Entémoigne le sujet du Prix de Rome de 1920, établi par l’Académie des Beaux-Arts d’après un vers du poète Lamartine : « Des pêcheurs un matin virent un corps de femme, Que la vague nocturne au bord avait roulé, Même à travers la mort sa beauté touchait l’âme ». Femme, mort et beauté sont de nouveau associées dans un triptyque qui a fait ses preuves.
AU MOINS J'AURAIS LAISSE UN BEAU CADAVRE d'apres Hamlet de William Shakespeare adaptation, mise en scene, conception visuelle et scenographique Vincent Macaigne scenographie Benjamin Hautin, Julien Peissel accesoires Lucie Basclet lumieres Kelig Le Bars son Loic Le Roux assistanat Marie Ben Bachir technique et production Festival d'Avignon avec Samuel Achache, Laure Calamy, Jean Charles Clichet, Julie Lesgages, Emmanuel Matte, Rodilphe Poulain, Pascal Reneric, Sylvain Sounier October 2011 1,927 views
Cemardi 29 mars, 342 Andre Helena vous attendent à prix réduit sur notre plateforme e-commerce. Sur le neuf comme avec un produit Andre Helena occasion, profitez de l'ensemble de nos avantages client exclusifs pour faire un maximum de bonnes affaires. Comme l'utilisation d'un code promo Andre Helena et l'activation d'une remise immédiate.
UNE MICRO HISTOIRE ÉCONOMIQUE DU MONDE, DANSÉE 29févr. 2012 - Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, de Vincent Macaigne. 29 févr. 2012 - Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, de Vincent Macaigne. Confidentialité . Pinterest. Aujourd'hui. Explorer. Lorsque les résultats de saisie automatique sont disponibles, utilisez les flèches Haut et Bas pour vous déplacer et la touche Entrée pour sélectionner. Pour les LE MEILLEUR DU FESTIVAL 2011 Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Posted by redaction on 30 juillet 2011 Commentaires fermés sur LE MEILLEUR DU FESTIVAL 2011 Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Un splendide Vincent Macaigne, tout en fureur et en folie. Le très shakespearien Au moins j’aurai laissé un beau cadavre se jouait au Cloître des Carmes jusqu’au 19 juillet. Lire NOTRE ARTICLE Photos Christophe Raynaud de Lage Retrouvez-nous sur INFERNO, revue des scènes contemporaines SUR LE VIF Dernière du Vincent Macaigne… ATTENTE PATIENTE Dernière du Au moins j’aurai laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne ce mardi 19 juillet 2011 vers 21 h. C’est la file d’attente devant le Cloître des Carmes de ceux qui n’ont pu avoir de billets. Certains sont là depuis 8 h. le matin ! Dînette, campement impromptu, bavardages… Le Cloître … Lire la suite → FESTIVAL D’AVIGNON Dernière du Beau cadavre de Macaigne Posted by redaction on 19 juillet 2011 Commentaires fermés sur FESTIVAL D’AVIGNON Dernière du Beau cadavre de Macaigne Au moins j’aurai laissé un beau cadavre. C’est la dernière ce soir 19 juillet du superbe Vincent Macaigne, au Cloître des Carmes h… En espérant qu’il s’arrête de pleuvoir ! Un des deux ou trois meilleurs spectacles du Festival, jusqu’à présent… Magistral et très shakespearien. Cf notre NOTRE ARTICLE AU MOINS J’AURAI LAISSE UN BEAU CADAVRE Un Hamlet d’appellation d’origine, furieusement élisabethain, par Vincent Macaigne Posted by redaction on 14 juillet 2011 7 commentaires VU Au moins j’aurai laissé un beau cadavre / Vincent Macaigne / Cloître des Carmes / Jusqu’au 19 juillet / h. Ouaoh ! Autant le dire tout de suite, ce Macaigne a les cojones bien arrimées ! Et sa troupe, bande furieuse de comédiens sous speed, n’a rien à lui envier… Le Cloître des Carmes accueille … Lire la suite → SUR LE VIF Salut du Beau cadavre de Macaigne au Cloître des Carmes Posted by redaction on 14 juillet 2011 Un commentaire VU Ce Au moins j’aurai laissé un beau cadavre, qui restera certainement comme l’un des meilleurs spectacles de cette 65e édition du Festival d’Avignon.. On le recommande absolument. Vidéo un petit aperçu de l’ovation qu’il a reçue ce 10 juillet dernier… VINCENT MACAIGNE L’Idiot vu de dos Posted by redaction on 8 juillet 2011 Commentaires fermés sur VINCENT MACAIGNE L’Idiot vu de dos FESTIVAL D’AVIGNON 2011. On y court Vincent Macaigne / Au moins j’aurai laissé un beau cadavre / Du 9 au 19 juillet / h. / Cloître des Carmes. Ci-dessus Extrait de L’Idiot vu de dos » VINCENT MACAIGNE aura laissé un beau cadavre Posted by redaction on 21 juin 2011 Un commentaire NOTRE CHOIX dans le programme du Festival Vincent Macaigne / AU MOINS J’AURAI LAISSE UN BEAU CADAVRE Vincent Macaigne est actuellement au Cloître des Carmes, en pleine répétition de sa pièce Au moins j’aurai laissé un beau cadavre » créée pour le prochain Festival d’Avignon. Vibrionnant, le jeune metteur en scène promet une vision … Lire la suite → 65e FESTIVAL D’AVIGNON Un entretien avec Vincent Macaigne Posted by redaction on 17 juin 2011 Commentaires fermés sur 65e FESTIVAL D’AVIGNON Un entretien avec Vincent Macaigne LES CHOIX DU BRUIT DU OFF Vincent Macaigne, actuellement en pleine répétition au Cloître des Carmes, évoque sa création 2011 pour le Festival d’Avignon, Au moins j’aurai laissé un beau cadavre », adaptée du Hamlet de Shakespeare, qu’il jouera du 9 au 19 juillet à relâche le 14 dans ce même Cloître des Carmes. … Lire la suite →
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Publié le 27/09/2021 à 0519 , mis à jour à 0520 Au moins trois personnes ont été tuées et plus de cinquante autres blessées lors du déraillement d’un train samedi dans l’Etat américain du Montana, les sauveteurs dépêchés sur place s’employant à évacuer les passagers et membres d’équipage. Huit des dix wagons du train de la compagnie ferroviaire publique Amtrak ont déraillé près de Joplin, une petite localité proche de la frontière avec le Canada. Environ 141 passagers et 16 membres d’équipage étaient à bord de ce train qui reliait Chicago à Seattle. Les causes de l’accident n’étaient pas claires dans un premier temps. Le Conseil national de la sécurité des transports NTSB, une agence fédérale, a annoncé sur Twitter avoir ouvert une chronique du réseau ferréDes images vidéo publiées sur les réseaux sociaux et diffusées par les médias locaux montraient des personnes attendant près des voies, des bagages éparpillés à côté d’elles, regardant des wagons ayant déraillé, dont au moins un renversé sur le coordinatrice des services de catastrophe et d’urgence du Montana, Amanda Frickel, a indiqué que des équipes de secouristes étaient sur place et que plusieurs hôpitaux — ainsi que des hélicoptères médicaux — étaient prêts à intervenir. "Toutes les personnes en vie ont été extraites de la carcasse" du train, a-t-elle réseau ferroviaire américain souffre d’un sous-financement chronique et des accidents mortels s’y produisent régulièrement. En février 2018, deux personnes avaient été tuées et 70 blessés dans une collision entre deux trains, l’un transportant 147 personnes et l’autre des marchandises, en Caroline du Sud sud-est. En décembre 2017, trois personnes avaient été tuées dans un déraillement dans l’Etat de Washington nord-ouest, qui avait fait basculer plusieurs wagons d’un pont sur une autoroute. Mais la pire catastrophe ferroviaire depuis une cinquantaine d’années remonte à octobre 1972, lorsque deux trains de banlieue étaient entrés en collision à Chicago, faisant 45 morts et plus de 330 blessés. Laplupart des grains de beauté sont bénins et ne sont pas problématiques. En revanche, si leur couleur, leur taille ou leur aspect évoluent en 3 mois, cela peut être le signe d' un mélanome, le plus grave des cancers de la peau mais qui peut se soigner grâce à de la chirurgie s'il est pris en charge précocement. Laure Calamy, Au moins j'aurais laissé un beau cadavre Crédits photo le Pendant que je délaissais le blog, j'en ai profité pour vivre aller voir des amies, manger au restaurant, aller au cinéma, et ALLER AU THEATRE. Cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas mis les pieds ni coté cour ni côté jardin. A vrai dire, la dernière fois, mon dos avait mis 2 semaines à s'en remettre. J'ai sauté le pas et renoué avec d'anciennes amours en jetant mon dévolu sur Au moins j'aurais laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne, qui avait fait sensation au festival d'Avignon 2011. Au programme ce soir... Les critiques du journal local étaient particulièrement élogieuses, les bribes d'infos très rapidement glânées sur le net aussi aujourd'hui vous pouvez vous faire une idée du spectacle grâce à Télérama, Le Monde, France Inter En fait, j'aurais du me méfier. C'est suspect d'être ainsi adoubé par différentes églises du microcosme cultureux parisien! Une pièce appréciée par les critiques extrait du livret du spectacle Posons rapidement le décor Macaigne est un acteur et jeune metteur en scène qui a le vent en poupe et qui est auréolé d'une aura de "petit génie". Son crédo, le théâtre épique. Pour faire vraiment très simple et schématique, le théâtre épique, c'est Brecht et Piscator. C'est un théâtre non pas du sentiment, mais de la raison, qui repose sur un phénomène de "distanciation" qui permet au spectateur de prendre du recul par rapport à ce qui se joue sur scène. C'est un théâtre de la rupture au service d'une critique sociale et politique. Je vous vois venir d'ici..."boring, boring, boring"...Et bien, non, enfin pas pour les raisons que l'on croit. Macaigne revisite ici la tragédie d'Hamlet à sa sauce, en transposant dans une espèce de monde moderne et froid, à grands coups de corps, de cris, de sexe, de miasmes. Un décor industriel post ou pré-apocalyptique avec un cimetière et un préfabriqué suspendu dans les airs accompagnent le spectateur tout au long de cette loongue, très loooongue plongée dans la folie, et l'ignominie humaine. crédits photos La pièce dure 3h15 avec un entracte d'un quart d'heure Franchement pas le genre de chose à me rebuter! Pour moi, c'est plutôt des défis scénaristiques que je m'attends à voir relever, et de belles prouesses de la part des comédiens...Pour info, je me rappelle avoir vu en 2003 une pièce en allemand surtitré Der Meister und Margarita qui durait 4h mise en scène de Franck Castorf qui dirigeait la Volksbühne! J'ai pris mon pied! De l'outrance des hurlements pendant la moitié voire les 3/4 de la pièce, un jeu sur l'illusion du réel assea fatiguant, deux scènes de coït notamment une dans la boue, puis dans une mare de terre, des fluides qui giclent sur le public à un rythme régulier, une scène de viol très longue, énormément de violence, des quintaux de glaire et des litres de faux sang, de la fumée qui envahit toute la salle, des confettis, des pétards, de l'argot, des "sales putes" et "grosse conne" à tour de bras... Vous aimez les jeux du cirque? Vous en aurez pour votre argent! Pour moi, une pièce longue et inégale Quelques moments de fulgurance et de beauté deux monologues audibles et plein de grâce. Des décors qui demeurent d'une grande beauté et d'une belle puissance onirique mais justement, il y en a trop, tout le temps... On sent que Macaigne a travaillé pour le cinéma. Il y a un parti pris au niveau de la plasticité de l'ensemble, vraiment pas mal du tout. Mais il y a trop de tout. J'ai fini par passer près de 20 min à me questionner sur les jeux de lumière, plutôt que sur le jeu des acteurs. La 2e partie m'a semblé moins pire que la première. Peut-être parce que je m'étais habituée au grand cirque sur le plateau, et que j'avais perdu tout espoir de voir quelque chose de vraiment intéressant. Bon, j'ai été bien perdue. Pour moi, le grand mérite de tout le schmilblik, c'est que ça m'a donné envie de relire Hamlet de Shakespear. Juste pour voir et lire entre les lignes ce que le metteur en scène a trahi, et ce en quoi, il a été tout de même fidèle....Je ne peux même plus vous dire qui fait quoi...Il n'y avait pas d'intrigue. Les choses étaient présentées de façon a-chronologique! J'ai trouvé l'ensemble d'une platitude sans fin. J'ai bien compris le parti pris de l'outrance, pour faire sortir le spectateur de son confort bourgeois. Mais, là, c'était l'overdose. Une heure en moins aurait peut-être été la bienvenue. Pour moi, rien de bien nouveau sous le soleil, sinon une bonne grosse caricature de ce que la mise en scène actuelle peut faire de mieux, et surtout de pire. Un beau moment de théâtre contempoRIEN. Un bon gros foutage de gueule! Il y avait pas mal de scolaires dans la salle. J'ai trouvé fâcheux qu'on leur présente ça ainsi, que leur éducation artistique soit émaillée de"mise en scène de l'extrême" qui n'ai absolument rien à envier aux séries, vidéo youtube, jeux vidéos auxquels ils sont très tôt confrontés. Finalement entre leur "réel fantasmé" et cette mise en scène peu voire pas de frontières. Et c'estpourtant une aficionado de True Blood qui vous parle! Un bout de sein qui dépasse, une pénétration suggérée et de l'autodérision ne me font pas peur! Mais quand c'est fait de façon intelligente, ça n'a pas le même effet sur moi. Je me rapelle que pour moi, le théâtre, ado, était une lucarne vers d'autres visions du monde, vers des idées, vers des questionnements. C'était stimulant. Pour moi, point d'autre conclusion avec Macaigne que Consomme ta pièce de théâtre et Crève! Ces partis pris du théâtre contemporain me fatiguent, et je pense réfléchir à deux fois avant de retourner dans un théâtre municipal, une scène nationale ou une maison de la culture. Et vous, quels ont été vos expériences en matière de THEATRE? contemporain ou non? Est ce que ça vous botte? Larmée française a filmé ce qu'elle affirme être des mercenaires russes en train d'enterrer des corps près de la base de Gossi, dans le nord du Mali. Une opération orchestrée selon elle, dans le but d'accuser les Français d'avoir laissé un charnier derrière eux. Publié le mardi 18 octobre 2011 à 16h25 Avec Samuel Achache, Laure Calamy, Jean-Charles Clichet, Julie Lesgages, Emmanuel Matte, Rodolphe Poulain, Pascal Reneric et Sylvain Sounier Un Hamlet en colère comme on ne l’a jamais vu. Pertinent et audacieux, le metteur en scène Vincent Macaigne présente une version très libre et contemporaine de la pièce de Shakespeare. Ça sent bizarre… Il y a quelque chose de pourri. On étouffe, ça manque d’air. Hamlet ou la dénonciation d’un monde confiné, replié sur soi. Hamlet selon Vincent Macaigne joue le rôle d’un révélateur. Ce qu’il voit uneEurope calfeutrée, apeurée . Hamlet va secouer tout ça. Il a soif d’absolu. Est en quête de vérité. Après un Idiot ! présenté en mars 2009 au Théâtre National de Chaillot – librement adapté du roman de Dostoïevski – à la beauté convulsive, drôle, saturée et surtout passablement énervé, Vincent Macaigne embraye sur Hamlet, un idiot » lui aussi à sa façon. Du prince Mychkine au prince du Danemark, il n’y a qu’un pas ou presque. Car Hamlet met les pieds dans le plat, fait exploser les codes, ouvre l’espace du plateau, le viole, est violé par lui. Vincent Macaigne aborde la pièce en remontant à la légende danoise dont s’inspira Shakespeare. Il imagine Hamlet enfant, amoureux d’Ophélie. Un Hamlet qui prendrait sa source dans le conte. Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Mais aussi un Hamlet du XXe siècle . La brume s’est dissipée. C’est en pleine lumière qu’apparaît le fantôme du père. Hamlet affronte la réalité avec les armes du théâtre. Un théâtre qui agirait comme révélateur ; dont l’objectif est de dévoiler le monde tel qu’il est, dépouillé de ses illusions ; le théâtre de Vincent Macaigne. Hugues Le Tanneur Présentation Le conte originel danois dont Shakespeare s’est inspiré pour écrire Hamlet nous servira de point de départ, telle une “Bible”. Il s’agit de créer l’espace dans lequel exploseront la violence et l’art d’Hamlet, personnage en quête d’absolu et de vérité, et de prolonger le cri désespéré de Shakespeare lui-même implorant par la chair d’Hamlet la vérité. Nos recherches tendront vers cette question qu’est-ce que ne pas avoir sa place quand on est en colère ? Hamlet est un appel à la colère. Un appel d’air en germe dès l’enfance. Hamlet se retourne contre sa propre génération qui s’est soumise à l’acceptation. Il l’appelle à la colère. Il travaille comme nous à emmener la génération prochaine. C’est la seule chose à faire, pour Hamlet, pour nous. Un sacrifice pour la suite. Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Au moins j’aurai laissé un beau cadavre sera bien sûr l’histoire d’un poète d’un homme de théâtre. Dans un monde où la chair et la violence sont recluses, qu’est-ce que l’absolu? Dans un théâtre fermé, qu’est-ce qu’un geste pulvérisateur ? Nos interrogations seront parallèles, un monde s’asphyxie et que fait l’art existe-t-il encore, et comment ? Nous ne voulons pas coller au texte de Shakespeare mais en révéler les puissances contradictoires quand le royaume étouffe, il n’y a pas d’autre choix pour la jeunesse que de s’exalter, pas d’autre choix pour Hamlet que de venir trouer ce qui l’entoure. Cette quête de l’absolu, c’est une nécessité inscrite dans la chair de chacun de nous depuis le début de notre travail. Nous la poursuivrons dans un rapport naïf et violent au conte, en refusant absolument l’abstraction et le cynisme. Tout sera expérimenté sur le plateau en improvisations, de façon brute, avec la liberté d’y ajouter mes propres textes, ceux des comédiens, des extraits de journaux, les textes de Sénèque, ceux de Nietzsche, ou d’autres encore. Nous partirons d’une rage, de son germe on voit Hamlet et Laerte enfants. Hamlet et Ophélie sont déjà amoureux. Déjà les enfants jettent des pierres, lancent des mots racistes, c’est une société ludique et cruelle, violente qui émerge. La civilisation semble reprendre le dessus mais elle évolue dos à une jeunesse qui exulte. Le Danemark se capitonne, se protège de plus en plus, et s’embourgeoise. Nous allons jouer face à ce repli. Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Nous voulons un espace concret pour évacuer toute tentation de placer Hamlet dans les nimbes et la brume . Nous serons dans le réel et dans sa vérité grotesque. La scénographie sera concrète, elle sera déterminée par la profusion des corps. C’est un fantôme dégagé de tout brouillard et de toute aura qui parlera à Hamlet. Il sera en chair et en odeur, le père réincarné. Nous écartons la question de la folie, pour tout recadrer sur la violence du geste. Shakespeare inscrit le théâtre au coeur du plateau. Hamlet prend le théâtre comme un engin de la réalité et de vérité. Nous voulons faire de cette matière un objet théâtral brut , un geste en quête de vérité, un pamphlet sur l’art et la culture . Ce qui nous intéresse préserver l’humour et le burlesque de cette tragédie qui n’est tragédie que par bêtise. Faire un théâtre sale et sans politesse, qui ne soit pas l’instrument d’une pensée ou d’un discours, mais qui se dépouille au contraire de toute intelligence pour révéler la naïveté, l’absurdité et la poésie de ses situations. Vincent Macaigne, septembre 2010 Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Le théâtre de Vincent Macaigne Animé par la farouche volonté de faire entendre la voix du théâtre dans un monde en crise, le comédien Vincent Macaigne est devenu metteur en scène pour s’exprimer sur un plateau transformé en champ de bataille des corps et des idées. Affrontant goulûment la mort à travers différentes versions d’un Requiem sans cesse retravaillé, la combattant par une débauche d’artifices revendiqués et magnifiés, il assène avec force sa confiance en un art théâtral capable de maintenir l’homme débout. Jouant d’une certaine forme de naïveté dans sa rencontre avec les mythes fondateurs, il sait construire sa déconstruction, refusant toute gratuité, mais défendant l’urgence de l’acte artistique. C’est cette urgence qui a également fait de lui un auteur, mêlant sa voix à celle des grands dramaturges qu’il admire Shakespeare ou Dostoïevski. Réécrivant L’Idiot, il charge le héros de ses propres angoisses et de ses propres espoirs qu’il parvient à faire incarner par des comédiens auxquels il demande un engagement physique total. Une implication de chaque instant qui les oblige à ne pas faire semblant, à prendre tous les risques pour faire surgir la vérité qui se cache derrière les rituels d’un théâtre bousculé. Aller jusqu’au bout de l’action, ne rien négliger pour réchauffer les rêves et même les accélérer, opposer à la violence du monde la violence d’un art où la parole est directement adressée, qu’elle soit cri de colère, de désespoir ou d’amour pour une humanité malmenée, voilà tout ce qui se retrouve au coeur du travail de Vincent Macaigne, joyeux désespéré qui ne s’avoue jamais vaincu. Jean-François Perrier, pour l’édition 2011 du Festival d’Avignon Vous trouvez cet article intéressant ? Faites-le savoir et partagez-le. r6xJn. 238 181 434 134 298 401 24 162 256

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