Esprit de Titien Quid de la vĂ©ritĂ© dans tout cela ? Pour le comprendre, il faut bien saisir ce que Simone Weil entend par Dieu ». Plus quâun Dieu chrĂ©tien, câest un symbole de la transcendance. Câest lâimage suprĂȘme de ce qui peut transcender lâhomme. Ce Dieu semble finalement faire rĂ©fĂ©rence Ă la vĂ©ritĂ© et au bien absolu, comme seules idĂ©es capables de transcender lâhomme. Que la lumiĂšre Ă©ternelle donne, non pas une raison de vivre et de travailler, mais une plĂ©nitude qui dispense de chercher cette raison » Ă©crit-elle dans lâun de ses derniers aphorismes. La recherche du vrai et du bien serait capable de procurer Ă lâhomme cette plĂ©nitude » quâelle Ă©voque, justement parce que cette quĂȘte ne peut procurer de rĂ©elle raison de vivre et de travailler ». La recherche de la vĂ©ritĂ© et du bien passe par le cheminement intĂ©rieur dĂ©crit en premier lieu, pour arriver au vide et par-lĂ Ă Dieu et Ă lâamour de soi. Telle est la seule plĂ©nitude ». La grĂące seule le peut » Ă quoi pourrait donc ressembler une vie menĂ©e par cette quĂȘte de la transcendance, cette recherche de Dieu ? Elle induit, dĂ©jĂ , la solitude. Lâattachement aux autres nous dĂ©tourne inĂ©vitablement du bien absolu car câest le social qui jette sur le relatif la couleur de lâabsolu ». Or il nây a rien de pire que de confondre bien relatif et bien absolu, puisquâentre les deux il nây a pas une diffĂ©rence de degrĂ©, mais bien de nature. Lâun, le premier, est le contraire du mal, lâautre ne peut se concevoir que par lui-mĂȘme, il est absolu. Il faut absolument chercher la solitude pour pouvoir prendre conscience de ce bien absolu. Autrement dit, nous revenons Ă ce que nous Ă©voquions plus haut la sortie de la caverne passe par la solitude. La quĂȘte de la vĂ©ritĂ© est Ă©galement faite de limite â surtout parce que lâinfini renvoie au plaisir, or tout plaisir est Ă bannir de sa vie. Ainsi, elle prĂŽne une vie mesurĂ©e et limitĂ©e en ces termes [âŠ] Un, le plus petit des nombres. âLe un qui est lâunique sageâ. Câest lui lâinfini. Un nombre qui croĂźt pense quâil sâapproche de lâinfini. Il sâen Ă©loigne. Il faut sâabaisser pour sâĂ©lever. Si 1 est Dieu, â est le Diable. » Se limiter, câest prendre conscience de la finitude des choses et par-lĂ , de nous-mĂȘmes. Cela nous aide Ă©galement Ă concevoir la mort plus sereinement puisque, par certains aspects, nous sommes Ă lâorigine de notre mort. La limite, câest le contrĂŽle de tout. Finalement, câest au plus simple quâil faut rĂ©duire sa vie. Dâune façon extrĂȘme â jusquâau vide. Et câest bien lĂ toute la difficultĂ©. Il faut accĂ©der au vide, et cependant le supporter, sây engouffrer. Ne pas exercer tout le pouvoir dont on dispose, câest supporter le vide. Cela est contraire Ă toutes les lois de la nature la grĂące seule le peut. »
LadĂ©monstration est un procĂ©dĂ© permettant de conclure la vĂ©ritĂ© dâune proposition Ă partir de prĂ©misses vraies. Mais pour Ă©tablir la vĂ©ritĂ© des ses prĂ©misses, il faudrait Ă leur tour les dĂ©montrer, ce qui nous engagerait dans une rĂ©gression sans fin, chaque prĂ©misse dĂ©montrĂ©e sâappuyant sur des prĂ©misses antĂ©rieures.
Faire face aux doutes dans le coupleAccepter lâinconnuĂviter lâidĂ©alisation de lâautreDouter suite Ă une sĂ©paration douloureuseDouter de ses propres sentimentsChercher Ă ĂȘtre bien dans son couplePrendre soin de vos rapports avec votre partenaire Au dĂ©but de la relation, tout semble Ă©vident. Vous avez lâimpression que vos vies sâentremĂȘlent sans aucun partenaire a plein de qualitĂ©s complĂ©mentaires et vous sentez que câest le bon ou la bonne !Mais aprĂšs quelque temps, ses dĂ©fauts vous paraissent de plus en plus importants, vous vous disputez plus souvent. Vous le sentez jâai des doutes sur mon couple ».Mais que faire face Ă ces doutes ? Lâimportant câest avant tout dâen comprendre lâ pourrait sâagir dâun problĂšme dans votre couple. Mais il pourrait Ă©galement sâagir de doutes personnels qui viennent sâimmiscer dans la pour cette raison quâun travail sur soi ainsi quâun engagement dans le couple sont garder votre copine, il faut accepter ces incertitudes et tenter de les naviguer sans trop affecter votre beaucoup de patience et une bonne dose de communication, vous dĂ©couvrirez que ces doutes font partie de la dynamique de nombreux couples. Petit apartĂ©, savez-vous qu'il est possible de dĂ©terminer en 2 minutes vos chances de reconquĂ©rir votre ex ? GrĂące Ă un quiz Ă©laborĂ© par notre Ă©quipe dâexperts, vous pourrez accĂ©der Ă des rĂ©sultats et conseils personnalisĂ©s pour VOTRE reconquĂȘte amoureuse. Notre quiz unique vous permettra Ă©galement d'accĂ©der Ă une formation gratuite animĂ©e par Antoine, Ă des contenus inĂ©dits qui vous seront transmis directement par email, ou encore dâobtenir un rendez-vous avec lâun de nos conseillers. Alors, quâattendez-vous pour prendre en main votre reconquĂȘte ? Les comprendre permet souvent de les dissiper. Et si certains restent, vous devez apprendre le lĂącher-prise et Ă apprĂ©cier le moment. Sans cela, les doutes pourraient ternir chaque instant Ă face aux doutes dans le coupleVous dĂ©plorez le doute sâinstalle dans mon couple ».Mais cette situation est parfois simplement la rĂ©pĂ©tition dâun mĂȘme scĂ©nario Ă travers chacune de vos dĂ©but, vous ĂȘtes enthousiaste, mĂȘme comblĂ©e par votre couple et votre aprĂšs quelque temps, des doutes apparaissent sur vos sentiments. Vous commencez Ă ĂȘtre agacĂ©e par ses comportements et tentez de le ou la scĂ©nario vous semble familier ? Câest parce quâil est reproduit pas de nombreuses personnes en couple. DĂšs que vous rĂ©alisez jâai des doutes sur mon couple », vous cherchez Ă mettre une certaine distance avec lâautre. Vous voulez Ă©galement tester sa rĂ©action. Cette attitude parfois inconsciente peut ĂȘtre particuliĂšrement nĂ©faste Ă votre couple. Jâai des doutes sur mon homme, je nâarrive pas Ă lui faire confiance ».En repoussant lâautre, vous cherchez Ă©galement Ă tester son quâil ou elle va partir et confirmer vos peurs ?Ce nâest cependant pas un test valide. Si lâautre ne comprend votre attitude, et est mĂȘme blessĂ© par celle-ci, il ou elle nâaura probablement pas une bonne rĂ©action. PlutĂŽt que de laisser les doutes vous envahir, communiquez avec votre nâavez pas besoin de faire une liste exhaustive de tout ce dont vous simplement de votre relation et faites-en le exercice est important pour comprendre les attentes et envies de chacun dans la un bon moyen de consolider votre couple et de sâassurer que vous ĂȘtes sur la mĂȘme longueur dâ lâinconnuUn problĂšme commun Ă de nombreux couples est la peur de lâ ne peut pas ĂȘtre planifier dans une relation. Les gens grandissent et leurs envies Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs peuvent Ă©galement perturber votre couple. Mais ĂȘtre en couple, câest aussi braver lâinconnu Ă ne pourrez pas toujours tout savoir, sur votre situation ou sur votre y a donc toujours une part dâinconnu, par rapport Ă laquelle il faut pratiquer le de nombreux cas, vous vous dites jâai des doutes sur mon couple », parce que vous avez peur de vous engager dans la craignez de vous abandonner corps et Ăąme Ă une relation sans cette peur est normale, et mĂȘme partagĂ©e par de nombreuses personnes, câest loin dâĂȘtre une base solide sur laquelle construire votre lĂącher-prise est nĂ©cessaire dans une est utopique de chercher Ă ĂȘtre aimĂ© en proportion de ce que vous donnez Ă lâ un couple, chacun a sa façon de concevoir la relation et les signes dâ rĂ©guliĂšrement de ce que vous et votre partenaire avez besoin au quotidien est de façon concrĂšte pour Ă©viter les quiproquos ou le manque dâattention de votre de douter dans son couple, câest donc accepter que vous nâavez pas la mĂȘme façon de montrer de lâaffection lâun envers lâ vous allez faire quelque chose dâimportant pour votre partenaire, et il ou elle ne pourrait pas sâen rendre peut arriver bien si vous avez lâimpression quâil existe un dĂ©calage profond entre votre engagement et celui de lâautre, nâhĂ©sitez pas Ă en pas pour un ton accusateur mais cherchez plutĂŽt Ă exprimer vos peurs et votre lâidĂ©alisation de lâautre Jâai des doutes sur mon couple, je ne sais pas si mon partenaire est idĂ©ale ».Certains gardent des doutes dans leur relation parce quâils nâont pas encore renoncĂ© Ă une forme dâ hommes et ces femmes sont encore en quĂȘte de la femme parfaite et du prince les sites de rencontre, la pilule et la normalisation du divorce, les relations ont changĂ© radicalement ces derniĂšres semble presque absurde que les gens croient encore aux contes de il existe toujours un certain besoin dâidĂ©aliser son partenaire. Mais parfois cette attitude est poussĂ©e Ă lâextrĂȘme pour combler ses propres maintenir cette image figĂ©e de lâautre et du couple nâest pas toujours possible. Pire Ă la moindre divergence entre cet idĂ©al et la rĂ©alitĂ©, vous commencez Ă douter de la relation. Vous reprochez Ă lâautre de ne pas correspondre Ă cet ĂȘtre parfait. Dans dâautres cas, vous associez ces diffĂ©rences Ă une cause extĂ©rieure comme le travail. Vous nâavez alors pas Ă remettre en cause votre de cette dynamique va entraĂźner un changement important dans votre le couple va nĂ©cessiter le deuil de ce ou cette partenaire pourrez ainsi apprendre Ă apprĂ©cier la personne que vous avez en face de vous mais Ă©galement le chemin que vous avez vos diffĂ©rences pour prĂ©server votre relation est une Ă©tape importante dans votre suite Ă une sĂ©paration douloureuseVous avouez jâai des doutes sur mon couple, jâai peur que ce soit comme ma derniĂšre relation ».Beaucoup de gens ont tendance Ă comparer leur couple Ă ceux quâils ont construits craignent de vivre la sĂ©paration Ă nouveau et se focalisent sur les problĂšmes quâils rencontrent dans la couple est diffĂ©rent, Ă travers chaque rencontre, chaque relation, nous changeons un apprenons de nos erreurs et nous mĂ»rissons. Il nâest donc pas bon de comparer lâune et lâautre risquez alors de ne voir que le nĂ©gatif et de laisser le doute prendre le contrĂŽle. Gardez vos anciennes relations en tĂȘte pour Ă©viter de commettre les mĂȘmes erreurs mais ne les laissez pas crĂ©er un doute en dans une relation implique dâĂȘtre confiant en son avenir. Si vous partez avec une apprĂ©hension automatique, vous risquez dâempĂȘcher votre couple dâavancer et de semer le doute chez votre de ses propres sentimentsSi vous nâabordez jamais la question de votre doute amoureux, celui-ci peut continuer de prendre en importance. Vous remettez alors en question vos propres sentiments. Ces craintes peuvent exprimer une peur de lâinconnu, ou un manque de communication. Mais il arrive Ă©galement quâelles symbolisent la disparition de votre attachement envers votre vous rendez ainsi compte que vous nâavez plus de sentiments envers votre homme ou votre femme. LâindiffĂ©rence semble ĂȘtre votre seule expression et chaque jour vous Ă©loigne encore plus lâun de lâautre. Dans un tel cas, il est important de faire le point sur la petits griefs jamais avouĂ©s peuvent progressivement Ă©roder votre couple, en dĂ©truire les le bilan de la relation est un bon moyen de rĂ©aliser les perceptions de chacun. Vous vous demandez ensuite les sentiments peuvent-ils revenir ? ».Oui, si aprĂšs le bilan, vous recherchez encore la mĂȘme chose dans la va demander du temps et de la patience mais vous pourrez progressivement reconstruire votre cela, lâengagement et lâhonnĂȘtetĂ© doivent ĂȘtre Ă la base de vos de cette crise permet gĂ©nĂ©ralement de consolider le couple. Mais cela nâest malheureusement pas toujours pourriez aussi douter des sentiments de lâautre. Dans un tel cas, des signes avant-coureurs peuvent vous alarmer et vous craignez que la relation bat de lâaile. Il est Ă©galement possible que vous projetiez vos peurs sur lâ Ă ĂȘtre bien dans son couple Jâai des doutes sur mon couple, comment les Ă©liminer ? ». Il nâest pas facile de contrer ses peurs. Les plus irrationnelles sont parfois les plus enracinĂ©es. La question devient alors plutĂŽt comment faire pour ĂȘtre bien dans son arrĂȘter dâĂȘtre en plein doute sur son couple, vous devez apprendre Ă ĂȘtre plus Ă lâaise avec votre cela, la premiĂšre rĂšgle est bien entendu une bonne communication. Si cette derniĂšre est si importante dans votre couple, câest parce quâelle joue un rĂŽle intrinsĂšque dans votre permet de comprendre les besoins de votre partenaire ainsi que ses un outil indispensable pour augmenter lâintimitĂ© dans le couple et surmonter les crises qui le communication, il nâest pas possible de rĂ©soudre vos problĂšmes. Mais bien plus que parler, il faut pouvoir avoir un dialogue constructif et savoir quand les paroles ne fonctionnent connaissance est loin dâĂȘtre innĂ©e. Elle sâaccumule avec le temps, au fur et Ă mesure que la relation un processus lent mais aux rĂ©compenses soin de vos rapports avec votre partenaireAu mĂȘme titre que la communication, la complicitĂ© permet dâĂ©liminer certains doutes dans votre obligations professionnelles importantes, un manque de temps et dâattention crĂ©ent gĂ©nĂ©ralement un manque de son son absence, vous commencez Ă craindre jâai des doutes sur mon couple ».Pour renverser cette situation, il suffit dâaugmenter la complicitĂ© dans son couple. Ce nâest bien sĂ»r pas une opĂ©ration facile, rĂ©alisable en quelques complicitĂ© se crĂ©e au fil du temps dans le couple. Elle croĂźt en mĂȘme temps que la confiance entre vous et votre conjointe.Elle ne grandit cependant pas dâelle-mĂȘme et demande un certain engagement de la part des deux vous avez lâimpression de ne jamais vous voir, essayez de comparer vos agendas pour trouver des moments rien quâĂ pouvez dĂ©cider de faire une activitĂ© spĂ©cifique qui vous intĂ©resse ou simplement vous reposer. LâintĂ©rĂȘt est de prendre le temps dâĂȘtre ensemble, de discuter et de vraiment Ă©couter lâautre. Avant de partir, que diriez-vous de connaĂźtre vos chances de reconquĂ©rir votre ex ? Le rĂ©sultat de ce quiz vous permet enfin de savoir par oĂč commencer dans votre reconquĂȘte. Obtenez votre rĂ©sultat en un temps record grĂące Ă ce test Ă©laborĂ© par notre Ă©quipe dâexperts.
PeutĂȘtre le scepticisme est-il un moment nĂ©cessaire de la vie de la conscience ; peut-ĂȘtre mĂȘme est-il nĂ©cessairement tentant ; pour Hegel cependant, la conscience renoncerait Ă elle-mĂȘme si elle en faisait autre chose qu'une Ă©tape, parce qu'elle se couperait sans remĂšde de la vĂ©ritĂ©. Le sceptique jette le bĂ©bĂ© avec l'eau du bain : par crainte de se tromper, il renonce Ă la
Restitution du dĂ©bat â CafĂ©-philo de Chevilly-Larue 22 janvier 2011 ThĂ©o van Rysselberge. La lecture. 1903 Animateurs Guy Pannetier â Danielle Vautrin â Guy Philippon Introduction France Laruelle. ModĂ©rateur AndrĂ© Sergent. ThĂ©o van Rysselberghe. 1903. Introduction Chacun dâentre nous interprĂšte constamment, au point quâon peut dire quâon est en train dâinterprĂ©ter et que câest une maniĂšre ordinaire et fondamentale dâĂȘtre. InterprĂ©ter le rĂ©el, câest la maniĂšre la plus banale de sây rapporter. Je prendrai pour exemple quelque chose de trĂšs courant en regardant le ciel pour essayer de deviner le temps quâil va faire, on interprĂšte lâĂ©tat du ciel. InterprĂ©ter, câest donner une signification Ă un phĂ©nomĂšne rĂ©el ou imaginaire, quel quâil soit, câest un des moments fondamentaux de la comprĂ©hension. Toute communication implique et suppose la facultĂ© de savoir donner un sens aux mots, aux choses, aux signes, aux situations. InterprĂ©ter, câest donc dâabord comprendre et Ă©ventuellement expliquer ce quâil y a dâobscur et/ou dâambigu, dans un Ă©crit, une loi, une action, un comportement. Le danger de lâinterprĂ©tation, câest le risque de perdre le sens original du sujet en lui donnant une autre signification pouvant aboutir Ă des malentendus, voire mĂȘme Ă des catastrophes. En latin, le mot traduit par interprĂšte » dĂ©signe un mĂ©diateur, un intermĂ©diaire, un agent entre deux parties, puis par extension, celui qui explique, le traducteur. Au théùtre, câest tenir un rĂŽle en restituant le mieux possible les intentions de lâauteur et du metteur en scĂšne. En musique, câest jouer une piĂšce musicale en tentant de susciter une Ă©motion en respectant lâĆuvre. Par exemple, Glenn Gould a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme interprĂšte de gĂ©nie en jouant Ă sa façon des morceaux de grands compositeurs. Comme en musique, le commentateur dâune Ćuvre dâart, que ce soit en peinture, en architectureâŠ, sâexprime non seulement en fonction de ses connaissances rĂ©elles, mais aussi en faisant intervenir plus ou moins malgrĂ© lui ses sentiments personnels ; on peut dire quâil interprĂšte lâĆuvre Ă travers ses Ă©motions. On a encore affaire Ă lâinterprĂ©tation lorsquâil sâagit de prĂ©ciser la signification dâun texte. Lorsque celui-ci est considĂ©rĂ© comme sacrĂ©, lâinterprĂ©tation de son sens se nomme exĂ©gĂšse et celui qui conduit lâexplication est lâexĂ©gĂšte. LâinterprĂ©tation est Ă©galement prĂ©sente dans le langage des signes et lâon comprend lâabsolue nĂ©cessitĂ© du geste pur. Le savant se doit dâinterprĂ©ter les phĂ©nomĂšnes quâil observe ou quâil provoque dans le cadre de lâexpĂ©rience scientifique. Le sociologue interprĂšte des donnĂ©es statistiques reflĂ©tant une pratique sociale. Le psychologue interprĂšte des pensĂ©es, des comportements. Le journaliste interprĂšte partiellement lâinformation quand il exprime ses sentiments personnels sur un Ă©vĂšnement ; il quitte lĂ , son rĂŽle dâinformateur pour celui de commentateur. On comprend quâinterprĂ©ter nâest pas une activitĂ© rĂ©servĂ©e aux spĂ©cialistes. Chacun de nous a le devoir de comprendre ce quâil lit, ce quâil entend, ce quâil voit, pour sâexprimer, afin de limiter ou dâĂ©viter les risques dâune mauvaise interprĂ©tation. Donc, on a vu que lâinterprĂ©tation Ă©tait par dĂ©finition plurielle, quâelle entraĂźnait de multiples questions. Pour ma part, quand jâai prĂ©parĂ© ce sujet, je mâen suis posĂ© quelques-unes Quâest-ce qui peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© ? Pourquoi a-t-on besoin de donner du sens ? Quâest-ce quâune bonne ou une mauvaise interprĂ©tation ? Faut-il se mĂ©fier de la multiplicitĂ© de lâinterprĂ©tation ? Faut-il favoriser la libertĂ© de lâinformation ? Je termine avec cette citation de Jacques Lacan LâinterprĂ©tation nâa pas plus Ă ĂȘtre vraie que fausse, elle a Ă ĂȘtre juste ». DĂ©bat G Pour illustrer le thĂšme de ce dĂ©bat, je voudrais partir de quelques expĂ©riences personnelles. Quand jâĂ©tais dans lâassociation Amnesty International, lors des congrĂšs, nous avions des interprĂštes qui nous restituaient les discours en anglais par la traduction simultanĂ©e. Je comprenais, mais je mettais lâoreillette ; pour moi, il Ă©tait extrĂȘmement important que lâinterprĂšte traduise au plus prĂšs de ce qui avait Ă©tĂ© dit. Ce qui comptait pour moi câĂ©tait sa fidĂ©litĂ© Ă la parole de lâorateur. Un jour, je parlais Ă mon beau-frĂšre, qui est bassoniste professionnel. Il me disait Un bon musicien est celui qui interprĂšte le plus fidĂšlement possible la partition telle quâelle a Ă©tĂ© Ă©crite par le compositeur. Le musicien lui nâinvente rien. Sinon, ce nâest pas un musicien, mais un compositeur. Son interprĂ©tation est au service de la musique. Jâaime Ă©couter Glenn Gould dans les sonates de Haydn, mais Glenn Gould fait du Glenn Gould, pas du Haydn; il nâest pas seulement un musicien, mais un crĂ©ateur. Il personnalise. Par ailleurs, pour ce qui concerne la transmission historique, il me semble que lâinterprĂ©tation de lâhistorien doit se faire au plus prĂšs des faits, des tĂ©moignages, des documents dâarchives et des Ă©tudes qui ont prĂ©cĂ©dĂ© ; elle doit restituer au mieux la vĂ©ritĂ©. Si lâon reconstruit lâhistoire Ă sa maniĂšre, on nâest plus un historien, mais un politique ou un rĂ©visionniste ». Lâhistorien doit, Ă mon avis, comme lâinterprĂšte ou le musicien, sâeffacer pour laisser toute la place Ă son sujet. Il a quelque chose Ă transmettre, ce qui rend humble au niveau de lâĂ©go. De mĂȘme pour le journaliste. Pour moi, un bon journaliste ne donne pas son avis, mais essaie de retransmettre lâinformation au plus prĂšs de la vĂ©ritĂ©, ce qui demande un travail dâinvestigation et dâenquĂȘte et pas seulement un avis personnel. Il me semble que le thĂšme de ce cafĂ©-philo pose la question de la vĂ©ritĂ©, de la subjectivitĂ© et de lâobjectivitĂ©. On sait que lâobjectivitĂ© totale est impossible et que la composante personnelle de lâindividu entre toujours un peu en ligne de compte dans tout ce quâil fait, mais il me parait important dâessayer dây tendre et dâĂȘtre le moins subjectif possible, sauf dans la crĂ©ativitĂ© et quand on ne parle quâen son nom. A travers ces exemples, vous aurez compris que jâattends de lâinterprĂ©tation quâelle ne fausse pas la vĂ©ritĂ©, mais quâelle la serve et que le but de lâinterprĂšte nâest pas de se mettre en avant, mais de mettre en valeur son sujet avec le moins de parti pris possible. Il est clair que dans la crĂ©ation, on est dans une autre perspective, mais lâon nâest plus dans lâinterprĂ©tation. G Je retiens de lâintroduction Toujours essayer de privilĂ©gier le sens original » ; mais quelquefois, prĂ©tendre dĂ©tenir quel fut le rĂ©el sens original, paraĂźt ĂȘtre une gageure. On a Ă©galement Ă©voquĂ© lâinterprĂ©tation de lâhistoire et de restituer au mieux la vĂ©ritĂ© ». On peut rappeler quâon nâĂ©crit toujours que lâhistoire des vainqueurs et on réécrit sur les premiers documents existants, donc rarement Ă partir de sources variĂ©es pour une re-vision » Notre approche philosophique nous amĂšne Ă un certain recul quant au concept de la vĂ©ritĂ©. BientĂŽt en mars 2011, notre dĂ©bat portera sur le courant des Sceptiques, en se dĂ©fiant toutefois du relativisme ». G Effectivement, cette question Est-ce quâil existe une vĂ©ritĂ© ? » reste primordiale. Si lâon reprend la question initiale InterprĂ©ter, est-ce fausser la vĂ©ritĂ© ? », câest quâon a admis dâemblĂ©e quâil existait une vĂ©ritĂ© ». En fonction de lâangle dâapproche, lâhistoire est diffĂ©rente ; de fait, il y a parfois plusieurs vĂ©ritĂ©s. Paul ValĂ©ry, dans ses vers, privilĂ©gie la forme sur le sens. Ainsi, dans trois vers de La jeune Parque, il nous laisse le choix de notre vĂ©ritĂ© [âŠ] / Cette main, sur mes traits quâelle rĂȘve dâeffleurer, / Distraitement docile Ă quelque fin profonde, / Attend de ma faiblesse une larme qui fonde, / [âŠ] ». Qui a compris que fonde » signifiait que la larme fond, ou quâune larme fonde, soit fondatrice » ? Mes vers, dit-il, ont le sens quâon leur prĂȘte. G Lorsquâon regarde dans un dictionnaire, une des premiĂšres dĂ©finitions dâinterprĂ©ter nous renvoie au rĂȘve, oĂč il nâexiste pas de vĂ©ritĂ©. Dans interprĂ©ter, on est lâintermĂ©diaire entre quelque chose et celui Ă qui on veut transmettre. On peut interprĂ©ter aussi pour soi-mĂȘme. Il y a des domaines, comme la loi, par exemple, oĂč pour le spĂ©cialiste, câest clair, mais pas pour les profanes ; il faut interprĂ©ter, rendre accessible, vulgariser. Dans lâinterprĂ©tation, que mettons-nous de nous-mĂȘmes ? Comment rester le plus neutre possible, coller au plus prĂšs. Plus le sujet au dĂ©part est flou, plus il ouvre la porte Ă de possibles interprĂ©tations toujours ces possibles vĂ©ritĂ©s. Pour un texte Ă©crit, on parle de traducteur, oralement, on parle dâinterprĂšte. Est-ce que lâoral serait moins fiable que lâĂ©crit ? Dâune langue Ă une autre, comment ĂȘtre totalement fidĂšle ? Cela rĂ©clame du traducteur, de lâinterprĂšte, une certaine Ă©thique. G Dans interprĂ©ter », jâentends inter » et prĂȘter » La deuxiĂšme partie du mot nous dit quâon prĂȘte » dans une lecture une intention, une traduction, une couleur, un sens. Donc, il y a des nuances entre lire et interprĂ©ter, interprĂ©ter et voir, interprĂ©ter et comprendre. Ce que je dis moi de la chose nâest pas ce qui est la chose. G Je ne suis pas trop dâaccord avec lâexpression Il y a plusieurs vĂ©ritĂ©s ». Non, il y a gĂ©nĂ©ralement une vĂ©ritĂ© et plusieurs interprĂ©tations ; la vĂ©ritĂ© existe, mais on ne peut lâapprocher quâĂ travers des interprĂ©tations. Lâimportant, câest de savoir comment on va lâapprĂ©hender, la percevoir, la comprendre. On ne peut pas confondre les versions de la vĂ©ritĂ© et la vĂ©ritĂ©. Quand câest un Ă©metteur qui transmet, ce quâil a vu Ă travers son prisme dĂ©formant, ça nâa rien Ă voir avec lâĂ©vĂšnement lui-mĂȘme. On doit tenir compte de tous les tĂ©moignages pour quâon arrive Ă approcher un peu la vĂ©ritĂ©. G On a dit que lâinterprĂšte, le musicien, devaient sâeffacer devant lâĆuvre, ĂȘtre au plus prĂšs. Câest une erreur. Si câĂ©tait ça, on nâaurait jamais eu MoliĂšre, La Fontaine, La BruyĂšre, parce quâils ont adaptĂ©, fait du nouveau, fait quelque chose de fantastique. Dans une soirĂ©e oĂč il y a avait un orchestre tzigane et un orchestre yiddish, Ă la fin, chacun a jouĂ© un morceau avec lâautre, cela a Ă©tĂ© gĂ©nial ! On peut faire quelque chose de plus grand. Câest de lâadaptation. Quand on adapte une piĂšce du théùtre anglais, on nâest pas au plus prĂšs. La fidĂ©litĂ© totale au modĂšle original nâest pas obligatoire. G InterprĂ©ter peut donner une nouvelle vĂ©ritĂ© Ă une Ćuvre, une vĂ©ritĂ© que lâauteur nâavait pas vue, une autre dimension. G InterprĂ©ter en donnant une nouvelle dimension nâest pas un mensonge en soi. Câest quelque chose qui est autorisĂ© dans les arts, on parle de licence poĂ©tique ou littĂ©raire. Lâart ce beau mensonge permet de crĂ©er dâautres vĂ©ritĂ©s. G Jâai vu il y a quelques annĂ©es Le cercle de craie caucasien » de Bertolt Brecht. Depuis, jâai achetĂ© lâĆuvre, le livre officiel, et je nâai pas retrouvĂ© la poĂ©sie qui mâavait alors enthousiasmĂ©e. Alors, câest vrai quâinterprĂ©ter nâest pas traduire et que lire est diffĂ©rent dâentendre jouer. G Il y a toujours des vĂ©ritĂ©s provisoires, elles ne sont pas forcĂ©ment pour neuf milliards dâĂȘtres humains, mais assez suffisantes pour un moment de vĂ©ritĂ© de quelques-uns. G Outre lâinterprĂ©tation des rĂȘves, des propos, dâun texte, nous interprĂ©tons aussi un discours, une image, un regard, un geste. On interprĂšte mĂȘme le silence ! Nous savons quâinterprĂ©tation nâest pas explication ; celle-ci Ă©voque la cause, alors quâinterprĂ©ter serait donner le sens. Le sens ne peut ĂȘtre lâexplication de la cause. Pour quâune interprĂ©tation soit garantie comme fidĂšle Ă cent pour cent, il faudrait rĂ©unir bien des Ă©lĂ©ments. Dâabord, mettre tous le mĂȘme sens sous les mĂȘmes mots, cela nâexiste pas. Que nous soyons totalement dĂ©tachĂ©s de nos opinions et croyances, qui sont le fond de notre individualitĂ©, cela ne paraĂźt pas possible non plus. Il faudrait Ă©galement que celui qui est le rĂ©cepteur de lâinterprĂ©tation ait la mĂȘme grille de lecture que lâĂ©metteur, quâil soit inaccessible Ă toute subjectivitĂ©. A partir de lĂ , mĂȘme avec la meilleure volontĂ©, comment interprĂ©ter sans que quelquâun pense que la vĂ©ritĂ© est faussĂ©e ? Une interprĂ©tation peut ĂȘtre volontairement arrangĂ©e, adaptĂ©e, reformulĂ©e, orientĂ©e, pour des buts de prise de pouvoir, de propagande, dâembrigadement, de prosĂ©lytisme. Cela peut correspondre Ă un engagement personnel de lâĂ©metteur. Et lĂ , parfois, la personne sait, connaĂźt lâexplication plus que le sens et adapte son propos Ă la finalitĂ©. Câest ce quâon appelle lâargument couchĂ© sur le lit de Procuste* », autrement dit, une argumentation que lâon fait rentrer de force dans le moule de ce que lâon croit dur comme fer. Câest alors argumenter plus quâinterprĂ©ter, câest mouliner, raboter, orienter un propos. LâidĂ©aliste interprĂšte parfois en allant au delĂ du simple rĂ©el, lâidĂ©ologue limite et enferme son interprĂ©tation dans son idĂ©ologie, dans son dogme, dans sa » vĂ©ritĂ© Donnez-moi seulement vos dogmes, je me charge des preuves ! », a dit Chrysippe Ă ClĂ©anthe. LâidĂ©aliste et lâidĂ©ologue, lâun comme lâautre, sâils agissent en toute sincĂ©ritĂ©, ne peuvent ĂȘtre taxĂ©s de fausser volontairement la vĂ©ritĂ©. Pour que la vĂ©ritĂ© soit faussĂ©e, il faut quâil y ait intentionnalitĂ©. Nos propos nous rĂ©vĂšlent et, malgrĂ© nous, notre inconscient participe Ă la construction des idĂ©es. Quand je vous parle, je ne suis pas neutre, mĂȘme si je ne nâai nullement lâintention de tromper, de subjuguer, dâinfluencer. Toujours, mes orientations, mes goĂ»ts, croyance ou non croyance, tout mon acquis, sont lĂ , prĂ©sent dans mon propos. Souvent, comme le dit AndrĂ© Gide dans Les faux-monnayeurs [âŠ] nous tentons dâimposer au monde extĂ©rieur notre interprĂ©tation particuliĂšre [âŠ] ». Mais, dâautre part, le langage totalement vidĂ© de tout sentiment personnel, de toute opinion est un langage neutre, aseptisĂ©. Câest tout juste bon pour les catalogues, les modes dâemploi, pour une documentation technique. * Mythologie grecque Procuste nâavait quâun lit pour ses hĂŽtes. Si ces derniers Ă©taient trop grands, il coupait un peu » les pieds, les jambes ; dans lâautre cas, il Ă©tirait. G Je ne pense pas quâon puisse comparer une vĂ©ritĂ© scientifique Ă une vĂ©ritĂ© historique ou toute autre vĂ©ritĂ©. Est-ce quâil y aurait une vĂ©ritĂ© prĂ©existant Ă lâĂȘtre humain ? Pour Saint Augustin, au moyen-Ăąge, câĂ©tait Dieu. On a dit quâon peut amener dâautres Ă©lĂ©ments Ă son analyse et aboutir Ă une vĂ©ritĂ©. Est-ce que la vĂ©ritĂ© nâapparaĂźt pas Ă travers le discours de lâhomme qui la fonde ? Je pense au mythe de la caverne. Lâhomme dans la caverne nâa accĂšs quâĂ trĂšs peu de stimulations, trĂšs peu dâĂ©lĂ©ments, et pourtant, il a sa vĂ©ritĂ© ». A mesure quâil ira vers la lumiĂšre, il va se rapprocher dâune vĂ©ritĂ© intelligible, non pas Dieu comme au moyen-Ăąge, mais le cosmos. Les vĂ©ritĂ©s sont multiples, et, si lâon pouvait les regrouper, on dirait la vĂ©ritĂ© ». La vĂ©ritĂ©, câest ce qui nous apparaĂźt et cela change au fur et Ă mesure que nous grandissons ; elle est aussi le fruit de nos expĂ©riences. Parler de la vĂ©ritĂ© », nâest-ce pas une simplification ? G Est-ce que du moment oĂč il y a lâhomme qui apporte sa vĂ©ritĂ©, son interprĂ©tation, il y a Ă©ventuelle dĂ©formation. Chacun perçoit en fonction de sa vie, son histoire. Lorsque je lis un livre, ce que je dĂ©couvre, ce que jâimagine nâest pas ce quâun autre va voir. G Entre lâĂ©metteur et le rĂ©cepteur, deux interprĂ©tations Comment lâentendez-vous ? » G Je nâai pas pu relier directement lâinterprĂ©tation Ă la vĂ©ritĂ©. On ne dĂ©tient pas de vĂ©ritĂ© absolue, câest ensemble quâon peut tenter de crĂ©er une vĂ©ritĂ©, dans nos rapports sociaux, dans notre culture. G On peut opter pour la libertĂ© dâinterprĂ©tation, câest ce qui semble le mieux correspondre Ă des Ćuvres culturelles. Cela suppose que lâinterprĂšte ait du talent pour voir lâĆuvre sous un nouveau jour. Donc, mĂȘme le critique doit prendre ses distances vis-Ă -vis des Ă©ditions antĂ©rieures, des interprĂ©tations antĂ©rieures, et celle qui vient dâĂȘtre interprĂ©tĂ©e Dâautre part, interprĂ©ter, pour moi, câest donner du sens et Nietzsche a utilisĂ© plein dâaphorismes obscurs pour obliger Ă chercher du sens, pour nous contraindre Ă rĂ©flĂ©chir, pour chercher notre vĂ©ritĂ©. Câest Ă nous humains, dotĂ©s dâun cerveau, dâune intelligence, de donner du sens, dâinterprĂ©ter. G Je suis convaincue que pas un homme ne dĂ©tient la vĂ©ritĂ©, qui nâappartient Ă personne, et quâelle est bien au-delĂ dâune interprĂ©tation singuliĂšre. Câest pourquoi il faut confronter beaucoup de points de vue pour approcher un petit peu la vĂ©ritĂ©. Câest un travail collectif. Il a Ă©tĂ© dit que lâinterprĂ©tation peut se faire au-delĂ du rĂ©el. Mais quâest-ce que la rĂ©alitĂ© ? Si câest quelque chose de concret, câest un petit aspect de la rĂ©alitĂ© rĂ©duit au monde phĂ©nomĂ©nologique. Mais ce qui est beaucoup plus difficile Ă interprĂ©ter, câest ce qui ne relĂšve pas du concret, du matĂ©riel, mais dâune autre rĂ©alitĂ©, psychoaffective, intellectuelle ou spirituelle, par exemple. Dans un prĂ©cĂ©dent cafĂ©-philo, on a effleurĂ© la dimension mĂ©taphysique, ce qui dĂ©passe lâinterprĂ©tation singuliĂšre. G Une annĂ©e, il y a eu quatre versions de Cyrano de Bergerac par quatre compagnies diffĂ©rentes. Jâai vu quatre piĂšces diffĂ©rentes Ă partir dâun mĂȘme texte. Si une soprano fait une bonne interprĂ©tation, alors, il faut quâelle soit la derniĂšre. Une seule et câest fini ! G Mais ces quatre interprĂ©tations de Cyrano Ă©taient quatre versions Ă partir dâun seul Cyrano original, celui dâEdmond Rostand, qui en est lâauteur, le crĂ©ateur. Le reste nâest quâinterprĂ©tations, qui peuvent plus ou moins servir la piĂšce authentique, lui ĂȘtre plus ou moins fidĂšle. G Il y a des arts qui sont prĂ©cis, qui ne laissent que peu de place Ă une interprĂ©tation personnelle, et dâautres trĂšs libres comme le jazz. En classique, lâĆuvre est Ă©crite de A Ă Z, mais câest trĂšs difficile dâarriver Ă exprimer ce quâa voulu faire le compositeur quand il a Ă©crit lâĆuvre. Donc les diffĂ©rentes interprĂ©tations en classique peuvent ĂȘtre volontĂ© dâapprĂ©hender la vĂ©ritĂ© de lâinstant du crĂ©ateur et de tendre vers la version originale. Et, il a aussi des interprĂštes, qui, comme disait Arthur Rubinstein, considĂšrent que lâĆuvre nâest lĂ que pour les aider Ă prouver leur virtuositĂ© » et qui personnalisent. G LâĆuvre nâexiste que par lâinterprĂšte, les interprĂštes sont des co-auteurs, sans eux elle reste dans lâanonymat. Ce nâest donc pas fausser les vĂ©ritĂ©s, mais les rendre vraies ». En outre, plutĂŽt quâinterprĂ©ter Ă sa façon, il y a parfois une valeur pĂ©dagogique pour faire connaĂźtre, participer Ă la diffusion, ĂȘtre une sorte de passeur, dans la façon dont nous interprĂ©tons et nous transmettons. G Revenant Ă la question initiale, Ă lâĂ©noncĂ©, je ne vois pas pourquoi le fait dâinterprĂ©ter, de faire une interprĂ©tation, a une connotation pĂ©jorative. Pour moi câest seulement donner du sens. G La maniĂšre dont le monde extĂ©rieur sâimpose Ă nous, et dont nous tentons dâimposer au monde extĂ©rieur notre interprĂ©tation particuliĂšre, est le drame de notre vie ». AndrĂ© Gide, Les faux monnayeurs, dĂ©jĂ citĂ©. A chaque interprĂ©tation que nous faisons, nous sommes en Ă©quilibre instable. De la mĂȘme maniĂšre que, quand nous sommes lecteurs, nous sommes des Ă©crivains nous-mĂȘmes ; quand nous Ă©tudions un livre en commun, aucun de nous nâa la mĂȘme lecture et nous entendons avec plaisir ce que les autres ont dĂ©couvert; câest lĂ lâintĂ©rĂȘt du passage de la pratique solitaire Ă la pratique solidaire. G Quand on fait de la traduction pour les sourds par le langage des signes et quâon est confrontĂ© Ă des mots en dehors du vocabulaire courant des malentendants, il faut trouver, voire inventer le langage gestuel qui ne trahit pas la vĂ©ritĂ©. Le visage ne doit rien montrer pour ne pas trahir le geste. LâinterprĂšte est un intermĂ©diaire entre deux mondes. Le vocabulaire de lâentendant est plus Ă©laborĂ© ; la simultanĂ©itĂ© est difficile. G Le poĂšme de Florence InterprĂ©ter, est-ce fausser la vĂ©ritĂ© ? Pantoum Bonjour je suis la vĂ©ritĂ© En fait, je cherche un interprĂšte Je suis nue, mon identitĂ© Ce sont les habits quâon me prĂȘte En fait, je cherche un interprĂšte Car ma langue est lâambiguĂŻtĂ© Ce sont les habits quâon me prĂȘte Qui me donnent ma densitĂ© Car ma langue est lâambiguĂŻtĂ© Et me chercher est une quĂȘte Qui me donne ma densitĂ© Lâhistoire est une pirouette Et me chercher est une quĂȘte Parfois je suis mal fagotĂ©e Lâhistoire est une pirouette Qui se doit dâĂȘtre interprĂ©tĂ©e Parfois je suis mal fagotĂ©e Si je suis une devinette Qui se doit dâĂȘtre interprĂ©tĂ©e Je cherche une voix qui me complĂšte Si je suis une devinette Question de sensibilitĂ© Je cherche une voix qui me complĂšte Quitter la clandestinitĂ© Question de sensibilitĂ© Jâai pris le vent comme il sâentĂȘte Quitter la clandestinitĂ© Dans le bouchon de ma trompette Jâai pris le vent comme il sâentĂȘte Mais jâai manquĂ© de libertĂ© Dans le bouchon de ma trompette Bonjour je suis la vĂ©ritĂ© G On a dit que Nietzsche, avec ses aphorismes, dĂ©molissait des concepts. Ce nâest pas chez lui interprĂ©ter, mais nous renvoyer Ă notre responsabilitĂ© de rĂ©cepteur. Il nous oblige Ă apprendre cet exercice de rechercher tous les sens, les acceptions dâun mot. Par ailleurs, on peut penser quâil y a des gens qui sont responsables des manipulations dont ils sont les victimes, ce sont des naĂŻfs. Ils ne font pas beaucoup dâefforts, ils prennent les idĂ©es toutes faites. G Je pense que si Bellini, lâauteur de la Norma » entendait Maria Callas interprĂ©ter avec une telle profondeur, une telle virtuositĂ© son opĂ©ra, il dirait La vĂ©ritĂ© de mon Ćuvre, câest ça ! ». Il lui aurait alors fallu attendre presque deux siĂšcles pour trouver, pour entendre, cette vĂ©ritĂ© ! G Discourir, câest assujettir », avançait Roland Barthes. AprĂšs tout ce que jâai pu entendre sur la philosophie, la politique, la religion, mĂȘme si je ne peux pas affirmer que je nâai jamais Ă©tĂ© influencĂ©, je ne me sens pas assujetti. Sauf Ă considĂ©rer les autres comme des niais, on est assujetti que si on le veut bien ; on est victime dâinterprĂ©tation parfois par simple paresse intellectuelle; on se ment plus quâon est victime du mensonge. G Il y a quelque chose de difficile par rapport Ă lâinterprĂ©tation, câest le langage ; si dâentrĂ©e de jeu nous choisissons des mots qui ont plusieurs significations, il ne faut pas sâĂ©tonner du tout que les uns et les autres ne rĂ©agissent pas de la mĂȘme façon. Si on veut rĂ©unir les gens, par exemple pour interprĂ©ter les phĂ©nomĂšnes sociaux avec des mots imprĂ©cis, de ses amis on peut se faire des adversaires, et quelquefois la confusion des mots fait de curieux effets. On a dit Ă un moment du dĂ©bat, un bon journaliste ne donne pas son avis » ça, jâen doute quand mĂȘme ; si câest un homme, câest quâil est socialement chĂątrĂ© ! Il ne peut pas dire ce quâil est. Ce que dit un journaliste sur un fait lui est personnel. Une personne qui sâexprime Ă la tĂ©lĂ©vision, par exemple, elle sâexpose, elle interprĂšte avec ses mots, sa physionomie, avec le corps. G Si un journaliste ne devait sâen tenir quâaux faits et Ă la stricte vĂ©ritĂ©, nous nâaurions besoin que dâun seul et mĂȘme journal et pas besoin dâĂ©ditorialistes pour dĂ©finir la ligne rĂ©dactionnelle. Entre lâAFP et vous, il y a forcĂ©ment interprĂ©tation. G Il faut du doute pour choisir et interprĂ©ter, plus un peu de doute ensuite sur son jugement. G LâinterprĂ©tation commence Ă prendre du sens lĂ ou une signification ne sâimpose pas dâelle-mĂȘme. Dans son essai De lâinterprĂ©tation », Paul RicĆur dit Dire quelque chose de quelque chose, câest, au sens complet et fort du mot, lâinterprĂ©ter ». DâaprĂšs lui, il y aurait interprĂ©tation lĂ oĂč il y a un sens multiple ; câest dans lâinterprĂ©tation que la pluralitĂ© de sens sâest rendue manifeste. Par contre, dans la psychanalyse, on nâest pas en reste, puisquâelle aussi, propose une certaine mĂ©thode dâinterprĂ©tation qui porte sur les comportements, les rĂȘves. G TĂ©moignage En traduisant du théùtre de Garcia-Lorca La Zapateria prodigiosa, jâai Ă©tĂ© confrontĂ© Ă la traduction non faite jusque lĂ de chansons en vers. Il fallait retrouver le sens et les assonances sans trahir le texte. Le ressenti est aussi utile que tous les dictionnaires dans ce cas. En ce qui concerne la tĂ©lĂ©vision, lâimage dĂ©jĂ , avant le commentaire, donne une interprĂ©tation. Elle sâadresse aux sens, aux Ă©motions, elle prend le pas souvent sur le propos. G Il y a des sujets oĂč lâon pose des questions, alors quâon sait quâil nây pas de rĂ©ponse ou dâinterprĂ©tation satisfaisante pour tous. Les anglais Ă ce sujet disent Ask me no questions, Iâll tell you no lies » Ne me posez pas de questions et je ne vous dirai pas de mensonges. G On est rentrĂ© dans un dĂ©bat trĂšs difficile, mĂȘme si on a un peu dâexpĂ©rience de la philosophie; on se rappelle ce propos, cette boutade Il y a ma vĂ©ritĂ©, ta vĂ©ritĂ©, et la vĂ©ritĂ© ! » G La vĂ©ritĂ© est entre nous ou ailleurs, au-delĂ de nos propos ! On se rend bien compte, ici au cafĂ©-philo, de la multiplicitĂ© des interprĂ©tations pour que chacun approche un peu la vĂ©ritĂ©. Et chacun repart avec ses questions, enrichi des questions des autres pour continuer notre rĂ©flexion. La vĂ©ritĂ© est une quĂȘte vers laquelle nous ne pouvons que tendre! G Un peuple qui ne sait plus interprĂ©ter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient Ă©tranger Ă lui-mĂȘme, perd foi en son destin.», dit Jean-Marie Adiaffi, cinĂ©aste et poĂšte ivoirien, dans La carte dâindentitĂ©.
ladĂ©couvrir ainsi quâelle est. On est donc bien fondĂ© Ă parler de la vĂ©ritĂ© au singulier et en un sens absolu. La vĂ©ritĂ© est ce qui se reconnaĂźt : on peut dĂ©cliner cette idĂ©e selon diverses modalitĂ©s (reconnaĂźtre une erreur, un crime, câest dĂ©voiler la vĂ©ritĂ© ; reconnaĂźtre câest aussi constater
Bien-ĂtreLa Grandeur nâest pas une question dâorigine, elle ne dĂ©pend pas toujours de vos gĂšnes et elle nâa rien Ă voir avec la chance. DĂ©couvrez ici 4 dures vĂ©ritĂ©s sur la maniĂšre dâatteindre la y a 6 ansTemps de lecture 1 minNous ne vous dirons jamais que ce sera facile. Mais ce que nous vous dirons, câest que chaque seconde investie en vaudra la peine. La voie de la Grandeur ne sera jamais lisse et droite. Au mieux, câest une montĂ©e escarpĂ©e. AprĂšs chaque Ă©tape, vous serez comme suspendu dans le vide et pris de doutes quant Ă la faisabilitĂ© de la prochaine. Mais pourquoi faut-il que ce soit comme cela ? Pourquoi cela ne peut-il pas ĂȘtre facile ? Parce que la lutte et le labeur sont des choses par lesquelles passent toutes les grandes personnes. Michael Jordan, sans doute le plus grand joueur de basket de tous les temps, a dit un jour Jâai ratĂ© plus de 9 000 paniers dans ma carriĂšre. Jâai perdu presque 300 matchs. Ă 26 reprises, jâai Ă©tĂ© chargĂ© de marquer le panier de la victoire⊠et jâai ratĂ©. Jâai essuyĂ© de nombreux Ă©checs dans ma vie. Et câest pour cette raison que jâai rĂ©ussi. » Vous songerez parfois Ă abandonner. Cette pensĂ©e ne cessera de vous traverser lâesprit. Tout ce temps que vous avez passĂ© Ă souffrir, et dans quel but ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Nous disons oh que oui. La Grandeur est difficile Ă atteindre. Il ne faut pas se voiler la face. Mais si votre objectif demande des centaines, voire des milliers dâheures et des litres, voire des sceaux de transpiration pour seulement essayer de vous en rapprocher, alors cela nâen vaut pas la peine. Donc oui, il est facile de cĂ©der Ă la voix dans votre tĂȘte. Il est simple de jeter lâĂ©ponge et de renoncer Ă ce moment prĂ©cis. Mais vivre constamment dans le regret, ne pas ĂȘtre satisfait de votre vie, savoir que vous pouviez enfin commencer Ă la vivre dans un but prĂ©cis, mais que vous avez choisi de vous en dĂ©tourner croyez-nous sur parole, ce nâest rien comparĂ© Ă une lĂ©gĂšre douleur. La douleur nâest pas un Ă©chec. Tant que vous nâabandonnerez pas, vous nâĂ©chouerez pas. Vous connaissez dĂ©sormais 3 vĂ©ritĂ©s, il vous en reste une Ă dĂ©couvrir. PrĂȘt pour la piĂšce manquante du puzzle ? La vĂ©ritĂ© 4 arrive la semaine parSeana
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RĂ©sumĂ© du document dissertation philosophique niveau Terminale Tout d'abord, pour l'opinion commune, douter est un choix permettant de renoncer Ă la vĂ©ritĂ©, vĂ©ritĂ© unique. Douter des vĂ©ritĂ©s Ă©tablies sans preuves c'est remettre en cause leur fondement, leur caractĂšre de vĂ©ritĂ© absolue. Ensuite, pour les philosophes, douter n'est pas renoncer Ă la vĂ©ritĂ© car douter c'est rechercher la vĂ©ritĂ©, mettre en doute chaque vĂ©ritĂ© connue pour garder la plus juste des vĂ©ritĂ©s car il n'existe pas une mais plusieurs vĂ©ritĂ©s. Sommaire I Douter c'est renoncer Ă la vĂ©ritĂ© II Douter c'est faire de la vĂ©ritĂ© sa propre vĂ©ritĂ© Extraits [...] L'homme prĂ©fĂšre douter que de se trouver face Ă la rĂ©alitĂ©, renonçant ainsi Ă la vĂ©ritĂ©. De plus, arrivĂ© Ă un Ăąge mĂ»r, l'homme commence Ă se poser de nombreuses questions, Ă remettre en cause l'enseignement qu'on lui a apportĂ© ainsi que les vĂ©ritĂ©s lĂ©guĂ©es. Il s'effectue alors une remise en question de la plupart de ces vĂ©ritĂ©s et il arrive souvent que cet homme ne soit pas d'accord avec ces vĂ©ritĂ©s enseignĂ©es. C'est pourquoi, elle va renoncer Ă la vĂ©ritĂ© enseignĂ©e, celle de son enfance pour s'en rĂ©approprier une autre. [...] [...] Douter, est-ce renoncer Ă la vĂ©ritĂ© ? Tout d'abord, pour l'opinion commune, douter est un choix permettant de renoncer Ă la vĂ©ritĂ©, vĂ©ritĂ© unique. Douter des vĂ©ritĂ©s Ă©tablies sans preuves c'est remettre en cause leur fondement, leur caractĂšre de vĂ©ritĂ© absolue. Ensuite, pour les philosophes, douter n'est pas renoncer Ă la vĂ©ritĂ© car douter c'est rechercher la vĂ©ritĂ©, mettre en doute chaque vĂ©ritĂ© connue pour garder la plus juste des vĂ©ritĂ©s car il n'existe pas une mais plusieurs vĂ©ritĂ©s. Et, c'est simplement notre conscience qui choisit sa vĂ©ritĂ©, qui dĂ©tient une idĂ©e comme sa vĂ©ritĂ©. [...] [...] Or, en dehors du domaine des sciences oĂč tout est rigoureux, calculĂ©, dans lequel il n'existe qu'une seule maniĂšre de dĂ©montrer telle ou telle chose, cela est souvent impossible car chacun pense diffĂ©remment et n'aura pas la mĂȘme croyance, opinion, idĂ©e qu'une autre personne. Chacun doute constamment par mĂ©fiance, il est ainsi naturel de tout remettre en question et de se rĂ©approprier les vĂ©ritĂ©s communes. On doute de la vĂ©ritĂ© tant qu'elle n'a pas Ă©tĂ© prouvĂ©e, dĂ©montrĂ©e. En doutant on renonce donc Ă la vĂ©ritĂ© proposĂ©e. En effet, le sceptique doute car il ne peut rĂ©ussir Ă rĂ©pondre Ă la question posĂ©e mais aussi parce qu'il a renoncĂ© Ă trouver la vĂ©ritĂ© et donc finalement Ă la vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme. [...] [...] AprĂšs avoir dĂ©montrĂ© les opinions et choisit la vĂ©ritĂ©, l'homme est capable d'argument son choix. En effet, comme le dit Descartes Discours de la mĂ©thode les choses que nous concevons fort clairement et distinctement sont toutes vraies. Le doute, renoncement au dogmatisme, permet l'ouverture Ă la vĂ©ritĂ©. En conclusion, il existe deux sortes de doute le doute sceptique qui s'analyse comme un renoncement Ă la vĂ©ritĂ©, adoptĂ© par la doxa et le doute mĂ©thodique qui permet la recherche de la vĂ©ritĂ© par le refus temporaire des opinions, adoptĂ© par les philosophes. [...] [...] C'est donc la recherche de la vĂ©ritĂ© et non pas son renoncement qui amĂšne le doute. C'est donc en doutant que l'on peut renoncer Ă la non-vĂ©ritĂ© et trouver la vĂ©ritĂ©. Ceci est illustrĂ© par le mythe de la caverne de Platon dans laquelle des hommes qui voyaient des ombres ont Ă©tĂ© trompĂ©s car ce qu'ils voyaient et qu'ils tenaient pour vrai n'Ă©tait pas le rĂ©el mais simplement une apparence. Les sens nous induisent souvent en erreur nous donnant pour vraie une vision fausse de la rĂ©alitĂ©. [...]
hsbfW1. 456 378 168 496 62 144 182 315 106
douter est ce renoncer à la vérité